Magazine Humeur

HONTE d'être française !

Publié le 15 septembre 2010 par Trinity

Tout ce que je craignais depuis que cet homme (n'est pas un terme inadapté pour un tel personnage) a accédé au pouvoir se met en place implacablement et les français ne semblent pas réellement réagir. Heureusement, les instances internationales réagissent et osent dire tout haut ce que  nous sommes encore quelques uns à penser. Pourquoi suis-je si négative envers mes concitoyens ? Parce que je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, l'Etat Français comptait 40 millions de pétainistes, parce qu'entre deux je lis les commentaires de ces "bons français" qui applaudissent ou osent justifier avec leur plus bas instincts ce qui se passe actuellement dans cette France qui a une époque a écrit la Déclaration des Droits de l'Homme, parce qu'elle fut la première à donner la citoyenneté aux Juifs, c'était en 1790 et 1791.


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Roms: la Commission veut ouvrir une procédure d'infraction contre la France

4/09/2010 à 12h26

 «Ca suffit!», tance la commissaire européenne Viviane Reding, qui a qualifié de «honteuse» l'attitude du gouvernement français.

La commissaire européenne chargée de la Justice et des Droits fondamentaux, Viviane Reding, le 20 juillet 2010 à Bruxelles. (AFP Georges Gobet)

La Commission européenne a tapé du poing sur la table contre la France mardi au sujet des renvois controversés des Roms, menaçant Paris de poursuite en justice pour non respect de la législation de l'UE et qualifiant son attitude de «honteuse», notamment concernant la circulaire visant les Roms.

«J'ai été personnellement interpellée par des circonstances qui donnent l'impression que des personnes sont renvoyées d'un Etat membre juste parce qu'elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième guerre mondiale», a lancé Viviane Reding, commissaire en charge de la Justice et de la Citoyenneté, au cours d'une conférence de presse.

«Je vais être très claire: les discriminations ethniques ou raciales n'ont pas leur place en Europe, a-t-elle martelé. Je suis personnellement convaincue que la Commission européenne n'aura pas d'autre choix que d'initier des procédures en infraction contre la France» sur ce dossier.

«J'ai l'intention de proposer (cette initiative) au président de la Commission», a-t-elle précisé, indiquant qu'une décision devrait être prise «dans un délai de deux semaines».

«L'heure n'est pas à la polémique», répond Paris

«Nous avons appris avec étonnement les déclarations de Mme Viviane Reding. Nous ne pensons pas que c'est avec ce type de déclaration que nous pourrons améliorer le sort et la situation des Roms qui sont au coeur de nos préoccupations et de notre action», a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. «L'heure n'est pas à la polémique», a-t-il ajouté.

De son côté, Eric Besson, présent à Bruxelles ce mardi pour une réunion avec ses homologues européens, a répété que «la France n'a procédé à aucune reconduite volontaire ou forcée sur une base ethnique». «La France respecte la Commission dans son rôle de gardienne des traités. Nous avons répondu à toutes ses questions et nous recommencerons si nécessaire», a-t-il ajouté.

Devant les députés, Brice Hortefeux s'est défendu de toute pratique discriminatoire: «nous n'évacuons pas les campements illicites de Roms parce qu'ils sont Roms, nous les démantelons parce qu'ils sont illégaux», a-t-il dit.

Bernard Kouchner, lui, a assuré avoir relu trois fois le discours de  Grenoble: «il n'y a pas de stigmatisation», a-t-il conclu.

La circulaire dissimulée, «une honte»

La Commission européenne est chargée de veiller au respect des traités par les différents pays de l'UE. La procédure envisagée débutera par des injonctions de Bruxelles à Paris, pour que le France se conforme au droit européen, faute de quoi la Cour européenne de justice de Luxembourg sera saisie avec de possibles amendes à la clé.

