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[babelio, masse critique] lola bensky, roman de lily brett

Publié le 24 juin 2014 par Tilly

La Grande Ourse, 271 pages, mai 2014, 20 euros lien
lu pour l'opération Masse Critique de Babelio lien (on choisit un livre dans une liste de nouveautés, on reçoit le livre, on donne son avis sur le livre)

en quatrième de couverture : Le nouveau roman de Lily Brett, très autobiographique, raconte l’histoire captivante et drôle d’une jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu’elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu’elle va suivre.  C’est un émouvant hommage à tous ces génies du rock des années 60 et 70 qui ont marqué la mémoire collective de sonorités indélébiles.  Mais c’est surtout un destin : celui d’une femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité. traduction par Bernard Cohen

Jeune, jolie, mais grosse... Seule aussi, mais ça, au début, cela ne gêne pas beaucoup Lola Bensky. A tout juste vingt ans elle n’a pas peur de parcourir le monde en solitaire, de Melbourne à Londres, New York, puis Los Angeles, magnétophone à cassette en bandoulière et carnet de notes en main, pour aller rencontrer Jimi Hendrix, Mick Jagger, Brian Jones, Cat Stevens, Jim Morrison,... toute une génération montante d’idoles planétaires en devenir. Excentriques et passionnés, sympathiques (le plus souvent) ou odieux (parfois), ils ne l’impressionnent pas plus que cela : ils ont le même âge qu’elle. Plus que leur musique, ce qui intéresse vraiment la jeune journaliste, c’est leur enfance, leur adolescence si proche encore, les rapports qu’ils ont eu avec leurs parents. Lola confronte, compare, et mesure sa propre singularité familiale à celle de ses interlocuteurs. Quand Lola se présente et raconte qu’elle est “très juive”, c’est en pensant à l’histoire de ses parents polonais rescapés des camps de la mort, à leur passé massacré, “imprésentable” dit-elle, à sa mère dépressive qui expie sans fin le fait de ne pas être morte et reproche continuellement à Lola son surpoids, à son père qui s’épuise dans un travail manuel exténuant. Pour eux, elle reviendra à Melbourne où elle se mariera et aura des enfants. Puis elle divorcera, émigrera aux États-Unis, mincira, et deviendra écrivain.


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