Magazine Journal intime

Internet rend-il con ?

Publié le 22 juillet 2009 par Noalita

Tout à l'heure, en finissant mon café dans le jardin et juste avant que la chaleur ne soit trop forte, je lis un papier de Télérama sur la possible adaptation de notre cerveau à l'influence d'internet et voilà ce que raconte l'essayiste et blogueur américain Nicholas Carr (?) de sa propre expérience :

" Ces dernières années, j'ai eu la désagréable impression que quelqu'un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits

 neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Je ne pense plus de la même façon qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavent, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. (...) Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. (...)
Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski."

Depuis quelques temps, je me sens moi aussi comme un pilote de jet-ski, je n'y avais pas trop pris garde jusque là mais en regardant la pile de livres à peine commencés et jamais finis au pied de mon lit, je flippe. 
Suis-je moi aussi une mutante du net au cerveau en cours de modification ? 

Quand je suis connecté au Web, je lis (en diagonale, en sélectionnant les textes, en balayant les pages du regard, en choisissant les liens hypertextes, je suis en hyperattention, je peux m'intéresser à de multiples flux), oui mais quoi ? je lis quoi ? je retiens quoi de toutes ces informations ?

J'ai, très souvent, l'impression d'être au bord du burn-out, que mon cerveau ne pourra pas supporter une information, si petite soit-elle, supplémentaire, que ma machine s'emballe et que plus rien de ce que je lis (parcours) n'est à ma portée....
alors je ferme vite le clapet de l'engin maudit, j'attrape un livre, n'importe lequel, le premier de ma pile et je mets mon nez entre deux pages, pour en sentir l'odeur du papier et de l'encre.....

L'article de Sophie Lherm finit par cette phrase en forme de question :

" Pour l'instant, les politiques se sont limités à favoriser l'accès à Internet et à offrir des débits de connexion toujours plus importants. Mais pourquoi faire ?"

OUI pourquoi faire ?

Patrick le Lay avait peut-être, en son temps, répondu en parti à la question (?!) :

"nous vendons du temps de cerveau disponible."

Voilà, voilà.

Vous aussi, ça vous fait ça ? ou bien ?!!

Ou bien, on s'en fout, c'est l'été et à part le retour des méduses sur nos plages......


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