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Au DeSSuS Du ViEuX VoLcAn ...

Publié le 15 décembre 2010 par Zestedefille

Quand L m'a dit qu'en février, on partait au ski en vacances chez ses parents, et que son neveu nous accompagnerait sur les pistes, je l'ai regardée droit dans les billes de ses yeux, et je lui ai dit franco: "tu ris?".

C'est que, quelques semaines plus tôt, on avait décidé d'un commun accord de se faire un petit voyage, histoire de marquer le coup du glas de nos trente ans, et que précisément, c'était pendant les vacances de février qu'on comptait le faire.
C'est qu'on commençait à être décembre, et pour boucler des vacances en février, l'étau se resserrait sérieusement.
C'est qu'L pensait que finalement, pourquoi se casser la tête alors que chez ses parents, il y a des pistes de ski.

J'avais un peu tout à coup l'impression d'être la cruche à l'eau dans laquelle elle faisait déborder la vase de la coupe pleine, et je n'étais pas du tout décidée à échanger mes rêves de vacances loin loin loin avec elle contre de la garderie au ski.

Ben apparemment, tout ça, ce n'était pas une blague, parce qu'après une blague, on rit, et elle, force fut de constater qu'elle ne rit pas.

Sur ces paroles, en pensant une énième fois que de toutes façons la vie était horrible et qu'elle ne m'aimait plus, pour faire ça, et que j'allais quitter l'appartement tambour battant avec mes baguettes, j'ai ajouté: "bon. Ben toi, tu fais ce que tu veux, mais moi, c'est hors de question de te suivre, et c'est aussi hors de question que je reste ici, donc tu iras là-bas, et moi je partirai ailleurs, seule. Ca va bien oui."

Après avoir déclaré ça sans vraiment avoir tourné sept fois ma langue dans ma bouche ni dans la sienne, je me suis dit qu'en fait, ça pouvait être chic aussi de partir seule.
Je veux dire, ça se fait, quoi, même que ça peut se passer plutôt très bien.
Je me voyais déjà en fourchette et sac à dos, en train de trecker dans un coin de la planète, et ça rendait plutôt chouette dans ma tête. J'en étais limite à me faire une liste de choses à emporter pour mon voyage, quand L m'a arrêtée.

L: ben non.
zeste: quoi, ben non?
L: ben non, tu ne partiras pas seule. Je partirai avec toi.
zeste: rhô. Mais moi ça ne me gêne pas hein, genre j'ai déjà fait quand j'étais plus jeune, tout ça...
L: ah oui, à quelle occasion?
zeste: bon, ben quand j'étais en train de quitter F, je suis partie seule.
L: donc c'est hors de question.
zeste: rhô?
L: on part à deux.
zeste: rhô...

J'ai dû trouver les bons arguments persuasifs convaincants, certainement le "quand j'étais plus jeune". Deux jours après, on a traîné sur le net, et paf, on a trouvé notre voyage.

8 ans que je n'ai pas pris l'avion.

10 heures d'avion dans les dents pour arriver à destination, le bide qui se serre rien que d'y penser.

Mais quand je serai en train de faire du scooter des mers avec mon masque rose, mon tuba violet et mon bikini rose à petits pois violets (liste non exhaustive de choses à acheter avant le jour J) en Guadeloupe, j'veux dire, j'pense que tout ça, ce sera oublié...

'fin j'espère.

Parce que genre, la Guadeloupe, j'avais déjà fait, dans ma vie, et c'est un peu pour montrer à L comment c'est, en vrai, le paradis... mais je compte bien me faire San Francisco et La Réunion d'ici peu. C'est dit.
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