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«Ray Bradbury est immortel» pour Spielberg (qui n'est pas seul à le penser)

Publié le 09 juin 2012 par Lauravanelcoytte

Créé le 08-06-2012 à 15h50- Mis à jour à 17h16

De Spielberg à Obama en passant par Tom Wolfe, les hommages à l’auteur de «Fahrenheit 451» pleuvent, dans la presse américaine, depuis qu'il a quitté la planète Terre. Florilège. De Spielberg à Obama en passant par Tom Wolfe, les hommages pleuvent, dans la presse américaine, depuis la mort de Raymond Douglas Bradbury (1920-2012). (AFP)


De Spielberg à Obama en passant par Tom Wolfe, les hommages pleuvent, dans la presse américaine, depuis la mort de Raymond Douglas Bradbury (1920-2012). (AFP)

«Dieu est mort», disait Nietzsche. Voilà qui résume le sentiment partagé par tous les fans, «grands» et «moins grands», de Ray Bradbury. De Spielberg à Obama en passant par Tom Wolfe, ils ont tenu à lui exprimer (voir notamment ce site) leur admiration et leur gratitude. Avec, semble-t-il, l’espoir que leurs mots doux parviendront à l’auteur des «Chroniques martiennes»… où qu’il soit.

Steven Spielberg:

«Il a été ma muse pour la meilleure partie de ma carrière, dans le domaine de la science-fiction. Il continue à vivre à travers ses légions de fans. Dans le monde de la science-fiction, du fantastique et de l’imaginaire, il est immortel».

Paul Alkon (professeur d’anglais et de littérature américaine à l’USC (Université de Californie du Sud):  

«Il avait ce flair pour vraiment saisir les enjeux de société majeurs (…). Il n’était pas intéressé par les doctrines courantes du politiquement correct ou les faits exceptionnels de société. Il s’intéressait aux enjeux qui nous accompagnent à longueur d’années».

Kim Stanley Robinson (auteur de la fameuse trilogie «Red Mars», «Blue Mars» et «Green Mars»):

«J’ai le sentiment qu’on est tous les deux devenus des écrivains de science fiction  en partie à cause de nos histoires d’enfance. La Californie est un lieu empreint de science fiction depuis très longtemps».

Allison Hill (présidente de la maison d’édition «Vroman’s bookstore» et «Book soup»)

«Bradbury est le héros des libraires».

Hugh Hefner (fondateur et éditeur du magazine «PlayBoy», où «Fahrenheit 451» a «fait son apparition» selon le «L.A. Times»): 

«Il nous manquera.»

Tom Wolfe:

«Il a toujours été mon auteur de science-fiction préféré car ce qu’il écrivait était toujours enraciné dans la réalité.»

Neil Gaiman (notamment scénariste de la BD «Sandman»):

«Il était gentil, tendre, et toujours rempli d’enthousiasme; le paysage mondial dans lequel nous vivons aurait été diminué si nous ne l’avions pas eu dans notre monde.»

Rainn Wilson (acteur américain célèbre pour son interprétation de Dwight Schrute dans la version américaine de «The Office»):

«Tu as inventé Mars, le voyage à travers le temps et illustré l’Homme avec plus de réalité que jamais pour un enfant comme moi de 14 ans.»

Duncan Jones (réalisateur anglais connu principalement pour ses films de science-fiction, comme «Source Code» en 2011):

«Encore un autre extraordinaire visionnaire de la science-fiction qui nous quitte. Merci pour les idées que tu nous as laissées, M. Bradbury. Nous essaierons d’en tenir compte.»

Brad Bird (animateur, réalisateur, scénariste et producteur américain, à qui l’on doit «Les Indestructibles» ou encore «Ratatouille»):

«Repose en paix Bradbury. A bientôt dans le futur.»

Edgar Wright (réalisateur et scénariste britannique):

«Une ''standing ovation'' pour M. Ray Bradbury, notre imagination sera plus sombre sans lui.»

Ken Jenning (présentateur de jeux télévisés américains):

«Que quelqu’un voyage dans le temps et marche sur un papillon pour que Ray Bradbury vive jusqu’à 1 million d’années.»

Barack Obama:

«La nouvelle de la mort de Ray Bradbury a immédiatement assailli beaucoup d’Américains d’images de son travail, inscrites dans nos mémoires, souvent depuis notre plus jeune âge. Son don pour raconter les histoires a refaçonné notre culture et élargi notre monde. Mais Ray avait aussi compris que notre imagination peut devenir un outil pour une plus grande tolérance, pour véhiculer le changement, et être le moyen d’exprimer nos valeurs les plus chères.»

Et pour son (grand) public?

Ses fans sur Twitter n’ont pas non plus manqué de se déchaîner, comme le rapporte le «Huffington post» en citant quelques déclarations particulièrement enflammées:

Emily : «Il a vraiment changé mon monde»

Barry : «S’il vous plaît levez-vous pour la mort d’une légende»

Neil : «Repose en paix Ray, nous ne t’oublierons jamais»

Joanne : «La mort de Ray Bradbury me brise le cœur, il était le héros de mon enfance, et l’homme le plus adorable que j’ai jamais rencontré. Il nous manquera à tous».

Bizarre, bizarre. Vous avez dit bizarre?

Autant de billets laissés par ses admirateurs, qui semblent confirmer la puissance de sa clairvoyance, en faisant étrangement écho aux propres phrases de Bradbury, prononcées par son personnage dans «Fahrenheit 451»:

«Et quand il mourut, je me suis soudain aperçu que je ne pleurais pas du tout pour lui, mais pour ce qu’il avait fait (…) Je pleurais parce qu’il ne les referait plus jamais (…). Il faisait partie de nous quand il est mort (…). Il façonna le monde.» 

Sanaa Nabi 

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