Dans le détail, Viviane Reding a annoncé son intention de demander l'ouverture d'une procédure d'infraction à la législation de l'Union européenne contre Paris pour transposition insuffisante d'une directive européenne sur la libre circulation de citoyens européens et «application discriminatoire» de ce texte.

«Ca suffit!», a clamé Viviane Reding. Elle a estimé que l'attitude du gouvernement français, qui a dissimulé l'existence d'une circulaire ciblant expressément les Roms pour les expulsions, «est une honte».

Ce texte constitue une nouvelle source d'embarras pour Paris car il officialise le concept de minorités qui n'existe pas dans la loi française.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé dans la foulée avoir signé une nouvelle circulaire «pour lever tout malentendu sur une éventuelle stigmatisation» des Roms. Mais, à Bruxelles, le mal était déjà fait. «Il ne suffit pas de changer les mots. Le comportement doit également être modifié», a insisté Mme Reding.

«Le gardien des traités, c'est le peuple français»

Elle a également accusé le gouvernement français de duplicité. «Je ne peux que regretter profondément que des garanties politiques m'ayant été données par deux ministres français soient désormais ouvertement contredites par une circulaire administrative délivrée par le même gouvernement», a-t-elle dénoncé.

Viviane Reding a aussi ciblé dans ses critiques le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche.

«J'ai un problème avec les déclarations faites hier (lundi) par le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, mettant en cause le rôle de la Commission en tant que gardienne des traités, un fondement de l'UE», a-t-elle dit.

Pierre Lellouche s'est élevé lundi contre «le procès européen» dressé contre la France «pour la façon dont une circulaire est rédigée». Rappelant que la France est «un grand pays souverain», critiquant l'inaction de la Commission pour l'intégration des Roms, il a lancé: «Le gardien des traités, c'est le peuple français».

(Source AFP)

Roms: Paris et l'Europe en conflit ouvert

15/09/2010 à 11h20

La France n'éteint pas la polémique avec la Commission européenne au sujet des Roms. Loin de là. Lors d'un déjeuner avec les sénateurs UMP mercredi, Nicolas Sarkozy a suggéré à la commissaire européenne Viviane Reding, qui a critiqué les expulsions de Roms par la France, d'accueillir des Roms au Luxembourg, son pays d'origine.

«Il a dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre il n'y avait aucun problème», a rapporté le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido.

Scandalisé que «l'Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France», Sarkozy compte s'expliquer ce jeudi à Bruxelles lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, initialement à tonalité économique.

François Fillon est dépêché à Bruxelles dès ce soir. Il ira dîner avec les eurodéputés du Parti populaire européen (PPE), de droite et majoritaire à Strasbourg, pour «défendre et expliquer la position» de Paris sur les Roms. Des chefs de gouvernement et de parti de plusieurs pays de l'UE seront également présents.

Réserves et critiques en Allemagne, Autriche et Bulgarie

Ils n'y trouveront certainement pas que des soutiens. Les propos du président français ont choqué au Luxembourg. Le ministre des Affaires étrangères Jean Asselborn estime que Sarkozy s'était montré «malveillant», dénonçant un «amalgame entre la nationalité de la commissaire et le Luxembourg». «Quant au fond, moi personnellement je suis entièrement sur la ligne qui est conduite par la Commission», a-t-il ajouté.

De même, l'Allemagne indique que le droit de libre circulation au sein de l'Union européenne «est inconditionnel», et qu'«aucune discrimination n'est autorisée à l'encontre de minorités ethniques». Le président bulgare Gueorgui Parvanov, le président autrichien Heinz Fischer ont également émis des réserves sur la politique de la France.

En revanche, le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy dans un entretien au Figaro. Le parti xénophobe italien de la Ligue du Nord a également exprimé son total soutien au président français. «C'est formidable cette commissaire européenne prompte à s'indigner contre la France qui, suivant le bon exemple de l'Italie, a décidé de mettre un peu d'ordre pour lutter contre la présence dérangeante des Roms dans les trop nombreux camps de nomades», s'est-il insurgé.

