Magazine

La nuit au musée

Publié le 30 décembre 2011 par Pbmv
Les tanches,
Aujourd’hui, c’était la fête au bureau. Boss avait mis un nouveau pull fuschia qu’il a du avoir en cadeau à Noël pour nous souhaiter la bonne année et nous dire qu’il fêtait les 25 ans de son 2eme enfant ce soir. Bon, la vérité, on s’en bat les steaks mais j’ai réalisé à ce moment que j’ai pile l’âge de ses enfants.
Donc arrête de parler à mes seins, c’est limite incestueux.
Bref. Aujourd’hui, on a eu le droit de faire 5 heures payées 7 heures de boulot. J’aime bien les maths quand ca marche comme ça.
Donc j’ai profité de ce quart de RTT offert pour aller au musée d’Orsay. Bon, en fait il y a avait trop la queue donc j’ai finalement opté pour le musée Maillol. Je ne connaissais pas, ca reste rive gauche, il pleuvait, c’est juste à côté du Bon Marché, bref. A priori, que des bonnes raisons.
Il y a en ce moment une expo sur Pompéi.
Pour faire genre « jme la pète, je peux AUSSI parler expo sur ce blog », je dirais que l’expo « guerriers chinois en terre battue » de la Pinacothèque il y a trois ans était la pire que j’avais faite (des murs entiers de trucs chiants à lire et cinquante mille personnes devant la vitrine des soldats, le tout au sous-sol), mais l’expo Pompéi au musée Maillol passe devant au classement.
Je regrette d’avoir été toute seule, parce que si j’avais été avec Carpewebem, on aurait pu se foutre de la tronche des vieux qui se collent bien pile devant les vitrines, et si j’avais été avec Nonoyelle, on aurait pu rigoler comme pour l’expo Manet à Orsay, où je trouvais bizarre que Baudelaire se laisse peindre un lendemain de cuite à l’absinthe avec l’œil vitreux et le teint jaune.
En vrai, Pompéi faut pas y aller parce que :
Petit un : c’est méga mal foutu.
La moitié des salles est dix fois trop petite si tu es plus de quatre dedans et le sens de la visite est tellement anarchique qu’à un moment je voulais monter voir la suite au premier étage et je me suis retrouvée dans la boutique.
Petit deux : le nombre de visiteurs est supérieur à la capacité de remplissage.
Du coup, on se marche dessus, les mamies me reprochent de leur cacher la vue, sous prétexte que je fais plus d’1,55 m et on fait presque la queue pour passer d’une salle à l’autre.
Petit trois : il faut interdire les vieux dans les musées.
Ils mettent l’audioguide à fond (remarque, pas besoin de l’acheter, tu peux suivre la visite avec eux). Ils se collent pile devant les vitrines, les murs de trucs à lire à l’entrée des salles, ils se racontent leur voyage à Pompéi, que à l’époque t’étais même pas né, et pendant ce temps, ils n’avancent pas.
Maillol est à la culture ce que Mayol est au rugby.
(Papa ! J’ai fait une métaphore rugby-musée, j’espère que tu es fier de moi).
Petit quatre : le niveau, quoi.
Si tu es en 5eme initiation latin, ca va te plaire. Mais j’aurais aimé un peu plus de contenu que « les pompéïens étaient très portés sur le sexe », avec citations de Théophile Gautier à l’appui et présentation d’un ravissant pendentif en forme de sexe masculin, quatre statues dans la première salle et deux gouaches de reproduction d’une maison pompéienne.
Entre la chaleur, les vieux et les enfants, j’ai dû rester 35 minutes. Sachant que le billet est à 11 €, je te laisse calculer le prix à la minute.
En sortant du musée, méga frustrée de ne pas avoir pu acheter le pendentif en forme de bite à la boutique, je suis allée m’offrir cette petite mignoncité :
La nuit au musée© Delphine ParienteEn vente à la boutique Petite Mendigote, rue du Dragon, Paris 6eme
Parce que :
1) je vais pas attendre Noël pour avoir des cadeaux
2) n’ayant toujours pas de mari, je ne peux compter que sur moi-même

Retour à La Une de Logo Paperblog