Magazine Journal intime

Soulagement...

Publié le 29 octobre 2009 par Cassandre
Je ne suis plus la seule... à le penser.
Une autre personne qui m'est très chère a aussi expérimenté la vie chez la Mother pendant quelques semaines, ceci afin de se faire soigner en France où c'est quand même bien mieux que dans son pays.
Je suis soulagée de voir que ce que je faisais comme reproches à ma "mère", ce qui me semblait "anormal" mais dont j'avais beaucoup de difficultés à me dire que c'était bien moi qui avait raison, et bien quelqu'un d'autre l'a expérimenté et en a tiré les même conclusions.
Le fait que cette personne soit une adulte avec une vie bien remplie, des enfants et des petits enfants, en rajoute pour me conforter dans l'idée qu'elle n'a pas halluciné.
En substance, c'était des accusations et des jugements sur tout. Si elle dépensait de l'argent, ça gênait la Mother, quand bien même ce n'était pas le sien qui était dépensé mais bien celui de cette personne. Appelons la A. pour plus de facilité.
A. est désolée que j'ai rompu les ponts avec la Mother, mais elle a fait de même. Car les quelques semaines qu'elle a passé chez elles ont été "quelque chose" - j'ose pas dire un calvaire, je n'étais pas à sa place, mais je le fus bien longtemps, mais comme elle n'a pas été jusqu'à utiliser ce mot, je me garderais bien d'interpréter, faute de mieux, ce sera "quelque chose".
Des remarques sur des traces de doigts laissées sur le miroir de la salle de bains (je crois que ce devait être l'armoire sur le côté, celle dont les portes sont en... glaces, et pas de prise autre que sur le côté, si on fait pas gaffe, c'est mort, y'a la marque...), traces de pas dans la cuisine, des petits morceaux de papiers parce qu'A. s'amuse aussi en faisant du découpage (comme moi je fais mes "perles" ou mes photos... hein, et des fois, j'écris sur du vrai papier en y mettant la  forme et j'utilise plein de plumes et de papiers, ça fiche le bordel pendant deux heures mais ensuite, je range, A. aurait sans doute fait pareil si on lui en avait laissé le temps !), mais le découpage, c'est sur la terrasse donc heu bon... ça va quand même plus vite à ramasser au pire le vent s'en charge, non ?
Le summum de sa hantise, de toute façon, a toujours été le rapport à l'alcool, que je ne m'explique pas.
La façon qu'a la Mother, de culpabiliser tout le monde vis à vis de ça. Elle aime le vin, le bon vin, ça c'est un fait. Mais gare à vous si vous êtes invités à dîner et que vous êtes 4 ou 5 autour de la table, si vous finissez la bouteille, vous passerez pour l'alcoolique de service !
Et c'est ainsi qu'A. ayant acheté, entre autres choses, une bouteille de Marie-Brizard (la liqueur préférée de son hôtesse) s'est vu ouvertement accusée d'en avoir bu, un beau matin, le quart.
Vrai ou pas vrai. On s'en fiche.
C'est l'accusation qui me choque : elle ne l'a pas payé, qu'est-ce que ça peut lui faire ?
Un quart ?
A. aurait roulé sous la table, au lieu de ça, elle est allée au commissariat du coin pour pouvoir lui prouver qu'elle était sobre...(et souffler dans le balon...)
J'imagine le pauvre policier, mais il a eu la gentillesse de l'écouter, je crois qu'elle en avait bien besoin.
Bref, ça c'est très mal terminé.
Ma chère et tendre mère l'a foutue à la porte un beau matin, ne voulant même pas qu'elle récupère ses baggages, je suppose que ça encore du être une galère...
Et la réplique qui tue : "Moins je te vois, mieux je me porte"... franchement, c'est pas très sympa. D'autant que tous les frais de bouches ont été pris en charge par A. pendant le séjour, et la connaissant, elle n'a pas dû être avare. Et si c'était ça, il ne fallait pas accepter de l'héberger non plus... on assume les décisions que l'on prend il me semble !!
Elle venait pour des soins, mais clairement, on a pas été aux petits soins avec elle. Je soupçonne même que la Mother ai fait blocage pour l'empêcher de venir me voir à Lyon... Sympa.
Mais la vie fait bien les choses, parfois, et me voilà soulagée. Non, je ne suis pas folle.
C'est bien la Mother qui est aigrie de la vie, jalouse de ce que les autres ont et qu'elle n'a pas, toute endimanchée dans sa haute estime d'elle-même et de sa conscience "pure", elle mourra seule dans son coin (ou pas si de l'autre côté ils la supportent encore et n'ont pas découvert son "vrai" visage).
Mais même si elle ne fini pas complètement seule, cet autre côté, n'est pas le sien : ce n'est pas sa fille, ce n'est pas sa petite fille, ce ne sont pas sa famille de chaire et de sang.
Celle-là, moi, elle l'a reniée.
Comme si je ne le savait pas, mais elle l'a quand même dit à A. qui ne comprend pas comment une mère peut être à ce point obtue et ne pas tenter le dialogue.
J'ai même appris que le petit frère ou la petite soeur que j'aurais dû avoir mais que je n'ai pas eu, n'était, en fait... pas du Pater.
Ironique si l'on songe qu'elle lui a tout mis sur le dos, certes, c'est loin d'être un ange, mais finalement, les tords étaient bien partagés là aussi, et, j'ai le regret de dire qu'en 1982 ou quelque chose comme ça, mince, les préservatifs existaient déjà !
Pas un pour rattraper l'autre.
Elle l'a trompé, il l'a trompé... et les deux qui se chamaillent... pas étonnant en fin de compte, il dise aussi que je ne suis pas sa fille...
Soulagée, je vous dis, soulagée.
Je ne suis pas folle.
Je ne l'ai jamais été, je ne suis pas une "mauvaise" fille, je ne l'ai jamais été...
J'ai "juste" eu, une mauvaise mère.

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