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Paris-Dakar : l'aventure africaine commence

Publié le 07 avril 2010 par Caju

Mon arrivée à Dakar a été assez mouvementée.

Après une nuit très très courte (boulot la veille, rencontre avec Renan le soir, valise à terminer ensuite, plantes à déposer chez les voisins avec mon double de clés (ils étaient en vacances et rentraient quelques jours après mon retour) et réveil à 4H30), je me suis retrouvée dans un taxi en direction de l'aeroport (pas de transports en commun à cette heure-ci).

Après quelques bavardages avec mon chauffeur très sympathique (j'étais presque réveillée à cette heure si matinale, ce qui me ressemble assez peu) j'ai fini par arriver au terminal 3 de CDG, terminal que je n'aime pas, car il n'y a rien à faire. Pas de boutiques, rien !

Je me suis donc dirigée tranquillement vers le comptoir pour récupérer le fameux sésame qui m'ouvrirait les portes de l'enregistrement.

Une fois mon bagage en soute enregistré (la moitié étant rempli d'affaires pour mon hôtesse dakaroise) et envoyé sur le tapis roulant vers les soutes de l'avion, la charmante hôtesse de terre m'annonce que ma valise cabine est trop lourde et que je dois la mettre en soute. Mais ayant mon beau Canon tant adulé par Dom, ma PSP, et mon EeePC dedans, hors de question que je la mette en soute telle quelle. Et comme ma grosse valise est déjà partie, je ne peux plus y ajouter des affaires, afin de diminuer le poids de mon bagage cabine.

Je me retrouve donc au point presse pour demander des sacs plastiques dans lesquels placer mon électronique précieux qui ne voyagera pas en soute, avant de revenir au guichet pour mettre ma valise cabine cadenassée (j'avais pris 2 cadenas en rab, au cas où) en soute.

Me voici donc légère pour prendre l'avion : deux petits sacs à main en bandoulière, un gros sac plastique plein à ras bord, l'appareil photo en bandoulière. Super pratique !

Chargée comme un mulet, je commence la looooooooooooongue attente pour passer la douane. Près d'une heure... Je suis toujours coincée dans la file d'attente au moment où les passagers sont prêts à embarquer. Mais n'étant pas la seule de l'avion, je ne m'inquiète pas plus. Et vu que le personnel au sol refuse de nous entendre, nous attendrons. Et l'avion nous attendra.

J'arrive enfin devant la porte d'embarquement cinq minutes après l'heure prévue du décollage. Et j'attends la navette qui nous emmènera enfin dans l'avion. Seule occidentale au milieu des africains, je suis déjà dans l'ambiance... Et l'avion a déjà près d'une heure de retard au décollage...

S'ensuivent ensuite six heures de bataille avec mon voisin qui prend confortablement tout l'accoudoir, sur un siège fixe qui ne peut pas se baisser (le siège de devant ne peut pas non plus se baisser ! Heureusement ! Car, grâce à mes grandes pattes, je voyage toujours avec les genoux collés au siège de devant... Donc si en plus le passager baisse son siège...) et pour tout repas un mini croissant sec et un petit pain. Et impossible de dormir, car étant au fond à quelques rangs des seules toilettes utilisables de l'avion, les charmants passagers qui passent en permanence en s'appuyant lourdement sur mon dossier me font faire du trempolline...

A l'arrivée, je regarde partout dans l'espoir de peut-être apercevoir Manou et Violette qui reprennent mon avion dans l'autre sens. Mais peine perdue ! Je ne les croise pas !

Et dans la chaleur écrasante, je récupère mes valises, re-rempli mon bagage cabine pour me libérer les mains puis part à la recherche de ma Dom, tout en refusant les avances répétées des locaux qui souhaitent m'aider à porter mes bagages. Mais je me débrouille avec mes deux valises à roulettes. Merci !

Et j'aperçois enfin Dom, ma sauveuse, que je rejoins en slalommant entre les porteurs, les touristes, les valises, les vendeurs, etc. pour commencer mon aventure dakaroise !


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