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Mon Koh Lanta

Publié le 05 avril 2010 par Anaïs Valente

Neuf Koh Lanta ont été diffusés à ce jour. Neuf, plus « le retour des gagnants » ou un truc du genre, diffusé l'an dernier en cadeau bonus.

Je n'ai pas loupé un seul épisode d'une seule des saisons.

Koh Lanta, j'adore.  S'il ne devait rester qu'une seule émission de téléréalité, je choisirais celle-là (quoique, L'île de la tentation et ses scènes de pseudo-sexe à mourir de rire, c'est bien aussi, sans oublier Secret Story et ses secrets ridiculo-débiles).

Il paraît, selon les psys et les sociologues, que cette émission nous permet de nous prendre pour des aventuriers.  L'aventure sur canapé, c'est parfait pour moi.  J'ai faim avec eux.  J'ai froid avec eux.  Je fais du sport avec eux.  Je tente de faire du feu avec eux.  Je me fatigue avec eux.  Et je gagne avec eux, c'est l'essentiel.  Oui, c'est définitivement définitif, être une aventurière sur canapé, c'est ce qui me convient.

Mais en neuf saisons de Koh Lanta + une, jamais je n'avais autant choisi mon camp.

C'est vrai quoi, d'habitude, on ne connaît pas les participants.  Bien sûr, de prime abord, on a de suite des affinités.  Y'a ceux qui exaspèrent, ceux qui sont beaux comme des dieux, ceux dont la vulgarité rebute, ceux qui se montrent directement violents, ceux qui attendrissent.  Mais il faut du temps pour réellement choisir son camp.  Du temps aussi pour, après la réunification, choisir son chouchou parmi les survivants.

Pour cette saison particulière de Koh Lanta, qui s'appelle, je pense « le choc des héros » ou un truc du genre, des sportifs de haut niveau affrontent des personnalités fortes des anciennes saisons de Koh Lanta. 

Bon, niveau prénoms, vous me connaissez, j'ai peu de mémoire.  Mais, niveau sportifs, y'a entre autres le sympathique et craquant Gwendal Pèsera (combien de kilos ? ah ah ah, humour fou d'Anaïs), un ancien patineur dont je me souviens parfaitement, du temps oùsqu'il patinait superbement avec Marina Trucmachinva, y'a aussi un champion du moooooonde de foooooot Franck Letaureau (viré cette semaine, fort heureusement), qui a déjà réussi à placer son insupportable et si chauvin « et un et deux et trois zéro » - mignon, mais un peu trop regardez-moi je suis champiiiioooooooooooon.  Pour le reste, je ne connais pas, mais c'est que du champion ou de la championne, et ça se la pète grave de la mort qui tue la vie.

Quant aux ex de Koh Lanta, y'a la gagnante de l'an dernier (oublié le prénom), le tueur de chèvres autoproclamé Monsieur Seguin (Momo), l'abominable vantard des sables (Freddy), le beau gosse qui n'est pas brun ténébreux mais que j'en mangerais bien à chaque repas (oublié le prénom), et quelques autres.

Et donc, j'ai de suite choisi mon camp : les Koh Lantais.  Passque les sportifs, ils s'y croivent (du verbe croiver, of course) comme des malades, avec leur biscottos et leurs tablettes de chocolat (nan chuis pas jalouse, juste un peu, moi qui n'ai que des tablettes de chocolat fondu, titchu).  Ils sont tellement persuadés de gagner, que je ne rêve d'une chose : qu'ils perdent.

Et c'est bien parti. La semaine dernière, ils ont perdu et ont viré une championne de saut en longueur, si je me souviens bien.  Cette semaine, idem, et adios Franck Lavache.

Bon, je me doute que vous vous en foutez, de qui je soutiens.

Mais ce qui va vous plaire, c'est de découvrir à quel point je les soutiens...

J'aurais dû me filmer, moi l'aventurière sur canapé, durant l'épreuve d'immunité, savoir une plongée en apnée, en relai.

Dès le départ, les rouges, donc les sportifs, ont un peu d'avance.

Anaïs se mord les ongles des doigts, la pulpe des doigts, les os des doigts, jusqu'à n'avoir plus de doigts.

Les jaunes rattrapent leur retard.

Anaïs voit poindre une lueur d'espoir.

Gwendal s'égare en revenant de sa plongée.

Anaïs nage dans le bonheur et pousse de petits cris de joie.

Les jaunes et les rouges sont à égalité.

Anaïs commence à y croire.
Le beau gosse des jaunes (mais comment s'appelle-t-il, titchu) remonte de la dernière plongée, la décisive, celle qui va les faire gagner ou perdre, avec un quart de seconde d'avance.

Anaïs commence ses « allez allez allez allez ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ».

La participante qui ne participe pas et se trouve près de Denis Brognard lui arrache le bras droit en hurlant « allez allez allez ».

Anaïs se cramponne à son canapé comme si elle escaladait le Mont Blanc, et continue à hurler « allez allez allez ouiiiii allez allez allez ouiiiiiiiiiiii vas-y vas-y vas-yyyyyyyyyyy ».

Le beau gosse arrive avec 1 seconde 22 centièmes d'avance et fait gagner son équipe. 

Anaïs lève les bras en l'air et hurle en gesticulant « ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ».

L'équipe des jaunes, qui vient de gagner (ça va, vous suivez ?) fait la ronde en hurlant de joie.

Anaïs frappe dans ses mains.  Elle sent son cœur qui bat à tout rompre.  Elle est heureuse.

Victoire !

Je vous l'avais dit, que faire son Koh Lanta sur canapé, c'était aussi une aventure, du sport, de l'émotion.

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