Magazine Journal intime

Coup d’oeil dans le rétro

Publié le 18 juin 2010 par Journalvernois

Coup d’oeil dans le rétro

Il me restait 15 balles rondes de paille stockées sous le hangar du Murger. Les souris ont coupé les ficelles et 12 n’étaient pas transportables. Il fallait bien faire quelque chose de ce tas de paille en vrac. Refaire des balles rondes n’était pas facile à cause de la place restreinte sous le hangar. J’ai donc pensé à faire des petites bottes de moyenne densité. La presse ancienne est plus pratique à faire fonctionner en statique. Et puis c’est toujours bon d’avoir des petites bottes sous la main. Elles sont bien utiles quand on élève des petits animaux comme les volailles, les chèvres, ou soutenir pendant la tétée un veau qui ne se tient pas encore debout seul.
Les presses à moyenne densité (c’est comme çà qu’on les appelle) en état de marche sont maintenant bien rares dans la région.. Il y a belle lurette que toutes les exploitations agricoles sont passées à la balle ronde et même à la grosse balle carrée. J’ ai quand même trouvé l’oiseau rare chez un cousin. C’est une presse Renault, fabriquée par Claas, semblable à celle que j’ai utilisé pendant longtemps dans les années 60 et 70
Comme elle n’avait pas « tourné » depuis 2 ans j’ai du graisser, huiler les organes mobiles et dégripper certaines pièces du système de liage. J’ai été surpris de la facilité avec laquelle j’ai retrouvé les gestes d’entretien, l’emplacement des graisseurs, les chaines et pignons à lubrifier, le réglage de la grosseur et du serrage des bottes.
Arrivé sur place, je dépile les balles informes,les déroule grossièrement et mets la paille à la fourche dans la veille presse. Le début est un peu difficile. Le célèbre noueur Claas a des ratés. Les premières bottes sont mal liées, les noeuds ne tiennent pas; il faut repasser la paille une fois de plus dans l’engin. C’est un peu décourageant. Puis après une pulvérisation de lubrifiant aux endroits stratégiques tout s’arrange. Le piston vorace avale bien la paille poussée par les bras ameneurs et les petites bottes bien faites sortent de la presse.
Touène, qui avait appris ce que je faisais n’a pu s’empêcher de venir voir et bien sur me prêter main forte. Cela lui a rappelé son jeune temps, quand il travaillait dans les fermes. Il n’était pas peu fier de »faire le char »: empiler au mieux les bottes que le lui passais sur la remorque. C’est tout un art d’empiler les bottes, en faire croiser chaque rang, monter les cotés bien verticaux. Le chargement doit pouvoir être transporté sans encombres, sans s’écrouler au moindre chaos ou à la moindre déclivité. Là cela ne risquait pas d’arriver, le « char » n’était pas très haut.

Je profite de ce billet pour vous faire connaître un nouveau site mis en ligne à la demande de la profession pour promouvoir le boeuf trop souvent décrié. On y parle du boeuf dans son milieu, de biodiversité, de campagne, et de viande bien sûr. Vous y retrouverez des blogs d’éleveurs dont le mien. Cliquez sur leboeufbonparnature.com

A bientôt


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Journalvernois 12 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte