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A propos de la fête de la Pentecôte : l'enseignement des Ecritures

Publié le 22 mai 2010 par Hermas

La Pentecôte, tout comme la Pâque, était d’abord une fête juive. A la différence de Noël, de l’Epiphanie et de biens d’autres fêtes qui sont propres à l’Eglise Catholique. Pourquoi ce choix de Dieu ? Pourquoi le Saint-Esprit est-il venu sur les Apôtres cinquante jours après Pâque ? Une coïncidence ? Nous l’avons vu, à propos de l’Ascension, il n’y a pas de coïncidence, ni de hasard dans le plan de Dieu. Il nous revient de bien méditer les Ecritures pour découvrir la vérité profonde qu’elles veulent nous révéler sur Dieu, sur le Plan Salvifique de Dieu.

La fête de Pâque rappelle la dixième plaie d’Egypte, l’immolation de l’Agneau Pascal, dont le sang, placé sur le montant des portes, protègerait les aînés des enfants d’Israël, au passage de l’Ange Exterminateur, descendu pour obliger le Pharaon à laisser partir les Hébreux de l’esclavage auquel ils étaient soumis depuis plus de 400 ans, pour les conduire vers la Terre Promise. L’Agneau Pascal, le Sang de l’Agneau Pascal qui protège et qui sauve. Et, chaque année, les Juifs fêtent solennellement cet événement capital dans l’histoire du Peuple élu, la sortie d’Egypte, la fin de l’esclavage, de l’oppression, la montée vers la terre Promise « où coulent le lait et le miel ».

Le Seigneur Jésus lui aussi, avec Marie et Joseph a fêté la Pâque chaque année. Jusqu’à cette Pâque ultime, qu’il a choisie lui-même, en lui donnant un sens nouveau. Ou plutôt, en donnant à la première Pâque toute sa signification, tout ce qu’elle annonçait : la Pâque de l’Ancienne Alliance était ainsi l’image et l’annonce de la Pâque de la Nouvelle et Eternelle Alliance dans le Sang, non plus d’un simple agneau, mais de Celui qui était « l’Agneau de Dieu », comme le proclame solennellement Jean Baptiste, attribuant à Jésus la prophétie du prophète Isaïe sur le Serviteur Souffrant, l’agneau innocent conduit à la boucherie, chargé de nos péchés, pour les racheter.

Et ce n’est pas par hasard que Jésus a choisi de célébrer la Pâque en ce Jeudi Saint, jour où, lors de la Dernière Cène, il institua la Sainte Eucharistie, « anticipant » en quelque sorte, et réalisant sous une forme non sanglante tout son sacrifice du lendemain, par ces paroles, « CECI EST MON CORPS, CECI EST MON SANG, le Sang de la Nouvelle et Eternelle Alliance ». Et, le lendemain, au moment où, dans le Temple de Jérusalem, on offrait l’agneau pascal, le véritable Agneau de Dieu, le verbe fait Chair, s’offrait sur la Croix, versait son Sang pour sauver les hommes de leurs péchés.

On pourrait dire, résumant à l’extrême, que la Pâque de Moïse était ainsi l’annonce de la Pâque de Jésus : l’agneau offert par Moïse était l’annonce de l’Offrande de l’Agneau véritable, l’Agneau de Dieu. Il faut aussi rappeler que Dieu avait refusé le sacrifice d’Isaac, en arrêtant le bras d’Abraham qui avait annoncé prophétiquement, en réponse à la question que lui posait Isaac : « Dieu y pourvoira mon fils ». Et il est significatif aussi de penser qu’Isaac gravissait à ce moment le Mont Moriyah, portant le bois du sacrifice, de son propre sacrifice ; ce Mont précisément que gravira Jésus portant le bois de sa Croix, ce Mont où sera immolé le propre Fils de Dieu, du Père qui n’a pas épargné son propre Fils pour sauver tous les hommes qui le veulent. Dieu avait pourvu au sacrifice d’Isaac par un agneau. Dieu a pourvu au sacrifice de l’agneau pascal. Dieu a pourvu en plénitude et de manière définitive : en livrant, en donnant son propre Fils, le véritable Agneau de Dieu

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Icône de la Pentecôte (Novgorod, Russie, fin 15e siècle)

Il en est de même pour la Pentecôte.

