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Pour en finir avec Ingrid Betancourt

Publié le 12 juillet 2010 par Hermas

On s'en souvient : le monde entier avait été ému par la détention d'abord, puis par les conditions de la libération d'Ingrid Betancourt. D'autant plus ému, dans le monde catholique, qu'elle avait alors exprimé une foi vive qui tranchait comme une lame avec les discours entendus habituellement sur les chaînes de télévision.

Puis sont venus les soupçons de coquetterie, de manipulation médiatique et d'exploitation financière, au scandale d'anciens co-otages qui ont écrit plusieurs livres pour donner une image fort différente de celle donnée sur soi par Ingrid Betancourt.

Et voilà que vient la goutte qui fait déborder le vase. Alors qu'il avait toujours été signalé, y compris par ses proches amis, qu'elle avait, en connaissance de cause, pris des risques démesurés le jour où elle a été enlevée par les FARC, la voici qui a annoncé avoir présenté au gouvernement colombien une demande d'indemnisation de près de 7 millions de dollars en réparation des dommages moraux et financiers causés par son enlèvement.

La démarche était tellement choquante et a soulevé une telle vague d'indignation en Colombie même [le vice-président Francisco Santos a parlé de  "prix mondial de l'ingratitude", par allusion à la libération de l'otage par l'armée], que Mme Betancourt a dû se rétracter devant la télévision colombienne pour exprimer ses "regrets" d'avoir eu une telle idée et assurer qu'elle avait décidé, avec ses avocats (sic), de ne pas attaquer l'Etat - même si les démarches amiables qu'elle mène [donc toujours pour être indemnisée] avec lui n'aboutissent pas. Elle continue en effet de se plaindre de ce qu'on ne l'ait pas empêchée (sic) de se rendre là où elle fut enlevée. 

Il nous est difficile de ne pas partager le sentiment de profond agacement qui anime ses détracteurs.


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