Soleil franc.
Cerisiers en fleur. Le printemps dans toute sa splendeur.* * *Je viens de faire une découverte majeure (pour moi).Figurez-vous que je n'avais jamais entendu parler d'un certain Maurits Cornelis Escher, dessinateur et graveur néerlandais de génie, disparu en 1972, quand bien même, à la volée, j'avais déjà vu l'une ou l'autre de ses oeuvres. Du coup, je me suis empressé de fouiller dans les encyclopédies que j'avais sous le coude à l'endroit où je me trouvais, comme j'y suis allé de mon petit tour chez
Wikipedia. Encore que, en l'espèce, je souhaite surtout mentionner le monde étrange de MCE qui, bien qu'ignorant tout de Escher - pas plus tôt que la semaine dernière, encore inconnu au bataillon, je n'avais toujours pas transféré ce furieux artiste en mon panthéon, et, ma foi, ma vie coulait des jours (et des nuits) très paisibles sans cet agité du bocal -, me semble remarquablement documenté et pertinent, le travail d'un passionné en somme, un travail se situant donc aux antipodes des professionnels de la profession (bonjour Godart).La première personne à m'avoir soufflé son nom est la brillante Sophie K, auteur-illustratrice talentueuse, notamment pour la jeunesse, également peintre à ses heures, à la faveur de quelques mots dans l'excellentissime revue littéraire Strictement confidentiel dont je me permets, en ce lundi soir d'après résurrection, de conseiller la lecture à toutes celles et à tous ceux qui ont les synapses encrassés, voire les neurones pourris - entre nous, ça fait un innombrable troupeau de bovins...Echantillon des quelques mots en question : " [...] Néerlandais, grand dessinateur devant l'éternel, amateur de maths et de perspectives absurdes, et surréaliste à la fois rigoureux et poétique. Il a même, dit-on, découvert avant tout le monde l'univers des fractales (mais là, je sais pas si c'est vrai). "Merci Sophie.De fait, Sophie devait avoir raison sur toute la ligne. Ici, en vrac, ce que j'ai pu glaner sur ce génie : chantre des constructions infernales et des figures impossibles ; amoureux des labyrinthes infinis et des objets improbables ; explorateur des métamorphoses et adversaire des falsifications ; utilisateur des réflexions, rotations et translations ; inspirateur de bien des mathématiciens contemporains...Ah oui, j'allais oublier le pourquoi du comment.Le commentaire de Sophie venait illustrer Relativity, une lithographie de Escher datant de 1953 :

L'autre jour, pour la énième fois, je me faufilai dans les coins et dans les recoins du Cabinet des curiosités, des étrangetés et des singularités de
Eric Poindron. Allez-y si vous ne connaissez pas. Cet endroit, tout de flammeroles et de fumerolles essentielles, est proprement fantaisiste et foutraque où règnent en permanence la fête et la folie, c'est un fabuleux pandémonium en trompe-l'oeil ; en outre, il m'est aisé de deviner en Poindron un faux farfelu, un vrai feu, bref un éclaireur avisé (et éclairé) pour époque enfumée. Et quelle ne fut pas ma surprise (ma stupeur ?), dans ledit cabinet, lorsque je tombai sur la ludique réalisation que voici :

* * *Allez, pour la bonne bouche - pas de savoureux chocolats pascals sans production laitière, n'est-ce pas ? -, je ne résiste pas au plaisir ni à la tentation de remettre à l'honneur ma vache Rosalytech, due au sieur Fabien Flerchinger :

Mais, comme je suis un brave garçon, je pense aussi aux nostalgiques de tous poils et aux fanatiques de la pire engeance - ils sont quelques-uns à lire ces Lettres libres, allez savoir pourquoi -, aux avocats de la terre et du terroir, aux rejetons de la mère-patrie, de la France éternelle, aux ennemis de la décadence et du dérèglement de tous les sens, aux pourfendeurs de l'art dit dégénéré, aux fers de lance en lutte contre quelque complot judéo-maçonnique, aux nazillons sinueux ou vociférateurs, aux adorateurs de la Pucelle d'Orléans et du Maréchal, du labourage et du pâturage, bref à toutes les espèces de bovins bottés et casqués qui n'ont pas fini de crotter dans mon jardin tranquille...Aussi, pour eux, mais rien que pour eux, cet incomparable ruminant, véritable vache à lait de leurs esprits bouclés :

Christophe Borhen
Ajouter un commentaire