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Foi et science moderne

Publié le 23 mai 2009 par Micheljanva

Le père John Wauck, de la prélature de l'Opus Dei, né à Chicago, enseigne la littérature et la communication de la foi chrétienne à l'Université pontificale de la Sainte Croix à Rome. Dans un entretien accordé à Zénit, il considère que le film  Anges et Démons, en dépit de ses incroyables erreurs basées sur le roman de Dan Brown, témoigne de l'intérêt énorme suscité par l'Eglise catholique. A la question de savoir si il existe une hostilité naturelle entre la foi chrétienne et la science moderne, il répond :

"Il est relativement facile pour les gens de constater que le grand art du monde occidental - musique, peinture, sculpture, littérature, architecture - est en grande partie le fruit d'une culture chrétienne : un art souvent inspiré par la foi quand il n'est pas financé par l'Eglise. Cela semble évident. C'est également vrai pour les sciences, mais les gens ne s'en rendent pas compte.
Songez aux universités, qui sont une invention de l'Eglise ; à Copernic, qui était un ecclésiastique catholique romain, et qui a dédié au pape son livre sur la théorie héliocentrique. Le calendrier que nous utilisons aujourd'hui est le calendrier dit grégorien, du nom du pape Grégoire XIII, qui le promulgua, avec la collaboration des plus grands astronomes et mathématiciens de son temps. Galilée lui-même resta toujours catholique, et ses deux filles étaient religieuses. L'un des plus grands astronomes du 19e siècle a été un prêtre jésuite, Angelo Secchi. Le père de la génétique moderne, Gregor Mendel, était moine catholique. L'auteur de la théorie du "Big Bang" était un prêtre belge, Georges Lemaitre.
Bref, l'idée d'une tension naturelle existant entre la science et l'Eglise, entre raison et foi, est complètement absurde. De nos jours, en entendant parler de « science » et de « l'Eglise », les gens pensent aussitôt au procès de Galilée au XVIIe siècle. Mais une vision plus large des choses conduit à penser que cette affaire complexe, - qui est fréquemment déformée par une propagande anti-catholique- constituait une exception manifeste. Si les critiques de l'Eglise la ressortent constamment ; il y a une raison : c'est le seul et unique exemple qu'ils ont trouvé. Ainsi, en entendant parler de la "science" et de "l'Eglise",  nous devrions penser à Copernic, Secchi, Mendel et Lemaitre. Ils sont représentatifs. Pas le procès de Galilée."


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LES COMMENTAIRES (1)

Par positive
posté le 25 janvier à 15:34
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C'est évident, mais il y a beacoup d'aveugles volontaires... malgré qu'ils soient scientifiques.

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