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Polisse

Publié le 05 janvier 2012 par Naira
Polisse
"Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec... Comment ces flics parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade."
Polisse est un film certes un peu long mais plein de potentiel. Les journées pour le moins particulières de ces flics eux aussi particuliers nous frappent de plein fouet sans pour autant nous aliéner. Nous n'avons presque jamais le temps de reprendre notre souffle car les cas s'enchaînent. D'autres histoires, d'autres vécus, d'autres éducations... Ni trop attachants, ni trop chiants (et encore moins attachiants), ces enfants ne nous sont présentés que pour leur position de victimes des événements qui leur arrivent. Victimes, oui, mais sans pour autant être froids, distants ou irréels... 
En effet, la réelle réussite du film réside dans l'intelligent choix de Maïwenn qui nous met d'emblée un pied dans le documentaire et un pied dans la fiction

Cependant, certaines décisions non judicieuses gâchent rapidement cette brillante association... Premièrement, la focalisation sur Mélissa qui a l'air d'une ahurie finie et l'adjonction d'une romance totalement inintéressante. Deuxièmement, si Karine Viard est toujours aussi sensationnelle, le jeu de Maïwenn et de JoeyStarr est nettement moins convaincant. Et, finalement... Non mais, qu'est-ce que c'est, cette fin?  D'abord, l'ellipse nous donne l'impression que la BPM ne travaille pas en juillet-août (bah, oui, pendant les vacances scolaires, il n'y a pas de viol ou de violence) puis on achève le film sans ménagement sur un acte inattenduinsane et inexpliqué dont les prémices (vous savez, ce qui aurait pu nous mettre sur la piste et justifier "la chose") sont tellement maigres qu'on les avait pris pour de l'anecdotique. Cette fin surprenante n'atteste que d'une seule chose: la fiction, même - surtout! - lorsqu'elle est inspirée de faits réels, est toujours bien plus difficile à rendre vraisemblable qu'on ne le pense... Dommage!

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