Magazine Journal intime

Ma chronique du 7mag

Publié le 05 juillet 2010 par Anaïs Valente

Vous l'avez réclamée tellement ardemment que je vous la publie immédiatement.  Bonne lecture.  Pour l'horoscope de votre été, il vous faudra attendre demain...

Vive les vacances !

Aaaaaaaaaaaaaah, les vacances, sea, sex and sun...

Sérieusement, vous aimez les vacances ?  Vous aimez VRAIMENT les vacances ?

Moi j'aime pas les vacances.    

J'aimerais les vacances si je pouvais me téléporter, d'un coup de baguette magique, sur une île paradisiaque.  Seule.

Cela m'épargnerait la première, mais non des moindres, épreuve : la préparation des bagages.  Vous avez déjà tenté, vous, de faire entrer le contenu de trois garde-robes dans une minuscule valise ?  Totalement impossible.  Alors, je trie, j'évince, je sélectionne... et je me retrouve, durant mon séjour, à devoir jongler avec la bagatelle de dix tops, sept maillots, onze tuniques, neuf pantalons, six shorts, douze jupes et trente pulls (les nuits sont froides en bord de mer).  Comment voulez-vous qu'une femme soit une femme avec si peu ? 

Après les bagages (ou avant, selon que vous préférez l'enfer ou le purgatoire pour commencer) vient le moment de la préparation physique.  Nan, je ne parle pas de musculation et d'abdos, pour cela j'aurais dû m'y prendre onze mois plus tôt... Je serai donc contrainte de parader sur la plage, le ventre en flan, la fesse triste et la cuisse dépressive.  Sans parler de la peau blanche comme une Sédergine, passque, moi Madame, je suis pas cap' de subir dix séances de banc solaire pré-vacances, à suffoquer comme un phoque et suer comme un morse.  Donc, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos poils, puisque c'est de cela dont il s'agit lorsque j'évoque la « préparation physique » : l'anéantissement intégral et si possible irréversible (en voilà une qui croit dur comme fer à Papa Noël, même en plein été) de toute pilosité superflue : entre les cuisses dépressives, sous les bras chewing-gum, au-dessus des lèvres non siliconées.  Partout, on a dit. 

Ensuite, direction l'aéroport, où, déjà, la foule en délire laisse présager ce qui m'attend sur les plages ... où les vacanciers en furie sont plus nombreux que les grains de sable.  Pour trouver un mètre carré où placer mon drap de bain, la négociation sera ferme.  Et avec beaucoup de chance, si j'échappe à  la colère de Eyjafjöll, je me retrouverai coincée entre un vieux monsieur à la bedaine poilue et une famille très très nombreuse et très très énervée.

Je vous fais grâce des couplets sur les buffets dressés en hommage à la turista, les piscines pleines d'enfants et de verrues potentielles (je ne parviens pas à déterminer ce qui est le pire) et la drague lourde durant les soirées organisées par les GO de l'hôtel.

Alors, moi, après des années d'intense réflexion (oui, on a l'âge de ses artères, ma bonne Dame), j'ai trouvé mes vacances idéales.  Désormais, je zappe les oiseaux de métal et la foule en délire de Torremolinos and co, pour me rabattre sur mon petit jardin à la belge.  

Vous trouvez que ça manque d'exotisme ?  Bon, pour vous faire plaisir, je veux bien ajouter un petit palmier dans le fond du jardin.  Ça va mieux, comme ça, pour l'exotisme ?

En attendant, allez, promis, je ne vais pas gâcher totalement votre plaisir, car les vacances c'est aussi le soleil, les apéros, la plage, les apéros, le farniente, les apéros, votre homme qui vous enduit d'après-soleil et plus si affinités, les apéros, les buffets gargantuesques, les apéros, les excursions dans les îles, les apéros, les châteaux de sable, les apéros, les salades, les apéros, les grasses mat', les apéros, le pain frais en grosses tranches recouvertes de beurre salé et de Nutella, les apéros, la lecture au bord de la piscine... et les apéros.

Bonnes vacances (quand même) !



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