Magazine Humeur

Fête du Sacré-Coeur et du Coeur Immaculé de Marie

Publié le 11 juin 2010 par Hermas

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« Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé »

« Videbunt in quem transfixerunt »

La liturgie de cette semaine nous présente deux fêtes, liées entre elles : la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus, vendredi 11 juin, et, le lendemain, la fête du Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie.

Bien que le seul Sauveur soit Jésus, il est toutefois indéniable que Dieu a voulu associer à la Rédemption des hommes, selon un mode qui lui est propre et particulier, Celle qui est appelée Fille du Père Eternel, Epouse du Saint-Esprit, Mère du Verbe Incarné, la Vierge Marie. Il l’a fait tout d’abord en nous la donnant comme Mère, selon les paroles de Jésus du haut de la Croix, pour nous enfanter à la vie nouvelle. Et les deux Cœurs sont unis par un point commun : la lance qui perce la côté de Jésus, le glaive qui transperce l’âme de Marie, selon la prophétie de Siméon.

« Un soldat lui perça le côté Et aussitôt Il sortit du sang et de l’eau »

Saint Jean, « le disciple que Jésus aimait », se trouvait au pied de la Croix quand le centurion romain transperça le Côté de Jésus de sa lance, et il en rend témoignage, avec insistance :

Jean chapitre 19 :

25.  Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

26.  Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

27.  Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui.

31.  Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat - car ce sabbat était un grand jour -, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât.

32.  Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui.

33.  Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,

34.  mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.

35.  Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu'il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez.

36.  Car cela est arrivé afin que l'Écriture fût accomplie : Pas un os ne lui sera brisé.

37.  Et une autre Écriture dit encore : Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé.

(cf. Exode 12, 26 ; Zacharie 12, 10)

Que veut nous dire Saint Jean ? Qu’il a vu sortir du côté de Jésus du sang et de l’eau ? Son insistance est trop grande pour se limiter à ce simple témoignage. Saint Jean « le voyant de Patmos », au regard pénétrant de l’aigle qui est son symbole, veut nous dire quelque chose de plus :

« pour que vous aussi vous croyiez »

Que nous croyions qu’il a vu sortir du côté de Jésus du sang et de l’eau ? Penser cela serait méconnaître profondément l’Evangile qu’il a écrit, et tout ce qu’il veut nous dire, et que les autres évangélistes n’ont pas dit. L’insistance de Jean veut nous faire comprendre quelque chose de plus grand, de plus grandiose.

Le Corps de Jésus est « le temple spirituel d’où jaillit la source d’eau vive ». L’eau qui sort du côté de Jésus est, pour Jean, la source d’eau vive qui sort du Temple qu’est son Corps. Saint Jean, qui insiste par deux fois sur l’accomplissement des Ecritures :

36.  Car cela est arrivé afin que l'Écriture fût accomplie : Pas un os ne lui sera brisé.

37.  Et une autre Écriture dit encore : Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé,

n’a pas pu ne pas penser à la vision du prophète Ezéchiel, en septembre-octobre 573 avant Jésus-Christ : la vision du Temple futur, du Temple Messianique, et surtout de la vision de la « Source du Temple » (au chapitre 47), dont la liturgie pascale a repris le texte pour le rite de l’Aspersion des fidèles avant la Messe, à la place de « l’Asperges me » habituel pour le reste de l’année : « Vidi Aquam »

« Vida Aquam egredientem de Templo a latere dextro »

« J’ai vu l’eau sortir du côté droit du Temple »

Et ainsi, en rappelant ce geste du centurion, saint Jean a ouvert pour les siècles futurs, la voie à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, percé par la lance ; il est le premier, saint Jean précisément, « le disciple que Jésus aimait », celui qui, lors de la Dernière Cène, pencha sa tête sur la poitrine de Jésus (Jean 13, 25). La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus commence avec ce témoignage de saint Jean : « un soldat, de sa lance, lui perça le côté, et il en sortit du Sang et de l’Eau » (Jean 19, 34).

C’est ce Cœur qu’a vu, des siècles plus tard, Sainte Marguerite-Marie Alacoque, et à laquelle il dit :

“Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son Amour”.

Dom Guéranger écrit à propos de ce Cœur transpercé par la lance (Année Liturgique, Fête du Sacré-Cœur) :

« L'Evangile ici nous renvoie au passage du prophète Zacharie annonçant l'effusion de l'Esprit de grâce sur la maison du vrai David et les habitants de Jérusalem (Zacharie XII, 10 3). Et ils verront dans celui qu'ils ont percé (Jean. XIX, 37)», ajoutait le prophète.

