Magazine Journal intime

L’aventure aéropolisseur.

Publié le 25 avril 2010 par Wawaa


Un truc dément quoi ! Je te jure ! Même space Mountain c’est de la gnognotte à côté. J’suis retournée chez ma dentiste le vendredi 16 Avril à 13h30 pétante parce qu’elle voulait me détartrer. Enfin me détartrer les dents qui étaient trop entartré au goût du docteur Calgon.
Je suis à l’heure, elle m’ouvre et me demande de patienter un peu. Je patiente donc. Je lis les Elle qui traînent par là, pas très enthousiasmée par le contenu et la masse de publicités qui décorent le magazine.
La sonnette retentit tout à coup au point de me faire sursauter. Elle retentit longuement. La dentiste ne semble pas avoir entendu. Je me dis que ce n’est pas à moi d’y aller. La sonnette retentit encore par grands à-coups un peu violents. Je me dis que j’ai trop peur pour y aller que c’est forcément un psychopathe. La dentiste raccompagne une patiente et fait entrer la cliente qui avait sonné. Une vieille femme sur canne qui avait du mal à marcher. Oui, bon, je pouvais pas deviner moi. Et puis faut pas être violent comme ça avec le bouton de la sonnette ! Elle n’a pas l’air très gaie cette dame, alors moi je ne la regarde pas trop, ça pourrait me foutre le cafard. La dentiste arrive au moment où je lui propose un livre pour pas qu’elle ait à se lever, mais la dentiste comprend que je veux lui laisser ma place et dit « Non c’est bon mademoiselle , ça va être rapide ! ». Je lui explique donc que je lui proposais un magasine mais qu’elle n’avait pas l’air très sociable. Elle me dit qu’elle s’est permise de me dire ça car cette vieille dame demandait souvent de passer avant les autres et pas très poliment. Je comprenais mieux sa réaction.
Nous voilà donc dans son cabinet, moi prête pour me faire détartrer la dentition. Nous parlons d’abord de ma bouboule, OUI MA FAMEUSE BOUBOULE qui malgré 3 jours d’antibiotiques, n’a pas daigné disparaitre. Elle a décidé de ne rien faire me conseillant de rester vigilante et que si ça devenait hyper douloureux alors nous envisagerions de trouver une solution au problème. Je garde donc ma boule dentaire, c’est la mienne.
Elle me demande des nouvelles de mes couronnes. Je lui dis que c’est nickel. Alors elle est contente et moi aussi.
J’ouvre la bouche et c’est parti pour le détartrage avec un outil pointu bruyant et vibrant. Normalement, ce qui vibre ça procure du plaisir. Et bien pas là ! Non ! Elle l’a passé entre le creux de mes dents et je peux vous assurez que mes dents sont bien éveillées ! Entre frissons, douleurs, gencive maltraitée et compagnie, j’ai adoré l’expérience. Une fois qu’elle a eu fini de s’occuper du bas , j’ai eu ce droit de me rincer la bouche. C’était sanguinolent. C’est violent un détartrage.
Elle attaque le haut en précisant « En haut y’a très peu de tartre, ça va aller vite ». En deux temps trois mouvement, c’était fait. Et tout à coup elle a sortie un autre engin de torture. « C’est un aéropolisseur » m’a-t-elle expliqué. UN QUOI ? mais je suis déjà polie moi madame ! « Ca permet de bien effacer toutes les taches sur les dents ». C’est toi la tache hého !
Elle branche la machine et là je sens plein de petites billes s’écraser contre mes dents, ma langue, ma gencive et ma bouche. Ca pique, ça brûle, et j’ai hâte qu’elle en finisse, mais non, elle s’applique la bougresse ! Les billes sont aromatisées à la pêche ou un truc dans le genre, un arôme bien chimique et écœurant. Elle s’attarde sur les canines et me trucide littéralement la bouche avec les billettes. Puis m’autorise à me rincer la bouche. Voilà, c’est fini !
Ensuite elle a décidé aussi d’aéropolir mon compte en banque en me demandant un chèque de 1066 euros. Mais, malgré ses attitudes de tortionnaires, elle a accepté de ne l’encaisser qu’au début du mois prochain le temps que les organismes de santé garnissent mon pauvre compte en banque.
Et le résultat du détartrage dans l’histoire ? Y’a pas à dire, je vois la différence ! Mes dents sont plus belles … mais l’aéropolisseur a extrêmement bien irrité mes lèvres qui ont passé trois jours à piquer et à se craqueler et saigner. Que du bonheur !

Il faut souffrir pour être belle. Rester moche peut avoir ses avantages, croyez moi !


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