Critiques «inacceptables» pour l'Elysée

La polémique prend de l'ampleur depuis que Viviane Reding a annoncé mardi son intention de lancer une procédure d'infraction contre la France. La commissaire à la Justice a dénoncé une circulaire émise en août par le ministère de l'Intérieur, qui ciblait expressément les Roms pour les expulsions. «Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale», a-t-elle lancé.

Plus tôt dans la journée, l'Elysée a jugé «inacceptables» les critiques de la commissaire européenne, estimant toutefois que l'heure était à un «dialogue apaisé». «Il y a une volonté de traiter les choses au fond plutôt que de se laisser embarquer dans une polémique stérile», a insisté la présidence.

Le gouvernement a fait de son côté fait feu de tout bois mercredi matin, contre ce qu'il considère comme un «dérapage» verbal de Viviane Reding.

Barroso apporte son «soutien personnel» à Reding

De son côté, José Manuel Barroso, le président de la Commission, a apporté son soutien «personnel» à la commissaire luxembourgeoise. Et assuré que «Mme Reding n'a pas voulu établir un parallèle entre ce qui s'est passé pendant la Deuxième guerre mondiale et la période actuelle». Le commissaire français Michel Barnier a fait entendre une voix discordante, prenant ses distances avec sa collègue, mais approuvant sur le fond la position de la Commission.

Par ailleurs, Viviane Reding, a envoyé une lettre à la France (à lire sur le site du Figaro) pour lui demander de lui fournir «dans les plus brefs délais» des explications sur la circulaire controversée ciblant les renvois de Roms.

Sont demandées des explications sur «la compatibilité de cette circulaire à la loi de l'Union européenne et à la charte des droits fondamentaux, ainsi que toutes précisions sur la manière dont elle a été appliquée», indique la missive adressée au ministre de l'Immigration, Eric Besson.

«De même, il serait utile de nous fournir des précisions sur la nouvelle circulaire administrative signée par le ministre français de l'Intérieur en date du 13 septembre, annulant la précédente, et de préciser son impact sur la la façon dont les camps sont désormais démantelés», ajoute le courrier daté du 14 septembre.

(Source AFP)

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Viviane Reding : "Donner un visage humain à cette Europe"

By Marie Telling

Created 09/15/2010 - 20:40

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Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire à la Justice, Viviane Reding est devenue le porte-voix [1] de l'opposition en Europe face à la politique discriminatoire du gouvernement français contre les Roms. Portrait de cette Luxembourgeoise de choc qui agace sérieusement Nicolas Sarkozy.

En novembre 2009, suite à sa nomination à la vice-présidence de la Commission européenne et au poste de commissaire à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté, elle déclarait déjà [2] :

« Je dois donner un visage humain à cette Europe. Je dois assurer les droits du citoyen qui s'y déplace. »

Cette adepte des prises de position fortes face aux pays membres de l'Union européenne, inconnue du grand public français jusque récemment, est une personnalité politique majeure dans son pays d'origine, le Luxembourg, où elle est une Alliée politique du premier ministre, Jean-Claude Juncker.

Marc Williere, journaliste au quotidien le Luxemburger Wort -ancienne rédaction de Viviane Reding qui a longtemps cumulé les fonctions de journaliste et femme politique- affirme ainsi :

« Au Luxembourg, elle est aussi connue que le Premier ministre. »

Journaliste et députée : « C'est parfaitement compatible »

Après des études de sciences sociales à la Sorbonne, Viviane Reding entame une carrière de journaliste au quotidien chrétien-social le Luxemburger Wort et se tourne rapidement vers la politique. En 1979, elle se fait élire au parlement luxembourgeois sous l'étiquette sociale chrétienne.