« Mais qu'y verront-ils, sinon cette grande vérité qui est le dernier mot de toute l'Ecriture et de l'histoire du monde, à savoir que Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique, pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Jean. III, 16) ? »

« Voilée sous les figures et montrée comme de loin durant les siècles de l'attente, cette vérité sublime éclata au grand jour sur les rives du Jourdain (Luc. III, 21-22), quand la Trinité Sainte intervint tout entière pour désigner l'Elu du Père et l'objet des divines complaisances (Isaïe XLII, I . Restait néanmoins encore à montrer la manière dont cette vie éternelle que le Christ apportait au monde passerait de lui dans nous tous, jusqu'à ce que la lance du soldat, ouvrant le divin réservoir et dégageant les ruisseaux de la source sacrée, vînt compléter et parfaire le témoignage de la Trinité bienheureuse. « Il y en a trois, dit saint Jean, qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois n'en font qu'un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang ; et ces trois concourent au même but... Et leur témoignage est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et qu'elle est dans son Fils (I Jean. V, 7, 8, 11 ». ». Passage mystérieux qui trouve son explication dans la fête présente ; il nous montre dans le Cœur de l'Homme-Dieu le dénouement de l'œuvre divine, et la solution des difficultés que semblait offrir à la Sagesse du Père l'accomplissement des desseins éternels.

« Penchée encore sur la béante ouverture du Côté du Sauveur, entendons l'Eglise naissante s'écrier à Dieu, dans l'ivresse de son cœur débordant : « Père souverain, Seigneur mon Dieu, je vous louerai, je vous chanterai des psaumes au milieu des nations. Lève-toi donc, ô ma gloire! 0 réveille-toi, ma cithare et mon psaltérion (Psaume. CVII, 1-4) ». Et le Seigneur s'est levé triomphant de son lit nuptial au matin du grand jour ; et le Cœur Sacré, reprenant ses mélodies interrompues, a transmis au ciel les accents enflammés de la sainte Eglise. Car le Cœur de l'Epoux appartient à l'Epouse, et ils sont deux maintenant dans une même chair (Genèse. II, 24).

Dans la pleine possession de celle qui blessa son Cœur (Cantiques des Cantiques IV, 9), le Christ lui confirme tout pouvoir à son tour sur ce Cœur Divin d'où elle est sortie. Là sera pour l'Eglise le secret de sa force. Dans les relations des époux, telles que les constitua le Seigneur à l'origine en vue de ce grand mystère du Christ et de l'Eglise.

« Si Adam a péché, c'est qu'Eve a séduit et affaibli son cœur; Jésus nous sauve, parce que l'Eglise a ravi son Cœur, et que ce Cœur humain ne peut être ému et dompté, sans que la Divinité elle-même soit fléchie. Telle est, quant au principe sur lequel elle s'appuie, la dévotion au Sacré-Cœur ; elle est, dans cette notion première et principale, aussi ancienne que l'Eglise, puisqu'elle repose sur cette vérité, reconnue de tout temps, que le Seigneur est l'Epoux et l'Eglise l'Epouse.

« Les Pères et saints Docteurs des premiers âges n'exposaient point autrement le mystère de la formation de l'Eglise du côté du Sauveur ; et leurs paroles, ouvraient la voie aux sublimes et plus libres épanchements des siècles qui suivirent. « Les initiés connaissent l'ineffable mystère des sources du Sauveur, dit saint Jean Chrysostome ; de ce sang et de cette eau l'Eglise a été formée ; de là sont sortis les Mystères, en sorte que, t'approchant du calice redoutable, il faut y venir comme devant boire au côté même du Christ (In Johannem. Homilia. 84) ». — « L'Evangéliste, explique saint Augustin, a usé d'une parole vigilante, ne disant pas de la lance qu'elle frappa ou blessa, mais ouvrit le côté du Seigneur. C'était bien une porte en effet qui se révélait alors, la porte de la vie, figurée par celle que Noé reçut l'ordre d'ouvrir au côté de l'arche, pour l'entrée des animaux qui devaient être sauvés du déluge et figuraient l'Eglise (In Johannem. Tractatus, CXX 2) ».

« Comme « apôtres » de la dévotion au Sacré-Cœur, il faut aussi citer, entre autres, Sainte Gertrude, à laquelle, 27 janvier 1281, au monastère bénédictin d'Helfta, près Eisleben en Saxe, l'Epoux divin se révélait, l'épouse qu'il avait choisie pour l'introduire dans ses secrets et ses réserves les plus écartées, ; et sainte Mechtilde sa compagne.

« Le Dieu qui fait choix des petits pour confondre les forts avait désigné, pour la manifestation du Cœur sacré, la religieuse inconnue d'un obscur monastère. Comme au XIII° siècle il avait négligé les Docteurs et les grands Saints eux-mêmes de cet âge, pour solliciter auprès de la Bienheureuse Julienne du Mont-Cornillon l'institution de la fête du Corps du Seigneur, il demande de même la glorification de son Cœur divin par une fête solennelle à l'humble Visitandine de Paray-le-Monial, que le monde entier connaît et vénère aujourd'hui sous le nom de sainte Marguerite-Marie.