Le peuple d’Israël célébrait trois fêtes principales, selon les prescriptions du Seigneur avec une grande solennité (Exode 23, 14 : « Tu me fêteras trois fois l’an ».

Ce sont : au printemps, la Fête des Azymes qui inclut celle de Pâque ; la Fête de la Moisson, appelée aussi Fête des Semaines, qui se célébrait sept semaines, ou cinquante jours après Pâques (Deutéronome 16, 9) et marquait la fin de la moisson : « vous compterez cinquante jours » (Lévitique 23, 16), à laquelle se rattacha plus tard le souvenir de la Promulgation de la Loi au Sinaï. Et la fête des Tentes, en automne, à la fin de la récolte des fruits.

Le Livre de Tobie appelle cette fête des Semaines : la fête de la Pentecôte : « A notre fête de la Pentecôte (Fête des Semaines), il y eut un bon dîner » (Tobie 2 1b). Il n’est donc pas surprenant de voir saint Luc écrire : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé » (Actes 2, 1).

Depuis Pâque, nous avons vu se dérouler sept semaines ; et nous voici arrivés à ce jour qui fait suite à Pâque, et amène le nombre mystérieux de cinquante : la Pentecôte, avec l’effusion du Saint-Esprit. Ce jour est le Dimanche, le premier jour de la semaine, consacré la création de la lumière (Genèse chapitre 1°, récit de la Création), mais aussi et surtout par la Résurrection du Christ, Lumière du monde.

Revenons au texte de l’Exode, la libération des Hébreux de l’esclavage d’Egypte, le passage de la Mer Rouge, leur marche de 50 jours dans le désert. Le Seigneur avait déjà indiqué, par ces événements, par son intervention, la gloire future du cinquantième jour.

Israël avait pu, après avoir consommé l’agneau pascal, l'agneau de la première Pâque, opérer son passage à travers les eaux de la Mer Rouge, qui s’étaient écartées à la prière de Moise et sur l’ordre de Dieu, pour leur permettre de passer à pied sec.

Sept semaines s'écoulèrent ensuite dans ce désert qui devait les conduire à la Terre Promise Le jour qui suivit ces sept semaines fut celui où la première Alliance fut scellée entre Dieu et son peuple. Sur le Mont Sinaï. La Pentecôte (le cinquantième jour) fut ainsi marquée par la promulgation des dix Commandements de la Loi Divine, et cette Manifestation de Dieu, cette théophanie comme on l’appelle, resta dans le peuple d’Israël, avec la commémoration annuelle de cet événement : c’est la Pentecôte juive.

Et c’est ce jour précisément que Dieu Trinité choisit pour envoyer sur les Apôtres le Saint-Esprit annoncé par Jésus-Christ, pour les envoyer dans le monde entier pour enseigner toutes les nations, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du, Saint-Esprit (cf.Mathieu 28, 19-20)

En effet, de même que la Pâque juive était une annonce prophétique, comme nous venons de le voir, la Pentecôte juive était elle aussi une manifestation prophétique : de même qu’il fallait une seconde Pâque pour le rachat du genre humain, .il devait y avoir une seconde Pentecôte pour tous les peuples : Au Fils de Dieu, vainqueur de la mort revenait la Pâque avec tous ses triomphes; à l'Esprit-Saint, revenait la Pentecôte, qui le voit entrer comme législateur dans le monde placé désormais sous sa loi, sous la Loi d’amour de Dieu.

Le récit des Actes des Apôtres fait état d’un « grand bruit » venu du ciel, d’un « violent coup de vent » et de « langues de feu » et qui se posent sur chacun des apôtres. Le bruit, le vent et le feu symbolisent la présence de Dieu ; ils sont une manifestation de la puissance divine, C’est le renouvellement de la théophanie du Sinaï dont la Pentecôte juive est la commémoration.

