Magazine Journal intime

Vous me copierez cent fois "My mother in law is a bloody slut"

Publié le 17 août 2009 par Vieuxfelin



Lecteur,

Vu que ce matin, ma capacité à te vendre des trucs me rappelle un con de chien qui voudrait s’attraper la queue, le genre à qui t’as envie de dire avec une moue de dégoût dont l’abysse n’a d’égal que la profondeur d’un discours de deux heure de Benjamin Castaldi « Essaie encore, pauvre con de chien que tu es… ». (Et là tu notes que je suis toujours d’une extrême finesse…) je lâche mon merdique téléphone et m’en vais te donner des nouvelles de ma Némésis à moi, ma pute de belle-mère.
Parce que oui, ma belle-mère vit toujours et non, je ne l’ai pas encore assommée avec sa propre tête, quoique, ça ne saurait tarder.
En temps normal, ma belle-mère serait du genre à te donner envie de t’immoler par le feu en hurlant « No passaran! » mais pour peu que tu sois dans une situation particulière, enceinte ou malade, là, tu morfles vraiment, tu pleures, même…
Son contact te fait un peu l’effet d’une coloscopie sous acides, à sec à avec une poignée de sable. Bon.
Je m’essplique:
Tu te souviens sans doute des péripéties que j’ai enduré pendant ma précédente grossesse et sinon, les archives du blog sont faites aussi pour ça et bien là, c’est un peu « on prend les mêmes et on r’commence ».
Hier soir, alors que j’avais jusqu’à présent supprimé les visites jourduseigneuresques, j’ai fait l’immense de connerie d’aller dîner chez elle en compagnie de mes hommes d’amour.
Cette visite n’était, tu t’en doutes, pas complètement désintéressée attendu que mon grumeau devait dormir chez elle afin de me laisser pour une fois le loisir de ne pas me faire réveiller par les hurlements sauvages et stridents du grumeau sus-nommé.
Mais qui pourrait croire, en effet, que ce grumeau déjà très pointu dans ses choix littéraires pourrait se montrer d’une telle injustice quant au sommeil de sa môman chérie et encloquée ? C’est un monstre parfois, ce gosse. Ahem… fin de la parenthèse sur le pourquoi du comment du ne faites surtout pas d’enfant.
Ma belle-mère, donc, après avoir copieusement piqué mes joues en les bisant, faisant par là-même éclater les pauvres petits tympans (cette femme te punie quand elle t’embrasse) m’a gratifiée d’un « Bon Dieu mais tu es énorme, t‘es sûre qu‘y‘en a pas deux là‘n‘dans! ».
Ça, c’était juste une mise en bouche bien sûr. Elle attrape mon nain, fait subir à ses joues le même traitement que le mien et le pend par un pied pour sentir sa couche… Oui, oui…
«  - Mais il pue, ce môme! Vieux Félin, j’sais pas si on t’a mise au fait d’un truc génial qui s’appelle couche? Bah ça se change de temps en temps…
   - Je décline toute responsabilité quant au fait que ce gosse fait quand il vous voit, il était propre quand nous sommes arrivés.
   - Tu veux dire que je le fais chier?
   - Non, pardon, je veux dire que d’une façon générale, oui, vous faites chier tout le monde.
   - T’embrasse ta mère avec cette bouche-là?
   - Disons que je serais plus affable si vous évitiez de jouer à cochon pendu avec mon fils au dessus du carrelage de la cuisine»
Ma p’tite pute s’est rapidement interposé avant que les choses ne tournent vraiment mal, Lazare était tomate…
On a diné dans une ambiance tendue au possible, elle m’enjoignant à me raser le ventre rapport aux poils noirs qui poussent à cause des hormones (t’inquiète, ils tombent tout seuls après) moi en priant pour que la rupture d’anévrisme soit héréditaire.
«  - Bon et sinon, Vieux Félin, j’pensais, quand est-ce que tu vas te décider à lui couper les cheveux à ton fils?
    - Pas avant ses trois ans, ça n’a pas changé depuis la semaine dernière où vous m’avez appelée en plein boulot pour me poser la question…
    - Et pourquoi??? C’est pas hyginique ces cheveux qui lui tombent dans les yeux, si encore tu le lavais plus souvent…
    - Vous avez sans doute voulu dire hygiénique. C’est une tradition juive et c’est ainsi, foutez-moi donc la paix. De plus, charité bien ordonnée commence par soi-même, revenez me voir quand vous vous serez nettoyé les oreilles.
    - Vous les juifs, vous êtes… méchants… t’es mauvaise, ouais, t’es mauvaise Vieux Félin !
    - Vous, les cons de xénophobes, vous êtes… cons.
    - Moi vivante, Christophe, jamais tu l‘épouses, cette connasse!
    - Mais ça tombe foutrement bien! Vous n’êtes pas invitée!
Pendant ce temps, Christophe se perdait dans la contemplation de sa salade d’haricots verts.
  «  - Si c’était pas pour mon fils et mon petit-fils, je t’aurais déjà virée de chez moi par la peau du cul!
      - Mais faites-donc, même enceinte, je vous ratatine la gueule façon fromage de tête! »


Sur ces bonnes paroles, j’ai chopé mon fils par le fond de la couche et ma p’tite pute par les poils pour les traîner à la voiture direction notre foyer à nous qu’on a.

«  - J’en peux plus de cette connasse, Christophe, j’en peux plus!
   - Mais oh! C’est rien, laisse donc pisser…
   - Si ça continue, petit foutriquet, tu vas devoir choisir, elle ou moi! Basta!
   - J’aurais jamais à choisir…
   - Tu m’intrigues, mais fais vite, ma copine cinq doigts va pas tarder à t’arriver sur le museau…
   - Un jour vous vous rendrez compte que vous êtes exactement pareilles…
 (Là j’ai pas répondu, je m’étranglais avec ma consternation)
  - Exactement pareilles… à ton avis pourquoi je t’aime? »
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