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Syrie – Assad ne contrôlerait plus que 50% de la Syrie : même mécanisme qu’en Libye

Publié le 01 février 2012 par Menye Alain
Syrie – Assad ne contrôlerait plus que 50% de la Syrie : même mécanisme qu’en Libye

Bashar al-Assad et sa femme Asma

Ah, des discussions cruciales à l’ONU ?

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, s’est rendu à New York, prôner la politique guerrière de la France. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, l’homme à même de trouver du pétrole sous l’Elysée, tellement il est bas, la France patauge à la recherche de son honneur ou de sa puissance perdue. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir ce mardi soir à New York. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré à Amman espérer que la réunion porterait “rapidement ses fruits”, en qualifiant la violence en Syrie de “menace pour la paix”. Après dix mois de crise voulue par l’Occident, la Russie refuse de se faire duper et comme par hasard, les médias meanstream parlent de la communauté internationale qui reste profondément divisée sur les moyens à mettre en oeuvre pour arrêter le bain de sang en Syrie. De quel bain de sang parlent-ils ?

Ceux qui ont toujours raison,  la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et plusieurs pays arabes, veulent que la discussion porte sur un projet de résolution abscons. La question que certains ne se posent pas est de savoir si ces pays du golfe, qui veulent instaurer la démocratie en Syrie sont eux-mêmes des pays démocratiques. C’est à perdre son latin. Les grandes lignes de ce pseudo plan de sortie de crise prévoient le transfert des pouvoirs de Bashar al-Assad à son vice-président avant un dialogue avec l’opposition et la formation d’un cabinet d’union. Tiens, toujours la même chose, comme en Libye, et, surprise, leurs renégats du Conseil national syrien (CNS), ces terroristes idiots utiles des islamistes, n’ont que le départ d’Assad dans la bouche.

Alors que rien ne va dans ces différents pays, France, Etats-Unis, Angleterre, ils veulent par contre tout régler dans le monde. Pourquoi ne commencent-ils pas par chez eux ? Chez nous en sommes ? Étranges similitudes donc. Comme en Libye, le préalable était le départ de Mouammar Kadhafi, à défaut sa mort. Bashar al-Assad connaîtra-t-il le même sort ? La ruse est de dire qu’il n’y aura pas d’intervention mais, peut-on faire confiance à ces prédateurs ? La Russie a intérêt à protéger ce pays et Assad quant à lui, doit nettoyer rapidement la vermine. L’Arabie saoudite n’a-t-elle pas envoyé des soldats mater le début de la révolution à Barheïn ? Pourvu donc que les petits pays ne se laissent plus entuber.

La Ligue arabe a permis l’avancée des renégats syriens, d’autant plus que le retrait des troupes du régime syrien ont favorisé leur avancée. Selon un colonel dissident, environ «50% du territoire syrien ne sont plus sous le contrôle du régime». On est en plein délire et on voit bien qu’on ne demande qu’au régime d’arrêter les hostilités, mais pas aux autres qu’on doit probablement armer en cachette, comme en Libye


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