Magazine

[Critique] JE TE PROMETS – THE VOW

Publié le 11 mai 2012 par Onrembobine @OnRembobinefr

Titre original : Je te promets – The Vow

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis/France/Angleterre/Brésil/Australie/Allemagne
Réalisateur : Michael Sucsy
Distribution : Rachel McAdams, Channing Tatum, Jessica Lange, Sam Neill, Scott Speedman, Jessica McNamee, Wendy Crewson, Lucas Bryant, Tatiana Maslany, Joey Klein…
Genre : Romance/Drame
Date de sortie : 16 mai 2012

Le Pitch :
Paige et Leo s’aiment passionnément depuis leur premier rencontre, il y a quatre ans. Mariés et heureux, les deux amoureux mènent une existence parfaite jusqu’à ce qu’un accident ne vienne bouleverser les choses. Si Leo s’en sort indemne, Paige semble avoir oublié les cinq dernières années de sa vie. Pour elle, Leo est un inconnu… Histoire vraie.

La Critique :
Gros carton aux États-Unis où le film fit le bonheur des amoureux lors de la St-Valentin, Je te promets -et c’est plutôt une bonne nouvelle- apparaît néanmoins comme étant bien plus qu’une simple comédie romantique. D’un part parce que ce n’est pas drôle du tout et de l’autre car le film ne joue pas sur les ressorts faciles du film destiné aux couples et autres personnes en mal de guimauve. Je te promets va plus loin. Avec tact, bon sens et pertinence, à tel point que tout ici sonne vrai. Alors oui, Je te promets raconte bel et bien une histoire vraie. Certes, mais les exemples de longs-métrages qui se permettent de partir en free style tout en prétendant raconter une histoire vraie sont légion et malheureusement l’étiquette « Attention, c’est du vécu » ne garanti en aucune manière la bonne tenue d’un film.

Ceci étant dit, Je te promets apparaît vite comme une somme homogène de talents concernés.

Michael Sucsy, dont c’est ici le premier long-métrage cinéma, mais qui est déjà détenteur d’un Golden Globes grâce à son téléfilm Grey Garden (diffusé sur HBO), qui mettait déjà en scène Jessica Lange, y va prudemment. Il respecte son sujet, ses personnages et soigne les ambiances. Sa direction d’acteur est ainsi au diapason et ne joue jamais la surenchère. De facture classique et posée, Je te promets trouve le ton juste pour raconter cette histoire, certes sans grande surprise, mais plutôt touchante. Dépeignant la détresse de deux êtres qui, après s’être perdus, tentent de se retrouver, le long-métrage ne révolutionne pas le genre, c’est une évidence. Le grande différence -ce qui fait que Je te promets se démarque-, c’est qu’il le respecte en permanence (son genre).

Et si le film de Sucsy est une réussite (une réussite sage mais une réussite quand même) c’est aussi et surtout grâce à ses acteurs. Si Rachel McAdams, toujours très à l’aise dans ce style de films, est impeccable et convoque certains des gimmicks de son rôle dans le déjà culte N’oublie Jamais, c’est Channing Tatum qui surprend. Gros bras plus ou moins révélé grâce à ses entrechats dans les deux premiers Sexy Dance (c’est du lourd), le comédien américain est parfait dans les frusques d’un homme désespéré, qui ne lâche rien quand il s’agit de reconquérir le cœur de sa femme, qui désormais ne se souvient plus de lui. Tatum, qui apparaissait bien lourdeau dans le navet Cher John, où il donnait la réplique à Amanda Seyfried, il y à peine deux ans, a réellement étoffé son jeu. Après le très bon L’Aigle de la neuvième Légion et Public Ennemies et avant 21 Jump Street, Channing Tatum offre à sa filmographie un nouveau trophée. Il habite son personnage du début à la fin, n’en fait jamais des caisses et arrive à tenir les aprioris à distance. C’est lui qui tire le plus son épingle du jeu tandis que les solides Sam Neill et Jessica Lange assurent les arrières avec classe. Scott Speedman, de son côté, plutôt discret depuis Underworld 2 donne un peu l’impression de planer mais ce n’est qu’un détail tant son personnage est mince.

Pas de quoi plomber un long-métrage donc, qui devrait trouver son public chez nous aussi et qui pourrait bien squatter les mémoires des amateurs de love story pendant longtemps. Des amateurs qui peuvent préparer les mouchoirs.

Les autres seront ravis d’apprendre que Channing Tatum sera aussi à l’affiche du deuxième volet de G.I. Joe le 1er août pour une séance de bourrinage dans les règles de l’art. C’est que le Channing, il pense à tout le monde !

@ Gilles Rolland

[Critique] JE TE PROMETS – THE VOW
Crédits photos : Screen Gems


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

  • [Critique] Carnage

    [Critique] Carnage

    Découvrez ma critique du film. Film réalisé par Roman Polanski et adapté de la pièce de théâtre de Yasmina Reza. Avec au casting Kate Winslet, Jodie Foster,... Lire la suite

    Par  Popmovies
    CINÉMA, CULTURE
  • [Critique] Hollywoo

    [Critique] Hollywoo

    Découvrez ma critique. Film réalisé par Frédéric Berthe et Pascal Serieis avec Florence Foresti et Jamel Debbouze. Sorti le 7 Décembre. Lire la suite

    Par  Popmovies
    CINÉMA, CULTURE
  • The Vow : les bandes annonces VOST et VF

    bandes annonces VOST

    Découvrez la bande annonce du film. Il y a du nouveau pour le film The Vow ! Tout d'abord, le titre puisqu'en France le film sortira sous celui de Je te promets. Lire la suite

    Par  Popmovies
    CINÉMA, CULTURE
  • [Critique] Anonymous

    [Critique] Anonymous

    Découvrez ma critique du film. Film réalisé par Roland Emmerich avec au casting Rhys Ifans, Rafe Spall, Joely Richardson, Vanessa Redgrave, Jamie Campbell... Lire la suite

    Par  Popmovies
    CINÉMA, CULTURE
  • J.Edgar, critique

    J.Edgar, critique

    Clint Eastwood s’intéresse au patron mythique du FBI J. Edgar Hoover dans un portrait intimiste porté par un DiCaprio magistral mais à la réalisation fatiguée.... Lire la suite

    Par  Fredp
    CINÉMA, CULTURE
  • B-A: Je te Promets, Que faire si l'être aimé vous oubliait?

    B-A: Promets, faire l'être aimé vous oubliait?

    Voilà La première comédie romantique de l'année 2012, inspirée de faits réels et tirée d'un Best-Seller aux USA, Je te Promets (The Vow) a réellement ses chance... Lire la suite

    Par  Guillaume
    CULTURE
  • Detachment, critique

    Detachment, critique

    On savait que le monde de l’éducation allait plutôt mal. Tony Kaye enfonce le clou avec un Detachment où Adrien Brody se montre plus dépréssif que jamais. Lire la suite

    Par  Fredp
    CINÉMA, CULTURE