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Overdose de sucreries - les funérailles de Michael Jackson

Publié le 08 juillet 2009 par Amaurywat

On voit bien que les médias de nos pays riches, et les habitants des pays riches, n'en ont strictement rien à battre de l'Iran et de la répression qui s'y déroule presque en toute quiétude. Non, il faut dire qu'il y a plus important, il y a la mort d'un chanteur meilleur employé du mois, apothéose de la réussite selon les critères libéraux-libertaires : du fric, du sexe (qu'il soit pédophile laisse donc complètement indifférent) et des larmes pour consoler le troupeau de sa médiocrité : il a réussi mais il était bien malheureux. Je me suis souvenu aussi d'un passage de la famille Addams dans lequel des chefs d'un camp de vacances torturent les enfants de la famille excentrique en leur passant des Disney et les clips de Michael.

Notre société spectaculaire est quand même une belle fabrique à guimauve. J'ai de la chance (sic) je reçois les 18 chaînes de la T-ène-T et même parfois "Paris Première" en clair. Hier soir, sur dix-neuf chaînes en clair, quatorze retransmettaient en direct la cérémonie en hommage à l'autre pantin plus gros vendeur de disques de tous les temps. C'était pourtant le triomphe du corps mutant, de l'être humain qui renie complètement son humanité, ses origines, bizarrement on le présente encore comme noir alors que finalement il détestait ses origines afro-américaines; Berry Gordy, l'ancien patron de Motown, maison de disques qui en gros "blanchi" le "rythm and blues" pour le vendre aux petits blancs, à laquelle je préfère Stax ou Atlantic, Berry nous sort que c'était le plus grand artiste de tous les temps. Berry ne prend pas assez de DHEA à mon avis. Il perd le nord et les pédales. Madgic Djohnson nous apprend ensuite, j'étais impatient, non sans blagues, que Jacko adorait manger des trucs de chez Kentucky Fried Chicken, là il restait bien dans le cliché. On a réentendu tous les grands tubes du chanteur mort "qu'était aussi un être humain comme les autres" comme nous dit Lionel Ritchie, je crois, non ? Sans blagues, là aussi. Il y avait mieux que Michael, il y avait Marvin Gaye, Otis Reding, James Brown ou Ray Charles, qui eux, se sont rarement compromis, ne sombrant dans la guimauve qu'une ou deux fois, il faut bien payer les impôts. Dans la rue ce matin, des gamines et des djeuns tristes se baladaient avec leur MP3 ou leur téléphone cellulaire braillant les inepties de l'autre, surtout le pire, "Heal the world" (îîle ze ouolrde ! bi euh beteure plèceeee ! Fore iou èneforemi....").

Hier soir, notre société hyper-spectaculaire était en plein délire.

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