Marguerite-Marie reçut donc pour mission de faire descendre des mystiques sommets, où il était resté comme la part cachée de quelques âmes bénies, le trésor révélé à sainte Gertrude. Elle nous transmet les paroles même de Jésus, que nous devons méditer sans cesse :

« Etant devant le Saint-Sacrement un jour de son Octave (en juin 1675), raconte elle-même la Sainte, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour. Et me sentant touchée du désir de quelque retour, et de Lui rendre amour pour amour, Il me dit : « Tu ne m'en peux rendre un plus grand service qu'en faisant ce que je t'ai déjà tant de fois demandé. » Alors me découvrant son Divin Cœur : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour. Mais ce qui m'est encore le plus sensible c’est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi d'après l'Octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera a pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu. »

Prières au Sacré-Cœur de Jésus

Dans la présentation du Mois du Sacré-Cœur, j’ai indiqué déjà les Litanies du Sacré-Cœur, et l’Acte de Réparation. Nous pouvons y ajouter les prières suivantes, peu connues des fidèles, car elles font partie de l’Office Divin, c’est-à-dire des prières du Bréviaire. Elles sont aptes à enrichir notre dévotion, à approfondir notre foi, et à « aimer ce Cœur qui a tant aimé les hommes », dans tout notre oeur, dans toute notre vie.


Auctor beáte sǽculi (à Matines) - Sacré-Coeur de Jésus

1. Auctor beáte sǽculi, Christe, Redémptor ómnium, 
lumen Patris de lúmine, Deúsque verus de Deo.

1. Bienheureux créateur du Inonde, Christ, universel Rédempteur, 
lumière jaillie de la lumière du Père, Dieu vrai sorti de Dieu.  

2. Amor coégit te tuus mortále corpus súmere, 
ut, novus Adam, rédderes, quod vetus ille abstúlerat.

2. C’est ton amour qui t’a contraint à prendre un corps mortel, 
pour nous rendre, nouvel Adam, ce que l’ancien nous avait pris.

3. Ille amor, almus ártifex terræ marísque et síderum, 
erráta patrum míserans et nostra rumpens víncula.

3. Cet amour, auguste artisan de la terre, de la mer et des astres, 
prit en pitié les égarements de nos pères et rompit nos liens.  

4. Non Corde discédat tuo vis illa amóris íncliti : 
hoc fonte gentes háuriant remissiónis grátiam.

4. Que de ton Cœur ne se retire pas la force de ce merveilleux amour; 
qu’à cette source les nations puisent la grâce du pardon.

5. Percússum ad hoc est láncea passúmque ad hoc est vúlnera, 
ut nos laváret sórdibus, unda fluénte et sánguine.

5.Si la lance le frappa, s’il endura ses blessures, 
c’était pour nous laver de nos taches par l’eau et le sang répandu.

6. Iesu, tibi sit glória, qui Corde fundis grátiam 
cum Patre et almo Spíritu in sempitérna sǽcula. Amen.

6.A toi soit la gloire, Jésus, qui de ton Cœur répands la grâce, 
avec le Père et l’Auguste Esprit, dans les siècles éternels. Amen.

Autre hymne de Matines

Dans leur orgueil, dans leur cruauté, nos crimes se sont réunis ; ils ont blessé le Cœur d'un Dieu, ce Cœur innocent digne d'un tout autre sort.

Nos péchés dirigeaient la lance du soldat qui le transperça : le crime qui donne la mort avait aiguisé la pointe de ce fer cruel.

Appelée aux honneurs d'Epouse, l'Eglise est née de la blessure du Cœur du Christ. Cette blessure est la porte qui s'ouvrait aux lianes de l'arche où le genre humain devait trouver le salut.

Comme un fleuve à sept courants, la grâce jaillit sans cesse de ce Cœur; et nous pouvons purifier dans le sang de l'Agneau toutes les souillures de nos vêtements.

Quelle honte de retourner au péché qui déchire ce noble Cœur ! allumons plutôt dans nos cœurs la flamme d'amour qui le consume.

Faites-nous cette grâce, ô Christ! ô Père ! ô Esprit-Saint ! vous dont la puissance, la gloire et la royauté demeurent à jamais. Amen.

Cor, arca legem cóntinens (à Laudes) - Sacré-Coeur de Jésus

1. Cor, arca legem cóntinens, non servitútis véteris, 
sed grátiæ, sed véniæ, sed et misericórdiæ.

1. Cœur, arche contenant la Loi, non de l’antique servitude, 
mais la loi de grâce, mais celle du pardon, mais celle de la miséricorde.

