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Hiver

Publié le 26 février 2012 par Journalvernois

Hiver

En ce moment je suis entrain de vivre un hiver inhabituel que ce soit du point de vu climatique, du point de vue travail et dans la façon d’hiverner les animaux.
La période hivernale avait plutôt bien commencé. Une fois les dernières laitonnes sevrées autour du 17 – 11 j’ai pu laisser les mères (environ 40 vaches) et les 10 de génisses de 18 et 30 mois dans les prés une bonne partie du mois de décembre. Le temps doux et humide a entretenu une légère pousse d’herbe et chaque matin je distribuais une bonne ration de paille arrosée de mélasse. Cela a suffi à les tenir en bon état. Il faut dire que des animaux qui ne produisent rien sont faciles d’entretien. Je les ai rentrées petit à petit et un peu avant Noël toutes étaient à l’étable.
Ensuite on a eu de bonnes pluies. Elle a été la bienvenue, pour remonter les sources. Il en est tombé pas mal, la rivière est même sortie de son lit et envahi les prés une fois fin décembre et une fois début janvier. Le Vernois qui n’a été qu’un ru une bonne partie de l’année a de nouveau coulé très fort.
Janvier, douceur exceptionnelle; il a même fait trop chaud, pas bon pour la nature. Le pansage étant rapidement fait, j’ai eu le temps d’aller couper du bois de chauffage. J’ai pu abattre des arbres devenus gênants dans une haie, que je me promettais de couper depuis des années. Beau temps, terrain sain, toutes les conditions étaient réunies pour faire du bon travail. L’ai laissé la végétation basse, les chênes et frênes anciens et quelques jeunes arbres. Il restera une bonne haie qui apportera ombre et abri du vent du nord. Pour terminer, j’ai profité des fortes gelées de février qui ont durci le terrain pour pousser tout le branchage au tracteur, sans faire de dégâts au sol et allumer un énorme feu qui a tout consumé.
Février, ça a été moins12°, moins 15° la nuit, et le thermomètre qui ne remonte pas au-dessus de -5° la journée, la bise du nord qui augmente la sensation de froid et le fait pénétrer partout. Cela ne m’a pas facilité la tâche, il ne faisait pas bon s’attarder dehors. Certains bâtiments étant moins peuplés, la chaleur animale n’a pas été suffisante pour empêcher la température de descendre au-dessous de zéro. Tous les jours j’ai dû vidanger les canalisations après que les animaux se soient abreuvés. Heureusement dans l’écurie ancienne les 35 vaches ont gardé une bonne douceur et les petits veaux n’ont pas eu froid. Il fallait prendre beaucoup de précautions pour faire tourner les évacuateurs à fumier, et même le tracteur. Le fuel actuel n’aime pas le froid.
il a fait si froid que toutes les eaux se sont transformées en glace, les mares ,les rigoles, le ruisseau, et même l’Arroux. Il y a longtemps que je ne l’avais vue ainsi, immobile, entièrement couverte de glace, les vaguelettes figées à la surface. Les prés ont terriblement souffert; d’un vert inhabituel pour un mois de janvier, ils ont viré au jaune, l’herbe brûlée par le gel. Les céréales ont également beaucoup souffert.
Ces temps-ci les vaches quand même à mettre-bas. Elles ne se pressent pas trop, j’en reparlerai plus tard.

Le « menhir du Chaffaud », cela fait déjà un moment que je voulais le voir de près. Il se trouve sur une ferme pas très loin de chez nous, le long de l’Arroux, en aval. Nous avons profité d’un dimanche ensoleillé et moins froid pour nous y rendre.. Cette pierre dressée depuis 4 ou 5000 ans sur fond de rivière gelée offre un spectacle un peu surréaliste . J’étais d’autant plus content de toucher ce bloc de granit,qu’il se trouve dans un pré que ma grand-mère, dont j’ai parlé, a parcouru, où elle a travaillé il y a un siècle. Elle ne m’a jamais parlé de ce menhir. Sans doute c’était sans importance pour elle.

A bientôt


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