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Que de textes approximatifs jetés ici !

Publié le 26 mai 2011 par Cameron

Je reviens lentement vers le sentiment d’obligation. Une certaine, fausse, régularité, l’illusion de la durée à défaut de sa réelle pesanteur. Je reviens lentement vers ce dialogue trop longtemps interrompu.

Parce que j’ai le sentiment de subir tout autant un exil intellectuel que physique, et que rien n’imprime sa marque, je creuse mon propre sillon dans le vide, espérant contre toute raison qu’à force de ténacité quelque chose surgira. Ni le plaisir de la confidence sans doute, ni la véritable exaltation surgie d’on ne sait où, ni même l’espace figuré de la réflexion intérieure transposée sur écran. Juste… la petite vertu de l’obstination, pour pouvoir se dire qu’on ne renonce pas tout à fait. Je connais bien les phases, et je sais aussi le côté velléitaire qui m’a toujours menacée dans ce domaine comme dans les autres. Mais il est des renonciations insupportables, et celle-ci, j’ai bien du mal à m’y résoudre. Je veux, je dois, retrouver le goût de quelque chose qui m’appartienne et soit en même temps l’écho fidèle du souvenir. Je me dis qu’à force de tentatives, inéluctablement, je retrouverai ou trouverai un chemin, et je ne sais pas encore ce qu’il sera mais il faut qu’il soit là. En attendant donc, je piétine mes propres traces pour ressusciter quelque chose. Je me bats, et contre moi-même d’abord, comme toujours, contre tout aussi qui me tient éloignée de la seule chose qui devrait être. Ces temps-ci, l’idée d’accouchement me tenaille. Rien à dire sur rien, et le désir forcené de mettre pourtant des mots en ordre de bataille. Quelle guerre crois-je ainsi mener, au fond ?


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