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L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy

Publié le 28 août 2009 par Faelys

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Quelque part en Scandinavie cet été, il m'arrive un horrible incident...j'ai terminé ma PAL de valise (comprenez qu'avec 15 kg max elle était réduite), qu'à cela ne tienne, mon amie Lulu qui partage l'aventure a justement fini un livre de poche, pas le style que je lis d'habitude, mais bon...on ne sait jamais...Avant qu'elle ne le lâche dans la nature puisqu'on est adeptes du bookcrossing maintenant, je l'ouvre!

"Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l'avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d'un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d'être photographe. Quand il soupçonne que la froideur de son épouse est moins liée à la dépression postnatale qu'à une aventure extraconjugale, ses doutes reviennent en force, et avec eux la douloureuse impression de s'être fourvoyé. Ses soupçons confirmés, un coup de folie meurtrier fait basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité..."

Lulu m'avait tout de suite prévenue: passe la première moitié, et commence à partir du moment où il découvre des preuves de la liaison de sa femme. En effet, celle-ci fricote avec un photographe, justement le métier dont rêvait notre Benny, mais auquel il a renoncé. L'avocat parfait perd son sang froid et fait couler celui de l'amant. Alors tout s'enchaîne et la vie de Ben n'est plus monotone du tout. Entre élaboration de plans diaboliques pour masquer sa disparition et tentative de se reconstruire une nouvelle vie anonyme si possible, le rythme est haletant. Dans sa cavale sous une fausse identité, il va rencontrer des personnages hauts en couleur, et contre son gré, se lier à eux..

C'est quand même un meurtrier, mais on s'attache à ce héros qui peut aussi bien être calculateur que touchant. Certaines pages font penser à un petit manuel du parfait escroc, mais les passages où il doute sont assez forts.

Bilan: j'ai accroché l'intrigue et l'ai avalé rapidement (le début ne m'a pas manqué, un raccourci pratique).

Je suis absolument ignare dans ce genre de livres et je viens juste de découvrir que ledit auteur était assez connu par tout le monde sauf moi. (j'aurais dû m'en douter, c'est assez souvent le cas quand il y a des photos très travaillées du créateur en seconde ou quatrième de couv., Jessica Fletcher et Miss Marple ne seraient pas fières de moi.)

J'ai donc passé un bon moment, et en prime, j'ai ébauché un début de kulture de best-sellers, pas mal, tout ça! merci Lulu!


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