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Yoga: entre tradition et modernité

Publié le 21 octobre 2014 par Indiansamourai

Mais mon histoire de yoga prénatal ne s’arrête pas là (cf note précédente)…

Après deux mois à chanter Om, mettre les pieds au mur, rebondir sur mon ballon de grossesse, prendre la pause du Guerrier, et ce trois fois par semaine, ma chère prof a soudainement augmenté ses tarifs de plus de 50%. Et n’a pas apprécié que, une fois la voiture rentrée du garage, je lui indique ce que ça m’a coûté et ce que je pourrais attendre d’elle.

J’avais précisé dès le début que je préférais qu’on gère le yoga et la voiture séparément. Pour elle, deux séances d’essai et une ristourne sur les 12 séances suivantes compensaient.

Rien de tout ça n’était très grave bien entendu. Mais ça peut suffire à casser l’ambiance ! Alors surtout quand tu fais du yoga c’est pas cool…

J’ai donc repris mes recherches de prof de yoga prénatal, dans l’idée de faire un « benchmark » (voir ce que d’autres profs proposent et à quel coût). Une Indienne de mon groupe Whatsap de mamans à Mumbai (on n’arrête pas le progrès) m’a suggéré un nom. Aussitôt dit aussitôt fait, je signais pour une classe d’essai !

C’est ainsi que je vis débarquer S., la quarantaine, salwar-kameez, rondelette, sans tapis de yoga (ne parlons même pas de musique). Le contraste est saisissant : ma prof actuelle est jeune et mince (ca chagrine d’ailleurs les papas de mes copines qui suivent ces cours : qu’est-ce qu’elle peut bien savoir de la grossesse ??), actrice bollywood et mannequin à ses heures. Mais ne soyons pas dans le jugement, la tradition peut avoir du bon !

Nous commençons donc par les questions d’usage : d’où je viens, ce que je fais, ce que fait mon mari ( ?), depuis combien de temps nous sommes mariés (??), où il a étudié (???). C’est vraiment d’usage ces questions pour un cours de yoga ?

Puis nous nous lançons dans les exercices. Là je me serais crue dans un sketch de Coluche :

« Levez, baissez, levez, baissez...

Bon maintenant on va faire l'autre paupière. »

On lève le bras gauche, on fait tourner le pied droit. Pendant ce temps-là elle me regarde fixement avec un sourire bizarre. Je parierais qu’elle ne rencontre pas des étrangers tous les jours…

On respire trois coups par le nez et on se remet à causer. De but en blanc, S. se lance dans une tirade sur l’allaitement et attention elle y va pas par quatre chemins : « Tes tétons sont sortis ?? » Heureusement que j’étais assise…

« Non parce qu’il faut absolument que tu allaites. Alors si tes tétons sont pas sortis, tu dois tirer dessus tous les soirs et mettre une goutte d’huile. Demande à ta gynéco. » Et elle ne s’arrête pas là : « Quand tu allaiteras et que tu seras fatiguée, ne te mets pas sur le côté, tu pourrais l’étouffer en t’endormant. »

Je n’ai jamais eu aussi hâte qu’un cours de yoga se termine. A son grand dam, je n’ai pas booké pour 12 séances, ni promis de continuer… Ca fait 7 mois que j’arrive à éviter les histoires affreuses sur la grossesse et le reste, et voilà-t-y pas que c’est une prof de yoga qui vient me bourrer le mou, sans même faire ce qu’elle était venue faire. A savoir un cours de yoga !

C’est donc avec grand plaisir que j’ai retrouvé mon ancienne jeune prof de yoga et ses méthodes « occidentalisées » ! On va pas se fâcher pour 50 euros hein ! On va retourner au ballon de grossesse et aux exercices de Kegel (j'aime bien ca les exercices de contraction des muscles vaginaux, ca me rappelle un épisode de Sex and the City que j'ai vu quand je devais avoir 15 ans! (voir ce site)) qui n’existaient sans doute pas dans le siècle de S….

* PS : Vu avec la gynéco : pincer les tétons peut au contraire provoquer des contractions: le corps comprend qu'il faut allaiter, et comme c’est plus facile si le bébé est dehors, il se prépare à l'expulsion…


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