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Centquatrevingtquatorze

Publié le 14 mars 2011 par Rafetnol
B.O.S.T.
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CENTQUATREVINGTQUATORZEPetit, mes parents ils avaient pas tellement le sous. Alors mes journées d'été, quand les fils de bourgeois partaient vers les plages ou vers l'Amérique pour les plus bourgeois, les copains et moi on passait nos journées à la piscine à reluquer les filles et à les faire enrager. On rigolait fallait nous voir. Plein de fois le maître nageur il a essayé de nous prendre en flagrant délit de reluquage ou d'enrageage de fille mais on l'avait à l'oeil le bellâtre. Dès qu'on le voyait partir faire le beau devant des mères de famille on avait notre signal. CENTQUATREVINGTQUATORZELe soir on allait écouter le père de Jacob. Il était musicien dans un band de jazz et son groupe jouait presque tous les soirs dans un bistrot du quartier. Le père de Jacob jouait de la batterie mais nous on avait des yeux que pour le joueur de trombone. On était pas genre je vous vois venir amoureux de lui nan. C'est juste qu'il était tellement beau, tellement classe et surtout tellement américain qu'on le lâchait pas d'une semelle pour copier tout ce qu'il faisait. C'était un peu notre prof de vacances quoi, comme un tuteur. Sauf qu'il le savait pas. CENTQUATREVINGTQUATORZEEt il y avait les jours où Michel avait cours de piano. Ce jour là, comme il traînait pas avec nous on suivait sa mère de loin. La mère à Michel c'était un peu la pin-up du quartier. Tous les mômes voulaient l'avoir comme maman et tous les papas aussi. On savait pas comment c'était possible que Michel il ait une maman aussi classe ni comment son père à Michel il avait pu tirer un gros lot pareil. Et on osait carrément pas poser la question à Michel.  CENTQUATREVINGTQUATORZEMes parents à moi ils avait une boutique de vêtement sur mesure. C'était du chic pas cher à la mode de Paris mais pas le prix. En bref, ça gagnait pas lourd et y avait surtout deux frères et trois soeurs après moi à nourrir et loger. La mère à Michel c'était une cliente de mes parents. J'en ai jamais parlé aux copains. C'était comme un secret entre elle et moi quand elle venait dans la boutique, comme si elle venait me voir moi. Elle me faisait toujours un sourire et me frottait les cheveux. Frotter les cheveux, c'est bien le truc que les grands ils vous font et qui m'énerve mais quand c'était la mère à Michel, jamais ça m'a énervé.
****B.O.S.T. :Dessins :
  1. Toulouse
  2. Toulouse
  3. Toulouse
  4. Toulouse

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