Magazine Journal intime

Jf Ch CoUrS De PiAnO...

Publié le 30 octobre 2008 par Zestedefille
Ma mission, en ce mercredi (hier, donc), si je l'acceptais, c'était de trouver un(e) prof de piano.

C'est pas le tout d'avoir un super piano numérique, encore faut-il savoir en jouer... bon, ça, c'est plutôt chose faite, en fait, à force de jouer les modestes, on passe pour un gland. Mais, il me reste à m'améliorer. On n'est jamais trop parfait...

Je ne pensais pas que j'allais autant galérer.



(ouais, bon, ben avec le nouveau widget sur le côté, L me demande de mettre une photo à chaque fois... bon, ben c'est quand même pas ma faute si je ne suis pas photographe, hein...)

Pour la petite histoire, j'ai commencé le piano vers 6/7 ans dans une grosse école à la con, où ils donnaient des cours en gros groupes, où ils vous filaient un casque, et de temps en temps, ils venaient voir si vous vous amélioriez. En plus de ça, ils faisaient surtout gaffe à ceux qui faisaient du piano parce que c'était le but de leur vie, et laissaient de côté ceux qui voulaient apprendre juste pour le plaisir. L'école de la rentabilité, de la grande formation. C'était plutôt mal barré pour que j'aime ça, et comme je pleurais à chaque fois avant d'aller aux cours, mes parents qui avaient investi dans un piano (un vrai de vrai), ont préféré me changer d'école que de remballer l'instrument (je ne sais pas si vous voyez le truc, mais, même mis dans un carton, c'est quand même encombrant, un piano...).

Vers 8 ans, je suis donc arrivée chez une particulière. J'ai commencé à aimer la musique, et à être plutôt douée. Le souci, c'est que ma sœur venait avec moi prendre des cours elle aussi, et qu'elle avait beaucoup plus de mal à accrocher avec l'instrument: du coup, la prof lui donnait tous les jolis morceaux modernes de l'époque: genre, la BO de "la boum", ou "on s'était dit rdv dans dix ans"... pendant que moi, je me prenais toutes les musiques classiques à la con (c'est en tout cas ce que je pensais à l'époque...).
Rigolez, j'étais plutôt verte,... mais pas contrariante. Je laissais faire, sans doute parce que je passais des concours et que je me voyais mal interpréter du Bruel devant les têtes de glands qui m'écoutaient jouer...(j'ai encore le souvenir d'une vieille grognasse à chignon qui regardait les élèves de haut en bas... elle doit être morte, à l'heure où je vous parle, il y a quand même un peu de justice dans ce monde...) du coup, je remportais des diplômes et des coupes, mais je n'étais pas plus que ça amoureuse de l'instrument...(j'ai bien crâné en ramenant ma coupe à l'école, remarquez...).

Arrivée à l'adolescence, la période "non mais, c'est bon, quoi,...", je me suis rebellée. Et j'ai dit adieu à la vieille conne qui me filait du Chopin...

On est très con, à l'adolescence, il faut le savoir (et parfois l'adolescence dure trèèèèèèèès longtemps...). Je suis encore un peu conne maintenant, mais à l'époque, c'était pire. Cette décision, j'ai tout de suite regretté l'avoir prise, mais j'étais trop fière pour l'avouer...

En même temps, ça a été une bonne rupture: au moins, j'ai pris conscience que la musique, c'était quand même chouette, et que toutes ces années à tapoter les touches de piano, c'était toujours ça de pris...

Etudiante dans ma chambre de bonne, vers 20 ans, j'ai commencé à chercher à reprendre des cours de piano, histoire de sortir de mon 9m² de temps en temps: je ne me souviens pas avoir pris 40 coups de fil et testé 60 méthodes. Je suis bien tombée directement dans une école de musique, où j'ai mis tout de suite les points sur les i et les barres aux t: le piano, ok, mais avec un répertoire varié et sans prise de tête avec le solfège, et surtout sans concours à la clef (oui, moi je l'écris comme ça, j'aime pas "clé"). Et ça a été nickel, je me suis plus améliorée en un an avec ce prof qu'en 10 ans avec mon autre boulet...

Bon, manque de bol, ça m'a tellement plu que j'ai tout confondu, et que j'ai commencé à me laisser dragouiller par le prof...(je n'arrivais pas à me faire des filles, on prend ce qu'on a sous la main, hein, on ne va pas faire les difficiles...). Là, tout a commencé à partir en vrille. J'avais mon prof "à domicile" 24h/24, mais je ne payais plus les cours (ben ouais, forcément...)(sinon, ça me serait revenu cher), et donc je n'avais plus mon créneau horaire réservé pour qu'il m'apprenne des choses... j'ai commencé à beaucoup moins jouer. Et puis, au bout de 2 ans de vie commune, le gars a commencé à partir en cacahuètes, ou alors c'était moi, ou alors c'était notre couple, je ne sais pas trop... bref, tout cela a fait qu'on s'est quitté, qu'L est arrivée avec sa cape et son épée, et que j'avais plutôt intérêt à ne plus mettre les pieds chez lui...

J'ai commencé à la jouer un peu "plus jamais jamais jamais je ne ferai du piano, c'est finiiiiiii...". Style la fille brisée par une mauvaise histoire d'amouuûur...(alors qu'étant lesbienne à la base, c'était un peu mal barré de sortir avec un garçon...). Et puis, comme ça faisait un peu débile de dire les choses comme ça (c'est beau uniquement dans les films, ces choses-là), j'ai changé d'avis... et c'est cette année, 5 ans à peu près après les faits, que j'ai décidé d'investir dans mon piano numérique (dézinguette, ça c'est l'article que tu as loupé, tu me feras un plaisir d'y aller et de laisser au moins un commentaire)(et je te prends un bon point, faut pas déconner)(c'est pas le tout de chercher les triscottes qui n'existent plus...).

Tout ça, en fait, vous vous en foutez un peu (y'a encore quelqu'un? wouhou?? y'a comme de l'écho, ce serait presque mauvais signe!). N'empêche, ça m'a quand même fait plaisir de raconter ma petite histoire... et puis, j'en arrive au fait que là, à ce jour, rapport à mes diverses expériences, j'ai hyper du mal à sélectionner un prof de piano qui correspondrait à mes attentes: pas trop jeune, pas trop vieux, pas trop femme, pas trop homme, pas trop beau, pas trop laid, pas trop "moderne", pas trop "classique"... et pas trop cher, si possible...

... heu, je crois que je vais juste m'acheter une méthode!
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