Lisons, pour bien nous en pénétrer, les textes racontant ces deux manifestations divines, qui montrent non seulement leur ressemblance, mais surtout leur continuité, et surtout l’accomplissement plénier et définitif du plan de Dieu :

Moïse sur le Sinaï reçoit les dix Commandements :

Exode, chapitre 19° :

9. 

Yahvé dit à Moïse : « Je vais venir à toi dans l'épaisseur de la nuée, afin que le peuple entende quand je parlerai avec toi et croie en toi pour toujours. » Et Moïse rapporta à Yahvé les paroles du peuple.

16. 

Le surlendemain, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne, ainsi qu'un très puissant son de trompe et, dans le camp, tout le peuple trembla.

18. 

Or la montagne du Sinaï était toute fumante, parce que Yahvé y était descendu dans le feu ; la fumée s'en élevait comme d'une fournaise et toute la montagne tremblait violemment.

19. 

Le son de trompe allait en s'amplifiant ; Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre.

Puis Moïse descend de la montagne et donne au peuple de « Décalogue », c’est-à-dire les Dix Commandements.

Lisons à présent le récit de la descente du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte

Actes chapitre 2° :

1. 

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,

2. 

quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.

3. 

Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.

4. 

Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.

5. 

Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.

6. 

Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.

Mais quelle différence entre ces deux Pentecôtes ! La première sur les rochers sauvages de l'Arabie, au milieu des éclairs et des tonnerres, intimant une loi gravée sur des tables de pierre ; la seconde dans la ville de Jérusalem, sur laquelle la malédiction n'a pas encore éclaté, parce qu'elle contient dans son sein jusqu'à cette heure les prémices du peuple nouveau sur lequel doit s'exercer l'empire de l'Esprit d'amour. En cette seconde Pentecôte, le ciel ne s'assombrit pas, on n'entend pas le roulement de la foudre; les cœurs des hommes ne sont pas glacés d'effroi comme autour du Sinaï ; ils battent sous l'impression du repentir et de la reconnaissance. Un feu divin s'est emparé d'eux, et ce feu embrasera la terre entière. Jésus avait dit : «Je suis venu apporter le feu sur la terre, « et quel est mon vœu, sinon de le voir s'éprendre (Luc 12, 49). » L'heure est venue, et celui qui en Dieu est l'Amour, la Flamme Eternelle et incréée, l’Esprit Saint, descend du Ciel pour remplir l'intention miséricordieuse de l'Emmanuel.

En effet, l'heure est venue, l'heure de Tierce comme on l’appelle, 9 heures du matin, l'heure prédestinée de toute éternité ; et le dessein des trois Personnes Divines, conçu et arrêté avant tous les temps se déclare et s'accomplit. De même que le Père, sur l'heure de minuit, envoya en ce monde pour y prendre chair au sein de Marie, son propre Fils qu'il engendre éternellement : ainsi, le Père et le Fils envoient à cette heure de Tierce sur la terre l'Esprit-Saint qui procède de tous deux, pour y remplir jusqu'à la fin des temps la mission de former l'Eglise Epouse et Royaume du Christ, de l'assister, de la maintenir, de sauver et de sanctifier les âmes.

Soudainement, un vent violent qui vient du ciel se fait entendre ; il mugit au dehors, et remplit le Cénacle de son souffle puissant. Au dehors il convoque autour du Cénacle sur la montagne de Sion une foule d'habitants de Jérusalem et d'étrangers ; au dedans il ébranle tout, il transforme les disciples du Sauveur, et montre que rien ne lui résiste. Jésus avait dit de lui : «Désormais ce vent parcourra la terre en tous sens, et rien ne pourra l'arrêter dans son domaine » : « O Seigneur, envoyez votre Esprit qui renouvellera la face de la terre » ! Il y avait eu cette supplique dans le passé, c’est à présent sa réalisation.

