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Quand Warhol rallume la statue de la Liberté

Publié le 01 novembre 2012 par Lauravanelcoytte
Par Béatrice De Rochebouet Publié le 01/11/2012 à 06:00 <i alt=Statue of Liberty d'Andy Warhol, 1962." />Statue of Liberty d'Andy Warhol, 1962." />Statue of Liberty d'Andy Warhol, 1962." title="Quand Warhol rallume la statue de la Liberté" />Statue of Liberty d'Andy Warhol, 1962." border="0" />
Statue of Liberty d'Andy Warhol, 1962. Crédits photo : Christie's Images Ltd, 2012
  • Après l'ouragan Sandy, une œuvre en 3 D du roi du pop art, vendue le 14 novembre chez Christie's, ressuscite ce symbole de l'Amérique.

C'est l'icône la plus célèbre du rêve américain. Au plus fort de l'ouragan Sandy, la statue de la Liberté est plongée dans le noir. Sa torche ne brille plus. Mais elle tient bon, d'autant que, le 14 novembre, Christie's célèbre son 126e anniversaire, avec la vente d'une œuvre mythique d'Andy Warhol, qui devrait pulvériser son estimation de 35 millions de dollars.

Sur l'île de Liberty Island, au sud de Manhattan, La Liberté éclairant le ­monde, plus connue sous le nom de statue de la Liberté, fut offerte par la France, en signe d'amitié entre les deux nations, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine. Confiée en 1871 au sculpteur français Auguste Bartholdi, la statue fut inaugurée le 28 octobre 1886, en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland, ancien gouverneur de New York, devant des milliers de spectateurs. Depuis, son image est devenue un symbole intemporel de démocratie et n'en finit plus d'être reprise, par la publicité, le cinéma et l'art.

Rien étonnant à ce que le roi du pop art américain, Andy Warhol, s'en soit emparé. Déclinée en 24 vignettes, comme une planche contact de négatifs, cette encre sérigraphiée sur toile fut exécutée en 1962 à partir d'une carte postale, en prélude à la fameuse série Death and Disaster.

Vision stéréoscopique

C'est une œuvre culte de l'artiste, au même titre que la bouteille de Coca, le dollar, Marilyn ou Elvis. Mais elle a la particularité d'être une expérimentation de la future technique en 3D, à savoir la vision stéréoscopique. À Londres et à Paris, où ce spécimen fut dévoilé au public avant sa vente à New York, les spectateurs devaient mettre sur leur nez des lunettes verte et rouge distribuées par Christie's, pour voir en volume cette statue drapée et coiffée d'une couronne à sept pointes symbolisant les sept continents. Dès les années 1950, avant d'ouvrir sa Factory sur la 47e Rue, Warhol se passionna pour le cinéma, et particulièrement la 3D. Il s'essaya à des séquences de plans successifs, comme dans Empire, filmant l'Empire State Building, en plan fixe, du coucher du soleil au noir complet, une nuit de juillet 1964. Tourné depuis la Rockfeller Fondation en 24 images par seconde, le film avait été ralenti pour être montré en 16 images par seconde, soit 8 heures et 5 minutes de projection.

Cette exploration est proche de ses séries en sérigraphie, comme celle des Optical Car Crashdont une est conservée au Kunstmuseum de Bâle en Suisse. Celle de la statue de la Liberté est unique car c'est l'un des seuls exemplaires encore en mains privées. L'autre connue est une version réduite de ­Statue of Liberty qui se trouve au Musée Andy Warhol de Pittsburgh.

Vente chez Christie's New York , au 20 Rockfeller Plaza, le 14 novembre,
à 19 heures.

LIRE AUSSI:

» Toute l'actualité des enchères avec Le Figaro Enchères

» Warhol, une mine d'or pour Christie's 

Quand Warhol rallume la statue de la Liberté
Par Béatrice De Rochebouet

C'est l'icône la plus célèbre du rêve américain. Au plus fort de l'ouragan Sandy, la statue de la Liberté est plongée dans le noir. Sa torche ne brille plus. Mais elle tient bon, d'autant que, le 14 novembre, Christie's célèbre son 126e anniversaire, avec la vente d'une œuvre mythique d'Andy Warhol, qui devrait pulvériser son estimation de 35 millions de dollars.

Sur l'île de Liberty Island, au sud de Manhattan, La Liberté éclairant le ­monde, plus connue sous le nom de statue de la Liberté, fut offerte par la France, en signe d'amitié entre les deux nations, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine. Confiée en 1871 au sculpteur français Auguste Bartholdi, la statue fut inaugurée le 28 octobre 1886, en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland, ancien gouverneur de New York, devant des milliers de spectateurs. Depuis, son image est devenue un symbole intemporel de démocratie et n'en finit plus d'être reprise, par la publicité, le cinéma et l'art.

Rien étonnant à ce que le roi du pop art américain, Andy Warhol, s'en soit emparé. Déclinée en 24 vignettes, comme une planche contact de négatifs, cette encre sérigraphiée sur toile fut exécutée en 1962 à partir d'une carte postale, en prélude à la fameuse série Death and Disaster.

Vision stéréoscopique

C'est une œuvre culte de l'artiste, au même titre que la bouteille de Coca, le dollar, Marilyn ou Elvis. Mais elle a la particularité d'être une expérimentation de la future technique en 3D, à savoir la vision stéréoscopique. À Londres et à Paris, où ce spécimen fut dévoilé au public avant sa vente à New York, les spectateurs devaient mettre sur leur nez des lunettes verte et rouge distribuées par Christie's, pour voir en volume cette statue drapée et coiffée d'une couronne à sept pointes symbolisant les sept continents. Dès les années 1950, avant d'ouvrir sa Factory sur la 47e Rue, Warhol se passionna pour le cinéma, et particulièrement la 3D. Il s'essaya à des séquences de plans successifs, comme dans Empire, filmant l'Empire State Building, en plan fixe, du coucher du soleil au noir complet, une nuit de juillet 1964. Tourné depuis la Rockfeller Fondation en 24 images par seconde, le film avait été ralenti pour être montré en 16 images par seconde, soit 8 heures et 5 minutes de projection.

Cette exploration est proche de ses séries en sérigraphie, comme celle des Optical Car Crashdont une est conservée au Kunstmuseum de Bâle en Suisse. Celle de la statue de la Liberté est unique car c'est l'un des seuls exemplaires encore en mains privées. L'autre connue est une version réduite de ­Statue of Liberty qui se trouve au Musée Andy Warhol de Pittsburgh.

Vente chez Christie's New York , au 20 Rockfeller Plaza, le 14 novembre,
à 19 heures.

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Quand Warhol rallume la statue de la Liberté
Par Béatrice De Rochebouet http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2012/11/01/03016-...

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