Magazine Journal intime

Une seule chose ne change pas; c'est le changement

Publié le 14 avril 2010 par Tourments
Depuis 2008, ma vie n’a pas cessée d’être chamboulée. Dépendant des choix que j’ai faits ou que l’on m’a imposés, j’ai subis des contrecoups parfois bénéfiques et souvent catastrophiques. Et depuis le début de l’année 2010, je me suis promis des tas de choses pour justement faire en sorte que ma vie sera positive et non négative. De ces promesses, j’en ai déjà tenu plusieurs; Changement d’emploi, amélioration de la situation monétaire, persévérer dans mes hobbys et arts, et quelques folies comme justement des spectacles ou des achats plus gros que je n’aurais peut-être pas fait normalement.
J’ai décidé de profiter de la vie, de quérir ce que je veux, de l’obtenir, de réussir. Sans plus personne pour m’entraver, plus personne pour décider pour moi, plus personne sauf moi. Juste moi. Changer ma vie était mon choix à prime abord, mais jamais je n’aurais cru la voir changer autant en si peu de temps, et pire, de moi-même créer d’autres changements drastiques, qui auront des impacts à long terme sur ma vie, et les faire sans trop de craintes ni de doutes. Changer de vie, pour que peut-être les larmes se changent en sourires et la noirceur en lumière. Mais je ne suis pas encore rendue là…bref.
J’ai choisi de changer ma vie, car même si elle se change souvent par elle-même sans que je ne le veule, je veux pouvoir en garder le contrôle le plus possible, moi qui ne l’a que rarement eut car d’autres contrôlaient ma vie à ma place. Je m’émancipe donc de plus en plus, en tout pleins de domaines et d’avenues, je laisse éclore doucement, la vraie personne qui se cache derrière mes yeux tristes et verts. Je maîtrise de mieux en mieux cette vie que je me suis construite et reconstruite sans cesse, dans le but qu’elle prenne de réelles fondations et tienne la route pour longtemps, sur le chemin du bonheur. Mais ce chemin est parsemé d’embûches.
Une de mes plus grandes décisions de l’année a été de quitter mon ancien emploi pour revenir à un emploi que j’aimais jadis. L’employeur en question m’avait mise à pied car il n’avait plus assez de travail pour moi à l’époque, pour mieux me rappeler en février dernier. Je n’ai pas hésité, j’ai fais le saut. J’avais des bonnes raisons de le faire, même si j’avais d’égales raisons de ne pas le faire. J’ai délaissé un emploi stable, sûr, avec plus d’avantages et plus proche de chez-moi, pour retourner vers mon employeur passé. Employeur passé qui ne m’offre aucune sécurité d’emploi, aucun réel avantage, qui est plus loin de chez-moi, mais qui me paye un peu plus (malgré que j’ai été réembauchée à salaire moindre que j’avais autrefois). Malgré les points négatifs, j’ai sauté.
Le saut fait, je me rend compte depuis mon retour, combien les choses ont changées à mon ‘’ancien-nouvel’’ emploi, et qu’elles n’ont pas changées pour le mieux. La situation semble instable, ils font tout pour sauver deux sous, etc. Et là, les bombes : Un des piliers de l’entreprise, la personne ressource, celle qui sait tout, vient d’annoncer son départ ce matin même. Je suis sous le choc, car je sais que je vais me trouver dépourvu de son savoir, de son aide, et que je vais rester prise avec l’autre bonne femme qui fait et sait a peu près rien. J’ai peur, j’admets, car déjà que je sens que ce bateau coule, maintenant, ce sont carrément les fondations de cette entreprise qui s’effondrent.
Mais ce n’est pas tout. Nous déménageons la semaine prochaine, dans un local aussi petit que mon salon, dans lequel nous serons cordés comme des sardines. Et moi qui revenais avec à l’idée les grands locaux aérés, le grand bureau, la fenêtre à mes côtés, etc… Eh bien voilà, tout cela sera fini d’ici quelques jours. Le confort de travailler dans mon propre espace me sera enlevé. Un des seuls avantages restant de ce choix qu’ai-je fait de revenir travailler en ces lieux vient de m’être enlevé. Et je me demande de plus en plus, ce que je fais ici…
Ce choix de revenir m’incombe à moi seule, personne ne l’as fait à ma place. Mais avoir su que je reviendrais dans un endroit qui semble crouler sous les dettes et au bord de la faillite, d’où les gens aillant des décennies d’expérience quittent sans regrets mais bien avec le sourire, je n’aurais jamais accepté. De plus, on m’a réengagée sous certaines conditions, qui n’ont pas été respectées, et je me sens flouée.
En voulant décider de ma vie, en croyant faire le bon choix, je n’ai rien vu, je crois. Malgré que je me souviens de mon impression le jour de la signature de mon nouveau contrat; Je remarquais les bureaux vides, les espaces où les lumière n’étaient même pas allumées, les visages découragés de certaines personnes. Et j’ai choisi de ne pas m’en soucier. Et me voici là… Que vais-je faire? J’en sais rien. Je suis tannée de changer d’emplois, j’aimerais juste trouver MA place, et y être bien. C’est toujours cet aspect là de ma vie que j’ai de la difficulté à maîtriser. Mais rendu là, au déménagement, je crois que je vais soumettre l’idée à mon patron que je pourrais faire du télétravail, ce qui me plairait beaucoup. Qui sait, je serais peut-être en mesure de conjurer le changement non voulu…
J’ai changé ma vie, et oui, plusieurs aspects sont plus que positifs. J’ai même réussis à outrepasser ma peur panique des foules en allant voir Bon Jovi, ce qui fut un accomplissement immense pour moi. Tout pleins d’autres changements sont en vue, de beaux changements, contrôlés et calculés. Mais il y a aussi la folie, la folie de vivre et de vouloir vivre, à fond, le plus possible, et savourer chaque instant de cette folie, tout en étant capable de rester les deux pieds sur Terre. Je change ma vie et ma vie change, coûte que coûte, que je le veule ou non, il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est le changement.
''La porte du changement ne peut s'ouvrir que de l'intérieur.''
Jacques Salomé
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