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Avec un peu de retard

Publié le 19 décembre 2011 par Fmat

... vient de paraître en ligne : Rue Descartes, n°72 : Philosopher en Chine aujourd’hui

Revue du Centre International de Philosophie où je suis actuellement en résidence virtuelle. (Mes dessins sont à découvrir au sein des diverses contributions - cf sommaire)


Numéro coordonné par Pierre Carrique (CIPh) et Dandan Jiang (université de Shanghai).

 

 

Avec un peu de retard

 

    www.ruedescartes.org

 

 

Deux aperçus, au hasard, des "Recherches en cours" :

 

Le cerveau-machine

Critique du computationnisme

Patrick Juignet 2011

Avec un peu de retard

Le corps est « une machine qui se remue de soi-même ». Cette formule employée par Descartes, dans une lettre au Marquis de Newcastle le 23 novembre 1646, résume bien sa position. Un siècle plus tard, La Mettrie publie son célèbre ouvrage L’homme-Machine (1748), dans lequel il expose une conception mécaniste de l’homme incluant l’esprit. Cette visée s’est poursuivie et développée depuis. Ici, nous allons voir plus particulièrement comment le cerveau humain a pu être assimilé à une machine informatique.

 

(...)

 

L’utopie par-delà ses critiques

par Mathieu Potte-Bonneville

A propos de : Pierre Macherey, De l’Utopie !, De l’Incidence éditeur, 2011.


Dans les débats qu’organise le Collège, il est d’usage que l’organisateur de la rencontre s’en tienne prudemment à une présentation introductive et en quelque sorte neutre de l’ouvrage, permettant au public qui ne se serait pas encore plongé dans la lecture de se faire une idée de l’objet de la discussion, et laissant aux autres intervenants le soin de dire davantage comment ils ont reçu le livre, et quelles questions ils se posent à son propos. Je crains ici de devoir déroger à cet usage : même si j’essaierai de donner quelques indications quant à la trajectoire suivie dans De l’utopie !, il m’est impossible de m’en tenir à une forme de restitution ou de compte-rendu rationnel, parce qu’une telle prudence serait infidèle à la dimension d’intervention que le livre, me semble-t-il, assume dès son titre. Comme l’indique Pierre Macherey dès l’introduction, le titre choisi inscrit en effet d’emblée l’ouvrage sur un double registre, selon qu’on le lit avec ou sans point d’exclamation : si De l’utopie laisse attendre une sorte de traité, qui tenterait de dégager ou d’établir l’essence du phénomène considéré, dans une forme de surplomb ou d’extériorité savante de l’auteur vis-à-vis de l’objet qu’il examine, De l’utopie ! introduit dans l’équation à la fois le geste d’une réclamation ou d’une revendication, et l’exclamation joyeuse de qui découvre, avec surprise, un trésor dans son jardin ou déballe le présent qu’on vient de lui offrir, s’émerveillant de ses petits détails.

Avec un peu de retard

 

 

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