Et Celui qui naguère se montra au Jourdain sous la forme gracieuse d'une colombe, apparaît aujourd'hui sous celle du feu. Dans l'essence divine il est amour; or, l'amour n'est pas tout entier dans la douceur et la tendresse ; il est ardent comme le feu. Maintenant donc que le monde est livré à l'Esprit-Saint, il faut qu'il brûle, et l'incendie ne s'arrêtera plus. Et pourquoi cette forme de langues ? sinon parce que la parole sera le moyen par lequel se propagera cet incendie divin vivificateur : «Allez, enseignez toutes les nations » ! Et toutes les nations, chacune dans leur langue, comprendront cette Parole de Dieu : après l’orgueil des hommes et la construction de la Tour de  Babel, Dieu avait confondu les langues et dispersé les peuples. A la Pentecôte, l'Esprit d'amour a fait cesser en un instant cette division de Babel, et la fraternité première reparaît dans l'unité du langage, dans l’unité du Peuple de Dieu ayant pour Chef le propre Verbe de Dieu fait Chair. C'est ce qui fait dire à saint Augustin parlant aux fidèles, ces paroles admirables : « L'Eglise répandue parmi les nations parle toutes les langues ».

Et Marie, déjà « pleine de grâce » ? Il fallait à la Nouvelle Eve, à la véritable « Mère des vivants », un surcroît de grâces pour répondre à une telle mission : aussi est-elle l'objet premier des faveurs de l'Esprit-Saint. Il la féconda autrefois pour être la Mère du Fils de Dieu ; en ce moment il forme en elle la Mère des Chrétiens, la Mère de l’Eglise. L'Esprit d'Amour accomplit à ce moment l'oracle divin du Rédempteur mourant sur la croix. Il avait dit, en désignant l’homme: « Femme, voilà votre fils »; l'heure est arrivée, et Marie a reçu avec une plénitude merveilleuse cette grâce maternelle qu'elle commence à appliquer dès aujourd'hui, et qui l'accompagnera jusque sur son trône de Reine, lorsqu'enfin la sainte Eglise, s’étant développée comme le grain de sénevé, sa Mère Céleste pourra quitter la terre, monter aux Cieux et ceindre la couronne qui l'attend.

Saint Jean Damascène, auteur de l'Hymne qui suit, empruntée au Pentecostarion, nous permet de terminer cette Jounrée par cette hymne qui résume et chante le mystère de la Pentecôte, qui répand dans nos cœurs l’Amour de Dieu par l’Esprit Sait qui nous est donné :

Hymne

Au sortir du nuage divin, le prophète dont la langue était tardive promulgua la loi écrite par le doigt de Dieu ; guéri de son infirmité, il avait contemplé de l'œil de l'âme celui qui est, et il célébra dans des cantiques sacrés la science de l'Esprit qu'il avait reçu.

 

Le grave et auguste Maître avait dit à ses disciples : « Ne vous séparez point, ô mes amis ! lorsque je serai assis sur le trône sublime de mon Père, je répandrai la grâce infinie de l'Esprit dans tout son éclat sur vous qui désirez la connaître. »

 

Sa carrière étant terminée, le Verbe, fidèle à sa promesse, remplit leurs cœurs d'un doux recueillement. Ayant achevé son œuvre, il répand sur ses amis d'abord un souffle violent, bientôt des langues enflammées ; lui le Christ, il leur donne l'Esprit et dégage ainsi sa parole.

 

Le pouvoir divin dépasse toute borne ; de gens illettrés il fait des orateurs, leur parole réduira les sophistes au silence, et semblable à un éclair éblouissant, l'Esprit enlèvera à leur nuit profonde des peuples innombrables.

 

Cet Esprit tout-puissant, splendide, incorruptible , procédait de la lumière incréée, de la substance que le Père transmet au Fils ; aujourd'hui, langue de feu dans Sion, il manifeste aux nations cette lumière qu'il puise dans la divinité.

 

Et toi, ô Fils de Dieu qui as réuni deux natures, tu prépares le bain divin de la régénération ; l'eau d'un tel bain s'est épanchée de ton côté, ô Verbe, et l'ardeur puissante de l'Esprit en est le sceau.

