Magazine Journal intime

J'ai testé bois ton premier café

Publié le 31 juillet 2011 par Anaïs Valente

Je sais, c’est difficile à croire, mais je vous le jure sur l’honneur, sur la bible et sur mon vibromasseur préféré : je n’ai jamais bu de café de ma vie.  Enfin je n’en avais jamais bu jusqu’à il y a quelques semaines.

Lorsque je réponds aux personnes qui me proposent un café « non merci, je n’en bois jamais », j’ai toujours l’impression de leur annoncer un truc gros comme le monde, genre « je n’en bois jamais, mais une petite tisane de hachich, vous auriez pas par hasard ? » ou « je n’en bois jamais depuis que j’ai subi une greffe foie-coeur-poumons-rate-seins ».  En fait, ils s’attendent à ce que je parte dans un grand éclat de rire sadique et m’écrie « poisson d’avril ».

En général, j’ai alors ensuite droit à un « jamais ? » puis un « jamais jamais ? » et enfin un « non mais jamais comme vraiment jamais ou jamais comme parfois ? ».  A quoi je réponds « jamais comme jamais jamais jamais never nooit pas depuis ma naissance jamais de chez jamais », jusqu’à ce qu’enfin, la pièce tombe.

Apparemment, c’est un truc fou sur cette planète (ou dans mon pays) que de ne jamais boire de café, va comprendre.  Par contre, l’odeur du café torréfié, j’adore (comme celle de l’essence, ce qui étonne beaucoup aussi).  Et les biscuits Delacre au café, totalement crapuleusement divins.  Sans parler des baisers crème moka.  Mais pas la Vienetta moka, pitié, tout mais pas ça (même les autres goûts de la Vienetta d’ailleurs, sorry bonne-maman si tu me lis de là-haut, faut enfin que je l’avoue, je déteste la Vienetta, y’a prescription au bout de douze ans d’absence, j’espère - y’a pas prescription sur le fait que tu me manques, mais chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières).

Donc j’ai jamais bu de café.

Mais l’autre jour, ben voilà, j’ai franchi le pas.

Nous étions dans un petit resto pour profiter d’une offre Groupons (vous connaissez sans doute ce site qui propose des trucs moins cher, grâce auquel j’ai d’ailleurs testé le piranha pour pieds, je vous en avais parlé).  Nous avions droit à un plat au choix + un café.

J’ai bien tenté d’échanger café contre thé, mais le refus fut immédiat.  Ça me fait toujours bien rire, car bon, un sachet de thé hein, c’est pas ça qui coûte, franchement, c’est pas très commerçant, mais bon, le plat de pâtes aux scampis était succulent, la séance shopping qui a suivi bien sympa, alors je vais pas cracher dans la soupe, en l’occurrence dans le kawa.

Et comme j’avais vu passer des cafés, et réalisé qu’ils étaient accompagnés d’un petit bout de tarte au sucre et d’une flotche de crème fraîche, ben j’ai accepté mon café gratos.  Et je me suis dit que ce serait l’occasion de vivre cette expérience totalement hors du commun : boire un café.

La tasse brûlante est arrivée.  Café noir.  Fumant.  D’une odeur sublime.

Alors j’ai goûté.

Et ma réaction fut directe, simple, immédiate et radicale :

Beurk.

Seconde réaction :

Beurk.  Mais qui peut aimer ce truc amer ?

Quatrième réaction, après ajout de 67 sucres :

Beurk, comment faire passer cette immonde amertume ?

Troisième réaction, après avoir testé la cuillèrée de crème fraîche vaguement arrosée de café :

Mais même noyé dans la crème, c’est rebeurk, my god.

Je me suis donc contentée de savourer mon mini morceau de tarte, divin, et la crème fraîche, succulente, pour le fun légèrement mélangée à une demi-goutte de café.

Morale de l’histoire : je resterai une extra-terrestre, car c’est pas demain la veille que je reboirai de ce breuvage contre (ma) nature

Illu de Titoun, moi je suis à gauche, of course...

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