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En plus d'être franc maçon et sourd, Beethoven souffrait d'acouphènes

Publié le 26 octobre 2008 par Annonymise

Portrait de J.W. Mähler, 1804-1805

Voici quelques extraits de sa correspondance :

"... Sache que la plus noble partie de moi-même, mon ouïe, s'est beaucoup affaiblie..."

"... Quelle triste vie est maintenant la mienne ! Éviter tout ce qui m'est aimé, et à quoi je tiens..."

"... Oh, comme je serais heureux si mes oreilles étaient en bon état ! ...;"

"... Bien sûr, j'ai pris la résolution de me dépasser en surmontant tout cela, mais comment sera-ce possible ? ..."

"... Ce que je t'ai dit de mon ouïe, je te prie de la garder tout à fait secret, et de ne le confier à qui que ce soit..."

Lettre de Beethoven à Karl Amenda,
violoniste et ami de Bonn
.

1er Juillet 1801.


"... Depuis trois ans, mon ouïe est toujours devenue plus faible. cela doit venir de la maladie intestinale dont je souffrais déjà autrefois..."

"... Depuis presque deux ans, j'évite toute société, car je ne peux pas dire aux gens : " je suis sourd". Si j'avais n'importe quel autre métier, cela serait encore possible ; mais dans le mien, c'est une situation terrible..."

"... Dans la conversation, il est surprenant qu'il y ait des gens qui ne l'aient jamais remarqué ; comme j'ai très souvent des distractions, on met tout sur leur compte. Quand on parle doucement, j'entends à peine ; oui, j'entends des sons, mais pas des mots ; et d'autre part, cela m'est intolérable dès qu'on crie..."

Extraits d'une lettre de Beethoven à Franz Gerhard Wegeler,
ami de Bonn

Selon certains spécialistes dont le docteur Marage de l'Académie des sciences qui étudia la surdité de Beethoven à la fin des années vingt, le génial compositeur souffrait d'une Labyrinthite.
Marage déclare en effet :
"... Lorsque la surdité débute par des sons aigus, et surtout lorsqu'elle est précédée de bourdonnements, de sifflements et de sensibilité exagérée pour la voix criée, il s'agit d'une liaison interne, en comprenant sous ce nom, le labyrinthe et les centres cérébraux, d'où émargent les diverses branches du nerf acoustique..."
Beethoven composa à la fin de sa vie
la neuvième symphonie alors même qu'il était complètement sourd.

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