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Quelques cailloux blancs...

Publié le 21 janvier 2012 par Amaurywat

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Encore un petit caillou blanc aussi et surtout pour toi qui me lis

image prise ici
jourdain.jpgA force de me faire traiter de type « narcissique » et « égocentrique » à longueur de commentaires par des personnes qui détestent tellement mes articles qu’elles ne peuvent s’empêcher de les commenter, tous, et de les lire à chaque fois, j’ai eu envie d’écrire un texte qui parle de moi, de moi et encore de moi, ce qui je suis sûr ne va manquer de les passionner encore.
Bien sûr, ce n’est pas que les noms d’oiseau dont ils m’affublent m’importent en quoi que ce soit, je leur conseillerai même de les utiliser leurs injures en onguent pour les hémorroïdes.
Non, c’est aussi que lorsque l’on m’injurie j’ai toujours tendance à en rajouter une ou deux grosses caisses et quelques cuivres, quelques couches en plus.
J'écris cet article en plus en écoutant une chanteuse « sioniste », Yaèl Naïm, que j’ai eu la chance de croiser à Jérusalem, dans la « Vieille Ville » palestinienne. L’entendre chanter en arabe et en hébreu éclaircit les idées et permet aux cœurs nostalgiques de la Palestine dont je suis d’y revenir au moins en esprit.
Elle était entourée de gamins palestiniens qui l’idolâtrent tous parce qu’elle chante aussi bien qu’Oum Khalsoum et qu’elle est de plus très belle, et comme tous les gosses à fleur de peau, ils aiment la beauté, ceci étant précisé à l’intention des « anti-sionistes » (rires jaunes) d’Agoravox, entre autres, qui cachent à grand peine leur judéophobie sous des dehors de belles intentions, en croyant se protéger en se plaçant sous le patronage de Saint Stéphane Hessel (Que le tout puissant l’ait en sa sainte garde !), pour qui je suis un agent de la Hasbara, un suppôt du Mossad, voire pire encore, et d’autres intervenants de Causeur.fr pour qui je suis, ou plutôt j’étais car je n’y interviens plus, un agent provocateur vendu au Hamas.
J’y étais Grandgil et Franklin D., ceci précisé à l’intention de mes futurs exégètes qui seront légions n’en doutons pas…
Je me suis fâché avec beaucoup de monde, ce n’est pas si grave bien sûr, ce sont même des choses qui arrivent car finalement être fâché à mort avec quelqu’un c’est encore ressentir quelque chose pour ce quelqu’un, et ressentir quelque chose vaut bien sûr beaucoup plus que l’indifférence.
Je me suis même fâché avec l’amour de ma vie, plusieurs fois, c’est malin, mais c’est elle qui avait commencé…
Elle aussi aime citer Nerval et son lointain descendant qui est Gainsbourg.
Parfois, nous nous laissons des « petits cailloux blancs » qui nous permettent de nous retrouver ne fût-ce qu’un petit moment. En attendant le jour où nous nous retrouverons sur une plage à marée basse, comme dans un roman d’Armand Lanoux.
Ou pas.
C’est normal, j’ai la réputation d’être un emmerdeur ainsi que l’on qualifie tous ceux qui ont un caractère qui sort un peu des sentiers de la norme. Il en est même qui voit dans mon « emmerditude » tout un ensemble de travers et défauts, dont celui très grave de ne pas être assez docile aux règles de la société actuelle qui nage dans le bonheur consumériste.
Ne pas être docile et en plus leur en imposer, à certains, pas tous, parce que l’on a lu deux ou trois bouquins, voilà deux handicaps majeurs.
Et je dois avouer sans aucun remords que cela ne me dérange pas d’être pris pour un emmerdeur car j’en suis un, si être un emmerdeur c’est demander à celle ou celui qui s’institue en « coach » ou en directeur de conscience, laïc ou religieux, de quelle autorité et de quelle sagesse il tire l’aplomb qui lui permet de délivrer sa « doxa » idéologique, de gauche, de droite, voire même se prétendant catholique, qui , selon lui, m’apporterait le bonheur universel, même malgré moi, alors effectivement, je suis un emmerdeur.
Et j’assume…
C’est plus simple d’être incolore, inodore, sans saveur, sans odeur, c’est sûr. Les emmerdeurs sont de grands angoissés qui préfèrent de toutes manières « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve », quitte à en provoquer la fuite, ce qui simplifie les choses, le bonheur d’être ensemble, le bonheur d’aimer, de s’emballer pour les mêmes choses, les mêmes livres, les mêmes chansons, les mêmes films.
Les enfants eux, quand ils se fâchent, le sont à mort, et puis avec un petit sourire ou une bonne bagarre tout rentre dans l’ordre.
Jusqu’à la prochaine dispute…
Les adultes sont beaucoup plus intelligents, beaucoup plus mûrs et aussi beaucoup plus rancuniers de fait.
Eux, quand ils se fâchent à mort, c’est sérieux, ça dure longtemps, voire parfois toute la vie une fâcherie, jusqu’à la mort, et même après certains n’hésitent pas à aller cracher sur la tombe de ceux avec qui ils sont en froid, quitte pour cela à le faire en déambulateur. Et le pire est que j’écris ça en sachant très bien je me comporterai certainement à coup sûr plus en adulte qu’en gosse…
Fatalité des fatalités !

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