Jusqu'en 1999, elle travaille parallèlement comme député et journaliste politique -dirigeant même, entre 1986 et 1998, l'Union luxembourgeoise des journalistes.

Ce mélange des genres ne choque pas Marc Williere. Le journaliste du quotidien chrétien social Luxembourg Wort préfère s'en tenir à la légalité de la question plutôt que de s'intéresser à ses aspects déontologiques :

« C'était parfaitement compatible. Au Luxembourg, un député a le droit de travailler dans une société privée en parallèle de ses fonctions. Elle a dû arrêter son travail de journaliste lorsqu'elle a commencé à travailler à la Commission, cumuler les deux étant interdit. »

Sa motivation : la suppression des frontières

En 1999, elle intègre la Commission européenne en tant que commissaire responsable chargée de l'Education et la Culture. Son engagement sur la scène politique européenne, Viviane Reding l'explique par ses origines [3] :

« Ayant grandi au Luxembourg, petit pays entouré de nombreux voisins, j'ai découvert très tôt la signification concrète des frontières européennes pour la vie quotidienne des citoyens. […]

La suppression des frontières, au sens physique et juridique, de façon à faciliter la vie des citoyens, à réduire le coût des transactions commerciales et à rapprocher les Curopéens, a été la principale motivation de mon entrée en politique européenne. »

Depuis son arrivée à la Commission européenne, Viviane Reding s'est démarquée grâce à certaines décisions politiques fortes.

Commissaire à la Société de l'information et aux Médias entre 2004 et 2009, elle est à l'origine des mesures contre le monopole des opérateurs téléphoniques et pour la baisse des coûts du « roaming » (appels depuis des pays étrangers), l'occasion d'un véritable bras de fer avec les opérateurs du continent, dont France Telecom. Elle défend aussi les droits des utilisateurs d'Internet et la protection de leur vie privée.

Son absence de prise de position sur la question des OGM lui a, en revanche, attiré les foudres de la classe politique de son pays.

Suite à l'autorisation de la pomme de terre OGM par la Commission, le journal luxembourgeois Le Quotidien écrivait [4] :

« Viviane Reding est complètement en porte-à-faux avec la position du gouvernement luxembourgeois qui soutient toutes les démarches en faveur des zones sans OGM. »

« Elle s'investit à 100% dans les problèmes qu'elle traite »

Marc Williere, qui a longtemps travaillé avec Viviane Reding au Luxemburger Wort, la décrit comme une « femme de conviction », très investie dans son travail :

« Elle s'investit à 100 % dans les problèmes qu'elle traite. Quand elle a le sentiment que quelque chose doit être fait, elle travaille dur pour le faire. »

Forte des nouveaux pouvoirs accordés à la Commission par le Traité de Lisbonne, Viviane Reding est donc une adversaire crédible et sérieuse des politiques du gouvernement français.

Photo : Viviane Reding lors d'une conférence de presse près de Madrid, le 9 avril 2010 (Susana Vera/Reuters)

Roms au Luxembourg : le populisme à l'état pur de Sarkozy [5]

La France et les Roms : pour Bruxelles, « trop, c'est trop ! » [1]


URL source: http://www.rue89.com/2010/09/15/viviane-reding-donner-un-visage-humain-a-cette-europe-166780

Links:
[1] http://www.rue89.com/2010/09/14/la-france-et-les-roms-pour-bruxelles-trop-cest-trop-166629
[2] http://www.lequotidien.lu/index.php/politique-et-societe/6638-suis-trs-mue.html
[3] http://asset.rue89.com/files/reding_replies_fr.pdf
[4] http://lequotidien.editpress.lu/index.php/politique-et-societe/9280-Les-colos-crient-scandale.html
[5] http://www.rue89.com/2010/09/15/roms-au-luxembourg-le-populisme-a-letat-pur-de-sarkozy-166754

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L'édito

Roms au Luxembourg : le populisme à l'état pur de Sarkozy

Par Pierre Haski | Rue89 | 15/09/2010 | 18H01

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Dans leur nouvelle posture populiste, Nicolas Sarkozy et ses amis n'ont décidément plus peur de rien. La réponse du président de la République à la commissaire européenne Viviane Reding, lui conseillant d'accueillir des Roms au Luxembourg, son pays d'origine, est insultante, dégradante, et tellement contraire à toute l'idée de l'Europe dont la France a été l'un des initiateurs.

