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Sur les ailes d'Air Caraïbes

Publié le 21 décembre 2009 par 509
Sur les ailes d'Air Caraïbes
Finis les tracas. Désormais, deux fois par semaine, se rendre directement à Paris depuis Port-au-Prince est possible, sur les ailes de Air Caraïbes.
Sur les ailes d'Air Caraïbes
Le ciel est clair. Transpercés par des rayons du soleil déjà à l'ouest, de rares nuages glissent vers l'horizon et se perdent entre ciel et mer, au large de La Gonâve. Le vent souffle. Pas en rafale. Il ne contrarie pas. Deux camions-pompiers sont face à face sur le tarmac de l'aéroport international Toussaint Louverture, samedi 12 décembre 2009.Tout est prêt pour le « baptême ». Des minutes filent.4 hres43.
Au four et au moulin, Véronique Malialin, Serge Tsygalnitzky, respectivement responsables du marketing et directeur général de la « Air Caraibes », soufflent. Le temps d'un instant. Sur la piste, ils attendent avec d'autres, à deux pas de la nouvelle passerelle dont la mise en service n'est qu'une affaire de jour. Ils discutent de mille choses avant, comme Bernadette apercevant la Vierge vers la grotte de Massabielle, d'être happés. Pas par la vierge voilée vêtue de blanc avec une ceinture bleue. Mais c'est tout comme. Presque.Ils regardent émerveillés et fiers l'Airbus A 330 -300, 364 passagers roulant sous « un arc d'eau », l'incontournable étape du rituel de bienvenue au vol inaugural sur une destination.
« P-au-P/Paris sans escale est désormais une réalité », commente un passager haïtien, content de revenir au pays pour les fêtes sous le regard satisfait de Serge Tsygalnitzky. « C'est magnifique. Je suis fier de ce vol inaugural, ce 12 décembre», confie M. Tsygalnitzky soulignant le côté fétiche de cette date pour cette compagnie régionale aux grandes ambitions. « Notre objectif est de faire voyager plus de monde en baissant les prix. 25 000 passagers l'an est l'un de nos objectifs », explique-t-il sans manquer de rappeler les casse-tête de ceux qui, pour se rendre dans l'Hexagone, depuis Port-au-Prince, n'avaient d'autres choix que de passer par Miami, la Guadeloupe ou la Martinique.
Selon ce Français aux racines russes, les deux vols hebdomadaires (mardi et samedi) témoignent aussi de la volonté de Air Caraïbes de travailler à l'essor de la région et particulièrement d'Haïti où, sur le plan économique, il y a de nouvelles possibilités, de nouvelles opportunités. « A bord de nos avions, vous trouverez la chaleur, l'hospitalité légendaire de la Caraïbe », promet Serge Tsygalnitzky. Résolument attaché à faire ressortir le côté historique de ce vol inaugural, il souligne que Air Caraïbes écrit une grande page de son histoire tout en avançant dans ses projets d'extension sur de nouveau territoire. Pour Haïti également, dix ans après l'arrêt de la liaison P-au-P/Paris, le moment est historique, ajoute M. Tsygalnitzky, en quête d'information sur un Haïtien qui l'a fasciné : Aubelin Jolicoeur, une légende partie trop tôt pour l'au-delà, selon plus d'un.
L'AAN se réjouit. « C'est toujours un plaisir pour un gestionnaire d'aéroport d'accueillir un nouveau vol », confie Lionel Isaac, directeur général de l'Autorité portuaire national (AAN) qui s'engage à fournir toutes les facilités à l'exploitation de cette destination. Samedi prochain, la passerelle desservira les passagers de Air Caraïbes », promet M. Isaac, pour qui les multiples demandes d'exploitation symbolisent une reconnaissance des efforts de l'AAN pour améliorer l'accueil à l'aéroport. Un signe. Ces vols directs bihebdomadaires, selon Josette Darguste, responsable de relations publiques au ministère du Tourisme, est un nouveau pas, une nouvelle marque de confiance pour Haïti. « J'espère que tous les Haïtiens pourront profiter de ces vols surtout à l'approche du carnaval. Venez, nous vous attendons et faisons des efforts pour rendre le pays agréable », clame-t-elle alors que Véronique Malialin s'assurait, en marge de cette cérémonie officielle au salon diplomatique, que les personnalités invitées au diner offert par la compagnie, un peu plus tard dans la soirée, avaient confirmé leur participation.
Au Karibe
A l'hôtel Karibe, smoking, noeud papillon, cravate, robes à « griffe », créations des maîtres de la haute couture se rivalisent. Tours opérateurs optimistes, représentants d'agences de voyage, hommes et femmes d'affaires, officiels et diplomates au pied d'une Tour Eifel gonflable et de l'Arc de Triomphe laissant une impression d'être à Paris, la ville lumière discutent des opportunités qui sont en train d'être créées. La nouvelle impulsion dans le secteur du transport aérien est indicateur d'une certaine relance de l'économie, analyse un homme d'affaires, croyant à la construction d'un momentum intéressant en faveur d'investissements directs étrangers dans le pays. L'importance de la redynamisation du transport aérien pour le tourisme mis évidence par Pierre Chauvet de l'ATH reçoit l'adhésion de la ministre de la Culture et de la communication Marie-Laurence Jocelyn Lassègue. L'ex-journaliste chargée d'aider le gouvernement Bellerive à mieux communiquer, comme l'ambassadeur de la France à Port-au-Prince Didier Lebret, croit que ce vol inaugural est une étape de plus dans le rapprochement d'Haïti qui partage plus qu'une histoire, plus qu'une langue avec les descendants d'Astérix.
Alors que cette belle brochette de personnalités découvrait le talent du chef français de l'Hôtel Karibe, les Bordeaux millésimés, des hôtesses aux rondeurs d'authentiques femmes de la Caraibe invitaient les uns et les autres à voler sur les ailes de Air Caraïbes...
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.frYon gwo AYIBOBO pou ou men m zanmi m ki vizite lakou sa pou pwan nouvèl zanmi lakay ak lòt bò dlo.

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