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Ma déclaration

Publié le 14 août 2011 par La Bande à Jules

Pour moi, enfant de la région parisienne, le sud,

  • je l’ai d’abord imaginé avec des odeurs de thym sauvage, de lavande et  en toile de fond le chant des cigales comme dans les livres de Pagnol
  • puis je l’ai rêvé plus exotique avec des plages de sable fin, des cocotiers mais aussi plus mystérieux avec des pyramides, les flots du Nil
  • puis je l’ai découvert et il m’a révélé quelques-uns  de ces trésors cachés
  • Enfin, je suis tombée sous le charme d’une ville du Sud celle que l’on surnomme la cité de la violette ou encore la ville Rose

Et, c’est maintenant la ville où je vis depuis presque Vingt ans

  • Et, aujourd’hui je dessine « mon Sud » pour Virginie B

Ma déclaration

J’aime son coeur historique, ses petites ruelles étroites et tortueuses, ses briques roses qui capturent le soleil et seul Claude Nougaro véritable jongleur de mots en parle avec autant d’amour…

Et, vous, amoureux ou amoureuse de l’endroit où vous vivez ?

P.S. Cliquez sur l’icône ci-dessous pour écouter Toulouse de Claude Nougaro

Ma déclaration

Paroles Toulouse Claude Nougaro

Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L’eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l’avenue vers l’école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

O mon païs, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillone jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu’on se traite
Il y a de l’orage dans l’air et pourtant

L’église St-Sernin illumine le soir
D’une fleur de corail que le soleil arrose
Une fleur de corail que le soleil arrose
C’est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C’est peut-être pour ça qu’on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j’y arrête mes pas
Les tenors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J’entends encore l’écho de la voix de papa
C’était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd’hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l’un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse


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