Magazine Humeur

Holly Golightly Power

Publié le 06 janvier 2009 par Vinsh
Certains soirs, avec la co-loque, il nous arrive de regarder Arte. Si, si. Bon, certes, c'est plus quand ils passent un must de la pop culture pouffe (mais en vaguement plus intellectuel) (enfin, avec une caution érudite, quoi) que quand ils balancent un documentaire sur l'assèchement de la mer d'Aral, on est bien d'accord. Que veux-tu que je te dise, on n'est pas des vrais intellos, on n'est pas des vrais intellos, c'est tout ! Le diplôme nous sert d'alibi, mais en fait, on kiffe Confessions intimes, Secret Story et la Carac... Et on ne se rattrape même pas dans des domaines autres que la télé, non : pas d'obscurs films ouzbeks au ciné, à peine une expo de temps en temps, environ un livre par mois (en comptant large, genre la trilogie Millenium compte double, donc six mois pour les trois bouquins) (oui, on est des quiches)...
Mais hier soir, la programmation aidant, donc, on s'est collés devant Arte. Pour le principe, pour l'hommage indispensable, pour l'icône...

Mesdemoiselles les modasses, vous êtes nombreuses à avoir un cliché de cette lady, issu de ce film, qui traîne quelque part chez vous... Une carte postale, un poster, un fond d'écran, une de ces immondes reproductions sur toile qu'on a vu fleurir dans les magasins de déco depuis quelque temps... Bref, vous n'avez pas pu échapper au statut iconique d'Audrey Hepburn. Mais si vous n'avez pas encore vu ce film qui lança définitivement la renommée mondiale d'un certain Hubert de G., qui avait déjà été le costumier de la comédienne sur quelques-uns de ses précédents films, vous devriez vraiment. Parce que, au final, les femmes fatales, les beautés éthérées, les ravissantes idiotes, les Julia Roberts, les Arielle Dombasle (nue), les Isabelle Adjani, les Nicole Kidman, etc. Eh bah elles doivent beaucoup à Lady Audrey!
(Avoir la classe dans une tenue objectivement immettable en temps normal)
(Rester digne un lendemain de cuite...)
(La scène finale de Quatre mariages et un enterrement ? Que nenni, ma fripouille, z'ont tout pompé, les english !)
Et, si tu es une fille pas célèbre (ce qui me paraît assez probable si tu traînes tes guêtres ici), inconsciemment, c'est probablement à son look parfait et intemporel que tu essayes de ressembler quand tu te sapes pour sortir (enfin, sortir dans un vrai truc classe, hein, pas au Macumba Night).

La triste réalité nous a hélas appris qu'il n'est guère aisé d'être glamour / femme du monde / homme du monde en toutes circonstances (et surtout pas dans n'importe quelle position) (m'enfin je me comprends) (hem).
Oui, hier soir, en découvrant enfin de bout en bout Breakfast at Tiffany's, j'ai eu la sensation étrange de découvrir une des racines de notre futile civilisation pouffe urbaine, une trace de préhistoire, un classique qui, bien que pas extraordinaire non plus, semble avoir marqué de son empreinte la culture pouffe de ces quasi cinquante dernières années. Et puis, je le confesse, j'ai quand même un petit faible pour les jeunes premiers des vieux films, tout gominés de la tête avec du Pento. Mouarf.
Yep, la Audrey, elle avait du niveau !
...
Bon, et en fin de soirée, on a fini devant Showgirls sur la six. Du coup, niveau classe internationale, on est un peu redescendus d'un cran.

Et au final, avec ce mix culturel des plus explosifs, on s'est couchés avec des rêves bizarres dans la tête.

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