Magazine Journal intime

Angoisse

Publié le 18 février 2010 par Kabotine
AngoisseCe matin, réveil avant le réveil…
Un réveil nouée, comme souvent quand quelque chose m’angoisse et que je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. L’estomac serré, le nœud dans la gorge, les larmes au bord des cils.
Bon, soit, l’angoisse, c’est bon, le phénomène est connu.
Ce qui est inconnu, c’est la (les ?) raisons de cette angoisse.
Vider.
Vider est salutaire. Je vire tout ce qui est de trop.
Les choses se font les unes après les autres, dans l’ordre ou pas, peu importe.
Je suis narcissique, je me regarde dans la glace. Mes cheveux ont poussé. Les pointes affinées forment des anglaises désordonnées. Je trouve ça joli. Je me demande si j’irai les faire couper bientôt. Le plus probable c’est que je n’en ai pas le temps. Pas le temps avant les vacances. Avant les vacances : cinq jours.
Cinq jours pour faire les bagages –maudits bagages, cinq jours pour laisser une maison propre et rangée pour un tournage qui a lieu en mon absence. Cinq jours et deux invitations calées. Cinq jours et cette irrépressible envie d’aller « trainer » à la capitale du monde au lieu de faire ce qui doit être fait.
Ma vie me semble une fuite en avant. Je suis toujours entre deux avions, entre deux vacances, entre deux envies, entre deux passions. Je suis toujours entre deux –le cul entre deux chaises, aussi. Je suis toujours dans l’expectative de quelque chose qui doit arriver, je suis toujours dans le regret de ce qui est déjà passé. J’ai ainsi tout le temps l’impression de fuir le temps. Tout le temps l’impression de louper quelque chose, de passer à coté. De rater.

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