 

Vous êtes les vrais serviteurs du Dieu souverain, vous qui adorez l'Essence trois fois lumineuse. Le Christ met aujourd'hui la dernière main à son bienfait surnaturel, envoyant pour notre salut celui qu'exprime le feu, versant sur nous la grâce universelle de l'Esprit.

 

Enfants de l'Eglise, fils de la lumière, recevez la rosée enflammée de l'Esprit, et par elle la rémission et l'affranchissement de vos péchés ; car aujourd'hui la loi est sortie de Sion, la grâce du Saint-Esprit, sous la forme d'une langue de feu.

 

Autrefois on entendit un concert d'instruments qui conviait les hommes à adorer la statue d'or inanimée; maintenant, c'est la grâce lumineuse du Paraclet qui les rend dignes de s'écrier: O Trinité unique, égale en pouvoir, sans commencement, nous te bénissons.

 

Oubliant l'oracle du Prophète, des insensés disaient que l'ivresse des Apôtres était produite par le vin ; on entendait retentir tous les langages étrangers ; pour nous, nous n'avons qu'un cri : Toi qui renouvelles divinement l'univers, sois béni.

 

L'heure de Tierce fut choisie pour l'effusion d'une telle grâce ; elle signifiait que l'on devait adorer trois personnes dans l'unité de puissance ; en ce jour du Dimanche, le premier des jours, ô Père, o Fils, ô Esprit, soyez béni.

Nous pouvons y ajouter cette Séquence dont Notker est le véritable auteur (attribuée pendant longtemps au pieux Roi Robert), et qui a disparu des Missels romains-français au XVIIe siècle, où on l'y a remplacée par la Séquence romaine, Veni, Sancte Spiritus. Redonnons sa place à ce chef-d’œuvre qui, par sa richesse ne peut qu’alimenter notre amour et accroître notre foi :

Que la grâce de l'Esprit-Saint daigne nous assister !

Qu'elle fasse de nos cœurs son habitation,

Qu'elle en expulse les vices de notre esprit.

O vous qui éclairez les hommes , Esprit plein de bonté,

Chassez les sombres ténèbres qui attristent notre âme.

Vous qui êtes l'ami des  sages pensées, bon et saint,

Répandez votre onction dans nos âmes.

O Esprit, c'est vous qui nous purifiez de tous nos péchés.

Purifiez en nous l'œil de l'homme intérieur,

Afin que nous puissions un jour contempler le Père suprême,

Qu'il n'est donné de voir qu'à ceux qui ont le cœur pur.

C'est vous qui avez inspiré les Prophètes, et leur avez fait célébrer d'avance les louanges du Christ.

Vous avez fortifié les Apôtres pour élever le trophée du Christ par le monde entier.

Lorsque Dieu, par son Verbe, créa le ciel, la terre et la mer,

Vous fîtes planer votre divinité sur les eaux pour les féconder, ô Esprit !

Maintenant vous donnez à ces eaux la vertu de vivifier les âmes.

Votre souffle rend les hommes spirituels.

Le monde divisé en diverses langues et en divers cultes, vous l'avez réuni en un seul, ô Seigneur !

O Docteur rempli de bonté, c'est vous qui avez rappelé les idolâtres au culte du vrai Dieu.

Daignez donc , Esprit-Saint, exaucer nos supplications.

Sans vous toutes nos prières seraient vaines et indignes de monter jusqu'à l'oreille de Dieu.

C'est vous qui, par vos divines caresses, avez instruit et dirigé les saints dans tous les siècles, ô Esprit !

Décorant aujourd'hui les Apôtres de dons nouveaux et inconnus aux âges précédents,

Vous avez rendu ce jour glorieux à jamais. Amen.

 

La_Pentecote.jpg
La Pentecôte

Heures d'Étienne Chevalier,

enluminées par Jean Fouquet Musée Condé, Chantilly,

15° siècle

 

 


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