La sortie du chef de l'Etat a été faite au cours d'un déjeuner avec les sénateurs mercredi, selon les témoignages de plusieurs d'entre eux, au lendemain de la violente charge de la commissaire européenne contre la France. Mais au lieu de répondre politiquement, les ténors de la majorité ont choisi de faire appel aux vieux fond nationaliste qui sommeille en chaque Français, prompt à railler son voisin, surtout s'il est plus petit que lui.

Copé dénonce les eurodéputés qui ont voté contre la France

Selon le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido :

« [Nicolas Sarkozy] a dit que notre politique était la bonne et que c'était scandaleux -il s'en expliquera d'ailleurs demain [à Bruxelles, ndlr]- que l'Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France.

Il a dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre [les Roms], il n'y avait aucun problème. »

Viviane Reding est Luxembourgeoise, mais elle est d'abord commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté. A ce titre, elle ne représente pas son pays, même si elle est nommée par lui.

Dans le même ordre d'idée, j'ai sursauté ce matin en entendant Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale (et futur président de la République, se dit-il en se rasant le matin), dénoncer ces eurodéputés français qui ont voté « contre la France » la semaine dernière lors du vote du Parlement européen sur les expulsions de Roms.

Ainsi donc, dans l'Union européenne du XXIe siècle, selon monsieur Copé, un élu socialiste qui s'oppose à la politique gouvernementale à Paris devrait faire front avec lui dès lors qu'il se trouve dans l'Hémicycle de Strasbourg ? Quelle vision rétrograde et incroyablement chauvine.

Daniel Cohn-Bendit, jamais avare de métaphores footballistiques, a eu raison de donner l'exemple, sur France Info, d'un carton rouge adressé à un joueur français : faudrait-il être solidaire de sa faute sur le terrain parce qu'il s'agit d'un compatriote ?

Sarkozy réagit en coq gaulois piqué au vif

Cette vision de l'Europe est d'autant plus inquiétante qu'elle trouve un superbe terreau sur lequel prospérer dans une partie de l'opinion française. Nous en avons eu quelques exemples dans les commentaires qui ont accompagné l'article sur les déclarations de Viviane Reding. Le fait d'avoir voté « non » au référendum constitutionnel de 2005 signifie-t-il que tout ce qui vient de Bruxelles est négatif ?

Dans ce conflit, comme l'avait clairement exprimé Pascal Riché ce week-end en estimant dans un éditorial que la Commission européenne se devait d'engager une procédure contre la France dans l'affaire des Roms, Bruxelles est dans le vrai. La France de Nicolas Sarkozy a stigmatisé une communauté toute entière, comme dans cette incroyable directive des services de Brice Hortefeux, en violation de tous les engagements de la France.

En réagissant en coq gaulois piqué au vif, et en tentant de mobiliser ses troupes contre le « nain » luxembourgeois qui s'en prend à la « grande nation » française, Nicolas Sarkozy poursuit sur sa lancée de l'été. Il faut dire que sa progression de 20% parmi les sympathisants du Front national révélée par un récent sondage l'y incite.

De telles déclarations nous conduisent tout droit vers la régression mentale, alimentant tous les fantasmes et les préjugés vis-à-vis de « Bruxelles », et isolent un peu plus la France en Europe.

Bon voyage à Bruxelles jeudi, monsieur le Président. Attention à votre portefeuille, c'est plein d'étrangers.

Illustration : dessin de Baudry

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