Magazine Humeur

La critique ciné de Pluviôse 219

Publié le 25 février 2011 par Thebadcamels
La critique ciné de Pluviôse 219Au-delà.
Le film s'arrête au bout de 12 minutes. Au bout d'une belle scène où l'on voit Cécile de France (bien défraîchie depuis l'Auberge espagnole) se débattre dans les flots d'un tsunami. Ce n'est au fond qu'une allégorie du reste de l'oeuvre : tout part en eau de boudin.
Une fois la scène d'action acquise (c'est quand même la bonne Clint derrière le hublot), on s'imprègne peut à peu de l'atmosphère mielleuse d'un film parfois mensonger.
Preuve en est, la clinique prétendument située en suisse alémanique abritant le pape des Near Death Experiences, se trouve être en réalité à Argentière, au sein de l'Etat souverain de Savoie.
Les scènes convenues se succèdent, avec des enfants qui pleurent, des WASP cupides, et une Cécile en cougar de Wallonie qui se prend pour Laurence Ferrari et couche avec Etienne Mougeotte (à quelques fricadelles près).
Matt Damon navigue dans le rôle du médium pataud, qui a acquis ses dons d'ubiquité à la suite d'un accident. Le natif de Cambridge a juré de ne plus y toucher, mais voila qu'il replonge pour aider le premier quidam venu. En prenant les mains de ses "patients", il est saisi d'une danse de Saint-Guy qui lui permet d'entrevoir leurs troubles et de faire passer les messages des morts, puisqu'il les voit.
Ce pouvoir qui apparaîtrait stylé à un Bad Camel car permettant de tenir le crachoir à Marco Pantani en pleine auto-transfusion se trouve être un fardeau pour l'intéressé, qui se plaint de ne pouvoir chiner des mauvaises fans de cuisine italienne sans voir qu'elle ont été abusée pendant leur enfance (ça peut couper la chique).
On vous laisse imaginer l'explosion de pathos finale lorsque Matt arrive à effleurer la main de Cécile, énorme révélation.
Clint tente de défendre sa thèse mais est mal à l'aise dans ces figures hollywoodiennes imposées. Un beau ratage en somme.
Sortant d'une journée de ski, nous avons failli sombrer dans les sièges d'un ciné Mont-Blanc trop confortables pour nous extirper d'un film calquant la rythmique de Derrick.
Les auteurs à succès qui se sont confiés au Bad Camels en sortant de la première auront le dernier mot :
Gérard de Villiers 0/5 "Mais où est le Glock de Malko et la sublime Anita aux seins de marbre ?"
Marc Lévy 5/5 "Jamais un de mes romans n'a été mieux adapté au cinéma "
Joseph Kessel 0/5 "Une vodka, спасибо !"
Michel Houellebecq 1/5 "Ce n'est pas l'aspect de la Thaïlande que j'ai préféré. René le Banquier m'avait mieux conseillé pour Plateforme"
Un article écrit par les archanges du fun, ABC et Tronc Vert depuis l'ambassade de la source, à SoPi.

Retour à La Une de Logo Paperblog

Magazine