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Absolute Directors de Franck Buioni

Publié le 05 juillet 2014 par Bloulou

Absolute Directors de Franck Buioni Le temps de la décadence
Aux éditions Camion Noir
Après Peter Gabriel Real World et Absolute Directors Tome 1, l’auteur revient avec Absolute Directors Tome 2, un livre de près de 1000 pages…
Et quel livre ! Franck Buioni est un passionné de cinéma et de musique. Dans cet opus il s’intéresse à la période du Nouvel-Hollywood et à des réalisateurs comme William Friedkin à qui l’on doit notamment la réalisation de l’Exorciste , Brian de Palma, Francis Ford Coppola, Paul Scharder… et à des acteurs charismatiques comme Robert De Niro, Al Pacino, Marlon Brando et bien d’autres, sans oublier le troublant Phil Spector, l’inventeur du « Mur du son » Le Wall of Sound.
Des vies les plus dissolues aux tournages les plus improbables, l’auteur nous dévoile des destins hors normes.
Un livre d’une rare richesse où l’on apprend beaucoup sur cette époque et qui se lit comme un roman policier.
De l’humour, un style décapant… Un livre qui donne l’envie de découvrir ou de revoir bien des films !
  4e de couverture (qui donne tout de suite un aperçu du style Franck  Buioni) :
Le moteur pétaradant déchirait la nuit dans un magma de cliquetis dissonants. Ils roulèrent à fond la caisse sur une route désaffectée caressant l’espoir de percuter de plein fouet un semi-remorque qui aurait eu la miraculeuse idée de leur griller la priorité. Les Schrader, bien décidés à en finir avec leurs névroses, venaient de commencer une séance de roulette russe à bord de leur bagnole. Ils étaient déterminés à rejoindre un monde qualifié de meilleur, l’historique mortifère de la famille ayant déjà fait ses preuves sur le plan statistique. La scène ressemble à s’y méprendre au final du Thelma et Louise de Ridley Scott. Paradoxalement, Léo semblait avoir la tête ailleurs, comme perdu dans des pensées hors sujet au vu de l’étrange contexte. La tension était extrême. Le moteur de la Chevrolet faisait un tel baroufle qu’on aurait juré le bruit d’un Spitfire en piqué dans la nuit du blitz anglais. Paul regardait droit devant lui et marmonnait des banalités, du genre tirades existentielles quand on n’a plus grand-chose à dire et très peu de temps à vivre. Subitement, Léo se mit à gueuler, tentant de couvrir de sa voix les décibels de la mécanique en surrégime. L’intervention inopinée de Léo gâcha les précieuses secondes que savourait Paul, celles, si délicieuses, qui précèdent le grand saut vers l’inconnu.

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