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La fille qui pleurait à chaudes larmes mais non, pas sur Jean Ferrat, darling

Publié le 15 mars 2010 par La Chose

Parce qu’un blog de fille relaie toujours l’information cruciale au bon moment, comme les heures de régurgitation habituelles d’Anja Rubik ou la couleur du stérilet de Doutzen Kroes (oui, pour devenir un mannequin célèbre et envié, il faut avoir un nom imprononçable, sinon ça ne marche pas)…

La fille qui pleurait à chaudes larmes mais non, pas sur Jean Ferrat, darling

Mon dindon rachitique, je sais pas si t’es au parfum, mais la merveilleuse communauté du chaud-bize est sévèrement endeuillée ce matin.

….

Non, pas Jean Ferrat, ma poule en peluche.
C’est fini, Jean Ferrat, on s’en tape, de Jean Ferrat. Dans ce monde où tout va si vite, il faut savoir rester à la page, chouchou, sous peine de n’être plus personne.
Parce que si tu n’as pas la bonne information au bon moment, tu peux dire adieu aux regards admiratifs, aux onomatopées émerveillées et aux propositions pornographiques qui pourraient éventuellement t’être destinées au cours d’un apéro branchouille dans un bar à tapas hype de la capitale.
Typiquement, si tu te mets à glousser, entre deux coupes de champagne, que « oh mon Dieu, la mort de Jean Ferrat m’a laissé comme un trou béant dans le dedans de mon coeur! », tout ça pendant que David Guetta himself mixe de la merde en arrière-fond et qu’un groupe de pipôles se partage quelques rails de coke à la table d’à côté en évoquant le dernier défilé Lagerfeld® et la récente blennorragie de tel mannequin incontournable, eh bien tu risques de passer pour la dernière des connes et de t’attirer une convergence désagréable de regards aussi froids et morts que ceux d’un banc de mérous.
D’abord parce que dans ton milieu fashion et glossy, tout le monde s’en contrefout, de Jean Ferrat, qui n’avait vraiment pas une gueule de sex-symbol, ressemblait vaguement à un mélange de José Bové, Jean Rochefort et Cavanna, et n’avait jamais participé à la moindre vente privée parisienne (est-ce que tu te rends seulement compte que ce mec n’utilisait même pas de samples dans ses morceaux, et qu’il écrivait des textes?).
Ensuite, parce que même si Jean Ferrat avait été un personnage relativement courtisé par les reines du girly et de la frivolité décérébrée, son décès serait déjà passé à la trappe (je te rappelle que ça fait 48 heures et que depuis, il s’en est passé, des choses, sans compter qu’il y a quelques jours c’était encore la fashion week, ma courge, et que Dita von Teese et Castelbajac, ils n’en ont strictement rien à foutre de Jean Ferrat).

Donc, ma caille, la nécro du jour, tu ne la liras sans doute pas sur les blogs où tu as l’habitude de te rendre afin de savoir si, oui ou non, la robe Yves Saint Laurent® que portait Lady Gaga te ferait ressembler à une tapineuse de luxe ou à Barbamama enceinte de quintuplés.
Nan.

La nécro du jour, c’est celle de Peter Graves, et mon cœur saigne, lectrice, parce que  j’étais une inconditionnelle de Mission Impossible, mais tu ne dois pas connaître, vu que contrairement à Sex and the city c’était une série télé avec un scénario dedans mais pas de marques comme Alexander McQueen® ou Jimmy Choo® à chaque plan.

La fille qui pleurait à chaudes larmes mais non, pas sur Jean Ferrat, darling


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