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Libye – Les dernières nouvelles du front (14-11-2011)

Publié le 14 novembre 2011 par Menye Alain
Libye – Les dernières nouvelles du front (14-11-2011)

Seif Al-Islam

La résistance verte brouille les pistes pour être plus efficace. La Libye redeviendra-t-elle verte, demain, après-demain, dans un mois, dans un an ? C’est une question à 100 000 dollars. J’avoue ne pas avoir la réponse mais, les innombrables succès de l’armée de la libération de Libye laissent un réel espoir. Un dispositif de taille et le silence semble être finalement le nouveau leitmotiv, pour ne pas se faire repérer.

La résistance verte surfe donc sur l’effet de surprise, et n’annonce plus ses actions. Certains se disent que c’est cuit. Or, les dernières actions prouvent le contraire. Nous disions ici même, que certains loyalistes avaient infiltré le réseau des renégats pour mieux les déstabiliser et porter le combat au coeur même de leur dispositif. Ce sont probablement eux, qui créent des tensions entre les rebelles, d’autant plus que l’armée de Kadhafi,  n’était pas exclusive et comportait les Libyens de tous les horizons. La crainte du CNT est donc décuplée, surtout qu’aucun général de Mouammar Kadhafi n’a réellement déposé les armes ou fait allégeance aux traîtres.

Le cas de Zawiya est patent. Ce ne sont pas les médias «meanstream» qui en parleront. Le CNT a véritablement été touché au coeur. La plupart de ses responsables sont tombés en voulant s’enfuir vers Tripoli. Or, la route est désormais contrôlée par les loyalistes qui apparaissent et disparaissent comme des éclairs. Ainsi, à l’intérieur de la ville, ils ont capturé, pas moins de 40 rebelles, qu’ils ont gardé dans un endroit secret. Sur le plan de l’armement, ils ont récupéré plusieurs armes lourdes, des chars et des pick-up et détruit, aussi, de nombreux dispositifs de défense. 

Considérant qu’on peut s’exprimer de différentes manières, l’expression n’étant pas toujours vraiment verbale, le silence de Seif al-Islam est donc une autre forme d’expression, avec les actions de l’armée de libération de la Libye dont il est le leader incontesté et incontestable. Il est, bien sûr, le donneur d’ordre de Zawiya, en passant par Bani Walid redevenue verte, et ailleurs. Le sud libyen a fait semblant d’être inféodé au CNT pour éviter les bombardements meurtriers de la coalition apocalyptique de l’OTAN. Cette armée du pétrole qui s’habille d’oripeaux élogieux et dont les membres devraient, si la justice internationale existait, répondre de leurs crimes contre l’humanité et de guerre. 

A Tripoli, c’est fini pour les renégats à Abou Salim et à Souk Jomoa. Selon des médias libyens pro-CNT, ce sont des combats fratricides entre des factions rebelles. S’ils croient ça, tant mieux. Ainsi, on dira qu’ils se sont entre-tués, alors que la vérité est ailleurs. Le pouvoir n’est pas aisé. Le CNT/OTAN le comprend enfin à ses dépends. 4 voitures des renégats qui patrouillaient dans le centre de Tripoli, ont été victimes de snipers. Tous les occupants, 12 hommes, ont été tués. En s’alliant à Al Qaïda, que pensait cette coalition morbide ? L’organisation terroriste dénoncée dès le début du conflit par le frère leader Mouammar Kadhafi n’a jamais exercé le pouvoir. La fameuse démocratie libyenne instaurée par l’Occident est simplement un enfumage et leur seul but est le pétrole. Elle se fait rembourser actuellement en détournant le pétrole des Libyens. Mon ami Morris, parle justement de Al Qaïda.

Contrairement aux allégations du CNT, Warshefana est le théâtre d’une révolte provoquée par les pro-Kadhafistes qui ont déjà tué une dizaine de renégats. D’ailleurs, les chefs de tribus convoqués par Moustapha Abdel Jalil ont refusé de demander à leurs membres, ceux de Warshefana, d’arrêter les combats, malgré une proposition de fortes sommes d’argent. Comme ces villes sont situées près de Tripoli, on comprend aisément pourquoi le CNT n’arrive toujours pas à s’installer dans la capitale dont l’insécurité grandissante fait craindre le pire.

Depuis qu’aucune trace de Seif Al-Islam n’est trouvée, les services français croient qu’il se trouverait à proximité de la frontière algérienne à Ghat ou en Algérie à Djanet, sous la protection des tribus touaregs Ajjers. Selon certaines sources, l’Elysée envisagerait d’y envoyer des forces spéciales pour l’appréhender mais, les tribus Touaregs menacent. Or, s’il est effectivement à Djanet, comment faire pour bombarder l’Algérie sans mandat international ? Est-ce que ce sont de fausses informations pour commencer la guerre occidentale contre l’Algérie qui se prépare ?


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