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Page Blanche

Publié le 23 août 2009 par Roxie
Page Blanche

Je ne saurais pourquoi je ressens de nouveau ce besoin d’écrire… cela fait trois ans que je n’ai écrit un seul mot pour me faire plaisir à moi-même, faire plaisir à ma tête engourdie par des théories et des doctrines que je ne saurais retenir ; et Dieu sait combien de fois j’y avais pensé, mais j’avais jamais eu le courage de le faire…

Pourtant aujourd’hui, me voilà face à ma machine, regardant cet espace blanc sur mon écran, attendant une inspiration qui tarde à venir. J’ai tellement d’histoires à raconter, de démons à exorciser que je ne saurais par où commencer…

Ça vaudrait mieux que je commence par le début, non ? mais justement, le début de quoi ? le début de ma « panne » ? le début du feuilleton qu’est devenu ma vie ? le début de ce malaise qui ne cesse de m’étouffer ?

Je me regarde à travers le miroir, face à mon bureau, et je me dis que ça va passer, je trouverais les mots pour décrire ce qui me hante l’esprit, mettre des points sur mes « i » à moi... c’est ce que j’ai toujours fait quand j’avais un devoir à rendre : me regarder dans le miroir, CE miroir, regarder le ciel bleu se refléter à travers les persiennes grandes ouvertes et laisser libre court à mon imagination…

Pourtant c’est de là qu’émane mon problème !!! J’ai oublié qu’écrire est avant tout un plaisir, un échappatoire, pas une corvée… ces dernières années, écrire est devenu synonyme de délais à respecter, de notes à obtenir, de professeurs à satisfaire. Et combien j’étais cruelle en torturant mon clavier dans des discussions futiles, des affaires de cœur non-résolues, des pensées philosophiques sorties tout droit du marché aux puces, enfin rien qui pourrait justifier cette distance qui s’est créée entre moi et cette feuille blanche !!! Oui, elle est encore blanche, et elle le restera pendant un bon moment, jusqu’à ce que je découvre où j’ai fait fausse route, quel chemin je dois rebrousser pour retrouver ce lien perdu, et pourquoi pas me retrouver…

Là, tout le monde a vaqué à ses besognes, mais moi je me retrouve assise, à la même place, avec ce même regard béat, encore face à ce miroir que je crois maudit… je me regarde et j’ai l’impression de disparaître… l’image devient floue etje m’évanouis dans mes tourmentes… le seul son que j’arrive à percevoir est celui de la musique, et ça en dit long sur mon état pseudo-végétatif …


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