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Tiré de Big Sur et les oranges de Jérôme Bosch - Henry MILLER -

Publié le 17 août 2009 par Zenuchiyama

Au lieu de vous frapper la tête contre les murs (pourquoi avons-nous si souvent mal à la tête ?) asseyez-vous tranquillement en joignant les mains et attendez que les murs tombent en poussière. Si vous êtes prêts à attendre une éternité, cela se produira en un clin d’œil. Car les murs cèdent plus vite que l’esprit qui les a assemblés. Ne vous mettez pas à prier pour que la chose arrive ! Restez simplement assis et attendez. En oubliant tout ce que l’on a pu vous apprendre sur les murs. Quand vous constaterez que le mal de tête a disparu, portez votre attention sur le vide qui flotte entre les choses, et finalement sur le vide des choses. Lorsque cette immense vacuité ne contiendra plus rien d’autre que le vide, vous vous éveillerez à la conscience du fait que ce que vous considériez comme un mur, n’est pas du tout un mur, mais peut-être un pont, ou une échelle de feu. Le mur sera toujours là, naturellement, et si vous n’avez que la vision ordinaire il ressemblera à n’importe quel autre mur, mais maintenant vous êtes débarrassé de cette sorte de vision, et avec elle, de la peine qu’éprouve un maçon à comprendre ce que veut dire un savant quand il explique ce que sont en réalité les éléments du mur. Vous avez cet avantage sur le savant que vous n’avez plus besoin de rien expliquer. Ce qui est.

Ce qui précède est parégorique. Ceux qui comprennent comprendront. Ceux qui ne comprennent pas auront toujours mal au ventre ou à la tête.


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