2. Cor sanctuárium novi Intemerátum féderis, 
templum vetústo sánctius, velúmque scisso utílius.

2. Cœur, sanctuaire inviolé de la nouvelle alliance, 
temple plus saint que l’ancien, voile plus utile que celui qui fut déchiré.

3. Te vulnerátum cáritas ictu paténti vóluit, 
amoris invisíbilis ut venerémur vúlnera.

3. Ton amour a voulu que tu fusses blessé par un coup visible, 
pour que d’un amour invisible nous vénérions les blessures.

4. Hoc sub amóris sýmbolo passus cruénta et mýstica, 
utrúmque sacrifícium Christus Sacérdos óbtulit.

4. Sous ce symbole de l’amour, le Christ Prêtre, 
ayant souffert de façon sanglante et mystique, offrit un double sacrifice.

5. Quis non amántem redámet ? Quis non redémptus díligat, 
et Corde in isto séligat ætérna tabernácula ?

5. A Celui qui nous aime qui ne rendrait son amour ? Quel racheté ne le chérirait pas 
et dans ce Cœur ne se choisirait pas une demeure éternelle ?

6. Jesu, tibi sit glória, Qui Corde fundis grátiam, 
cum Patre et almo Spíritu in sempitérna sǽcula. Amen.

6. A toi soit la gloire, Jésus, qui par ton Cœur répands la grâce, 
ainsi qu’au Père et à l’auguste Esprit, dans les siècles éternels. Amen.

En ut supérba críminum (à Vêpres) - Sacré-Coeur de Jésus

1. En ut supérba críminum et sæva nostrórum cohors 
Cor sauciávit ínnocens meréntis haud tale Dei !

1. Voici comment la cohorte orgueilleuse et cruelle de nos crimes a blessé 
le Cœur innocent d’un Dieu qui ne méritait rien de tel!

2. Vibrántis hastam mílitis peccáta nostra dírigunt, 
ferrúmque diræ cúspidis mortále crimen ácuit.

2. La lance brandie par le soldat, ce sont nos péchés qui la dirigent, 
et le fer de la pointe cruelle, la faute mortelle l’aiguise.

3. Ex Corde scisso Ecclésia, Christo iugáta, náscitur : 

hoc óstium arcæ in látere est genti ad salútem pósitum.

3. Du Cœur percé naît l’Église, unie au Christ : 
c’est la porte placée sur le côté de l’arche pour le salut du genre humain.

4. Ex hoc perénnis grátia, ceu septifórmis flúvius, 
stolas ut illic sórdidas lavémus Agni in sanguine.

4. De lui découle une grâce sans fin, comme un fleuve septiforme, 
pour que nous y lavions nos robes dans le sang de l’Agneau.

5. Turpe est redíre ad crímina, quæ Cor beátum lácerent : 
sed æmulémur córdibus flammas amóris índices.

5. C’est une honte de revenir aux crimes qui blesseraient ce Cœur bienheureux : 
attisons plutôt dans nos cœurs les flammes, indice de l’amour.

6. Iesu, tibi sit glória, Qui Corde fundis grátiam, 
cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.

6. Jésus, dont le Cœur répand l’amour, à toi soit la gloire, 
ainsi qu’au Père et à l’auguste Esprit, dans les siècles éternels. Amen.

Autre hymne de Vêpres

Divin créateur de ce monde, ô Christ Rédempteur de tous, lumière issue de la lumière du Père, vrai Dieu engendré par le vrai Dieu.

Votre amour vous contraignit de prendre un corps mortel, pour nous rendre, nouvel Adam, les dons que l'ancien nous avait dérobés.

Cet amour puissant qui créa la terre, la mer et les cieux, fut ému de compassion pour la faute de nos premiers parents, il se dévoua pour briser nos chaînes.

Qu'elle demeure donc toujours dans votre Cœur, cette puissance d'un si noble amour; que ce Cœur soit toujours la fontaine où les âmes aillent puiser la grâce du pardon.

C'est pour cela que ce Cœur fut percé de la lance, qu'il fut traversé par une blessure sacrée, afin que nous fussions lavés de nos souillures par l'eau et le sang qui en jaillirent.

Gloire soit au Père, et au Fils, et à l'Esprit Saint, dont la puissance, la gloire et la royauté demeurent à jamais.

Amen.

V/. Vous puiserez en allégresse les eaux jaillissantes

R/. Aux fontaines du Sauveur.

COR JESU SACRATISSIMUM, MISERERE NOBIS


COR JESU SACRATISSIMUM, MISERERE NOBIS


COR JESU SACRATISSIMUM, MISERERE NOBIS



CŒUR IMMACULE DE MARIE, SOYEZ NOTRE SALUT


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