Extrait de l'Angélus de Benoît XVI hier :
"Dans le passé, le premier dimanche de juillet se caractérisait par une dévotion au Très précieux sang du Christ. [...] Le thème du sang, lié à celui de l'Agneau pascal, est de première importance dans l'Ecriture Sainte. L'aspersion avec le sang des animaux sacrifiés représentait et établissait, dans l'Ancien Testament, l'alliance entre Dieu et le peuple, comme on peut le lire dans le livre de l'Exode : «Moïse, ayant pris le sang, le répandit sur le peuple et dit : ‘Ceci est le sang de l'Alliance que Yahvé a conclue avec vous moyennant toutes ces clauses'» (Ex 24,8).
C'est à cette formule que Jésus se référa explicitement lors de la Dernière Cène, quand, offrant le calice aux disciples il dit : "Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés" (Mt 26,28). Et effectivement, à partir de la flagellation, jusqu'au transpercement du côté après la mort en croix, le Christ a versé tout son sang, celui du véritable Agneau immolé pour la rédemption universelle. La valeur salvifique de son sang est affirmée expressément dans de nombreux passages du Nouveau Testament. Il suffit de citer, en cette année sacerdotale, la belle expression de la Lettre aux hébreux :
«Le Christ... entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle. Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s'est offert lui-même sans tâche à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant» (9,11-14)."







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