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Repas de la Saint-Sylvestre 2009 (1) : Des catastrophes contournées et un apéro coloré.

Publié le 04 janvier 2010 par Wawaa

Un repas sous le signe de la catastrophe ? Certainement pas ! Cela a pourtant bien failli… Après une lourde journée continue de 9h de travail commencée à 6h du matin, j’ai,  à 15h05, apprécié le simple fait de prendre place sur le siège conducteur de la voiture et de relâcher la pression. L’enthousiasme était de mise : une heure plus tard, j’allais retrouver mon cher et tendre à la gare , cher et tendre que je n’avais pas serré dans mes bras depuis 25  jours !


Je m’apprête à démarrer quand soudain le petit appareil gris et blanc qui me sert de montre se met à sonner … parce qu’il me sert quelques fois de téléphone également. Ma mère au bout du fil, la voix légèrement affolée me fait une annonce angoissante « J’essaie de t’appeler depuis ce matin, mais ça répondait pas ! ». Normal , je travaillais et quand je travaille, mon mobile végète au fond de mon sac dans mon casier. Et en général, je ne regarde mon téléphone qu’au moment où je quitte mon lieu de travail. « Le foie gras, il est raté , plein de nerfs et a un drôle de goût, il est pas bon, va en acheter un tout fait ! ». Elle ajoute « En plus, j’ai fait cramer une fournée de pain et loupé le gâteau ». Ca promet. Je dis à ma mère que je vais trouver une solution. Je pars vers Lannemezan où je dois retrouver mon amour à la gare à 16h06 mais comme j’ai du temps devant moi, je m’arrête chez Les Fermiers du Magnoac, une petite boutique, réunissant toutes sortes de spécialités gastronomiques du Sud-Ouest réalisées par des artisans du coin. J’y trouve un pot de foie gras mi-cuit qui allait sûrement sauver mon entrée !


Je reprends la route vers la gare quand soudain mon téléphone sonne indiquant la réception de messages. Je m’arrête sur un emplacement sécurisé. 7 messages comme les 7 jours de la semaine ou les 7 péchés capitaux, 7 d’un coup ! 5 de ma maman qui me dit que le foie gras est raté et qui datent de quelques heures auparavant et 2 de mon amoureux qui m’explique qu’il va probablement arriver à 18h25 au lieu de 16h06 à cause d’un retard de train qui va l’empêcher de prendre le train à l’heure à Toulouse. Youpi !


J’essaie de l’appeler mais entre temps –vive l’efficacité et la simultanéité du réseau téléphonique du sud ouest – je reçois des SMS de sa part où il explique qu’il a chopé une correspondance et qu’il arrivera 15 minutes en retard. Et là un énorme doute m’habite. 15 minutes après 16h06 ou après 18h25 et donc 18h40 ? Là je blêmis à cette terrifiante idée, me disant que je n’aurai jamais le temps de mettre en œuvre tous mes projets culinaires en ne rentrant qu’à 19h20 à la maison !


Ca sent la journée de merde. La journée des catastrophes. La journée où on ne contrôle rien et tout nous contrôle fatalement !


Je décide donc de procéder à un harcèlement téléphonique du chéri qui ne répond pas, probablement parce qu’il n’a point de réseau. Je lui laisse un message des plus affolés lui demandant de me rappeler au plus vite.

Comme arrivé près de la gare il n’est que 15h45, je rentre dans Lidl pour faire un tour et faire quelques achats de dernière minute. Je suis devant les fruits et légumes quand encore une fois mon téléphone sonne. C’est lui, c’est mon chéri ! Bonne nouvelle ! Il arrivera à l’heure ! Le temps de passer en caisse, il est déjà 15h55. Je file à la gare après avoir bu un jus de pomme pour me donner un peu d’énergie.

Et Ô MIRACLE ! A 16h02, il est là ! Il devait arrive plus de deux heures en retard et finalement il arrive 4 minutes à l’avance ! La SNCF toujours un train d’avance, une chance sur un million, et c’est arrivé ! Ouaiiiis ! On aurait du jouer à Euromillions, ON AURAIT DU !


Bref, nous rentrons, à la maison, c’est le moment des présentations avec les parents. Le chéri il a tout compris, il les a amadoués avec des cadeaux, genre ! Et puis je lui ai fait enfiler un tablier et HOP AU BOULOT ! Il était pas venu pour se tourner les pouces ! J’avais décrété qu’il serait mon commis de cuisine et il n’a pas contredit cette décision !


Ce qui a fait, que Grâce à lui et son efficacité maintenant prouvée, j’ai pu commencer à servir mon repas vers les 20h30. Mais avant de connaitre les détails du menu, sachez que, nous avons chanté, nous avons bien rigolé et nous avons un peu dansé. Malheureusement, j’ai découvert avec le plus grand des désarrois que mon amoureux chante aussi mal que mon papa… Il est donc passé de parfait à presque parfait…


Commençons par l’apéro ! Ma maman avait préparé une sangria et je m’occupais de ce qu’il y avait à grignoter. C’était plus « un apéro-entrée » et surtout ce n’était pas un étalage de cochonneries du genre biscuits apéros gras, salés et fades. Dans une assiette carrée, j’ai proposé une bouchée fourrée d’une langoustine, surmontée de fromage frais, avec du saumon fumé, une rondelle de petite tomate et de l’aneth. A la base, je devais faire des sortes de mini-tartelette ! Mais j’ai oublié de piquer les ronds de pâte feuilletée : ils ont donc gonflé, ce qui m’a permis d’avoir de jolies boules creuses de pâtes .


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J’y ai inséré une langoustine préalablement cuisinée avec  de l’huile d’olive et du citron et ajouté tout le reste.

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Je me suis attaquée ensuite à ma mini-terrine croquante acidulée au foie gras. Au fond de petites terrines de verre, j’ai émietté des croûtons, j’ai ajouté par-dessus des petits dés de pommes reines des reinettes poêlées au beurre salé et par-dessus, j’ai émietté quelques morceaux de foie gras et j’ai ajouté quelques grains de gros sel. J’ai fermé le tout et j’ai mis tout ça au réfrigérateur.


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J’ai ensuite attaqué la seconde verrine : courgettes cuisinées aux noix de cajou et à la coppa. Dans une poêle, j’ai fait sauter des très petits dés de courgettes à l’huile d’olive (que mon amoureux a coupé avec beaucoup de talent et de minutie et je l’en remercie)et  dans lesquelles j’ai parsemé des hachures de feuilles de basilic frais ainsi que des noix de cajou concassées à la fin. J’ai disposé le tout dans des petites coupelles et j’ai ajouté par-dessus une tranche de coppa.


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Enfin, avec les langoustines préalablement équeutées par ma maman et mon amoureux toujours avec grand talent et grande minutie, j’ai fait des petites brochettes : les langoustines ont été cuites à l’huile d’olive et au citron. Et comme j’avais un reste de noix de cajou, j’ai choisi d’en mettre un peu dans des petites coupelles et de présenter la brochette par-dessus.


Et au final ça a donné une assiette apéritive colorée dont j'étais, je dois avouer, très satisfaite car certaines choses n'y étaient pas prévues (comme la bouchée de pâte feuilletée ! )

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La prochaine fois, je vous parle de ma déco de table et de mon entrée.


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