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VIDÉO. Journal de Syrie du 26/01/2015. Assad s’exprime dans le « Foreign Affairs »

Publié le 27 janvier 2015 par Menye Alain

assad- Le président Bachar al-Assad au magazine américain “Foreign Affairs”: Le peuple syrien a rejeté les terroristes et manifesté son appui accru à son gouvernement et à son armée.
– Lavrov: Les consultations de Moscou sur la crise en Syrie visent à donner une chance pour le dialogue
– Élimination de nombreux terroristes dans des opérations de l’armée dans le banlieue du Daraa

Damas/ Le président Bachar al-Assad a affirmé, dans une interview accordée au magazine américain ” Foreign Affairs”, qu’à chaque fois que l’armée arabe syrienne voulait entrer dans une zone donnée, elle réussissait à le faire, mais l’armée syrienne ne peut pas se trouver à chaque kilomètre des territoires syriens, c’est impossible.

” Nous avons réalisé des avancées au cours des deux dernières années, mais si vous vouliez me demander que la guerre irait dans le bon sens, je vous réponds que toutes les guerres sont mauvaises, car elles se soldent par des pertes et des destructions”, a dit le président al-Assad qui a indiqué que toute guerre se termine par une solution politique.

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Et le président de poursuivre : “La question principale est : Quel est le facteur principal que nous avons gagné dans cette guerre? Ce que nous avons gagné c’est que le peuple syrien avait rejeté les terroristes et montré davantage d’appui à son gouvernement et à son armée… Les Syriens appuient l’Etat en tant que représentant de l’unité syrienne ».

Le président al-Assad a affirmé que dès le début la Syrie était ouverte à tout dialogue avec chaque partie en Syrie, précisant que ce qui aura lieu à Moscou des préparatifs d’une conférence et non pas des négociations pour parvenir à une solution.

Le président al-Assad a ajouté qu’il faut faire référence au peuple pour toute solution à travers un référendum, étant donné que cela s’agit de la constitution et du changement du régime politique à décider par le peuple syrien lui-même.

A une question sur la réunion prévue à Moscou avec l’opposition, le président al-Assad a répondu : « Nous allons en Russie, nous irons à ces négociations, mais il y a une autre question à poser: avec qui nous allons négocier? En tant que gouvernement, nous avons des institutions, nous avons une armée et nous avons une influence, positive ou négative. Alors les gens avec qui nous allons négocier qui représentent-ils? C’est la question.. L’opposition a en général des représentants à l’administration locale, au parlement, aux institutions. Dans la crise actuelle, vous devez poser des questions sur l’influence de l’opposition sur le terrain. Vous devez revenir à ce que les groupes armés ont annoncé publiquement, quand ils disent à plusieurs reprises que l’opposition ne les représente pas et elle n’a aucune influence sur eux. Si vous voulez parler d’un dialogue fructueux, il doit être entre le gouvernement et les groupes armés. C’est la vérité ». «L’autre facteur concerne la discussion avec l’opposition. Il y a une opposition nationale qui œuvre pour les intérêts du peuple syrien et non pas des jouets entre les mains de Qatar ou de l’Arabie saoudite ou n’importe quel pays occidental, y compris les Etats-Unis. «… Nous avons une opposition nationale, je ne l’exclus pas, je ne dis pas que toute l’opposition n’est pas nationale. Mais vous devez faire la différence entre l’opposition nationale et des personnalités qui sont des simples jouets. Pas tout dialogue est fructueux », a ajouté le président al-Assad.

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Et le président al-Assad de poursuivre : « Nous allons rencontrer tous mais pour parvenir à un résultat il faut demander à chacun qui représente-t-il ? ».

A propos de la mesure proposée par l’émissaire onusien pour la Syrie, Staffan de Mistura, pour geler le conflit à Alep, le président al-Assad a indiqué que la Syrie est d’accord sur ce plan mais qu’elle attend un plan détaillé et un calendrier de A à Z.

A propos de certaines mesures à prendre pour établir un lien de confiance avant les négociations, tel que l’échange des prisonniers par exemple ou la libération des détenus politiques, le président al-Assad a répondu que cette question dépend des mécanismes. « Les personnes recherchées se rendent avec leurs armes contre une amnistie et les réconciliations en cours sont un exemple réel pour établir un lien de confiance… Quelle est la relation entre l’opposition et les prisonniers. C’est une question tout à fait différente », a-t-il précisé, ajoutant que la Syrie a amnistié des milliers de combattants et qu’elle est prête à accorder une amnistie à toute personne déposant son arme.

Répondant à une question sur l’agenda réel actuel d’Israël en Syrie, le président al-Assad a assuré qu’Israël apporte un appui aux groupes armés en Syrie, et c’est tout à fait clair, faisant savoir que, plus nous réalisons une progression dans une zone donnée, plus les Israéliens font des attaques afin d’influencer l’efficacité de l’armée arabe syrienne et c’est tout à fait clair, c’est pourquoi certains Syriens se moquent en disant : Comment on dit qu’al-Qaïda ne possède pas des forces aériennes, en fait, al-Qaïda a des forces aériennes, ce sont les forces aériennes israéliennes”, a poursuivi le président.

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A propos d’une possible coopération plus grande entre la Syrie et les Etats-Unis, le président al-Assad a répondu que cette probabilité existe toujours, étant donné que la Syrie avait réclamé une coopération internationale pour la lutte antiterroriste depuis trente ans, mais cette probabilité a besoin d’une volonté. « La question qui se pose est ce que les Etats-Unis ont –ils la volonté de combattre le terrorisme sur le terrain ? Jusqu’ici pas de chose tangible en dépit des attaques contre « Daech » au nord de la Syrie, mais ce sont des simples opérations cosmétiques… Dès le début de ces attaques, Daech réalise plus de domination sur le territoire syrien et irakien », a précisé le président al-Assad qui a indiqué que Daech ne pourra persister toute cette période sans la fourniture des armes et des fonds par les Turcs, demandant aux Etats-Unis d’exercer des pressions sur la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar pour arrêter le soutien des groupes armés.

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Le président al-Assad a à ce propos indiqué que la Syrie est disposée à coopérer avec tout Etat sérieux dans la lutte contre le terrorisme.

A la question de savoir quelle est la forme de la politique américaine à laquelle il aspire, le président al-Assad a répondu : «La préservation de la stabilité au Moyen-Orient. La Syrie est le cœur du Moyen-Orient. Tout le monde le sait. Si le Moyen-Orient est malade, le monde entier sera instable. En 1991, quand nous avions commencé le processus de paix, nous avions eu beaucoup d’espoir. Maintenant, après plus de 20 ans, les choses ne sont pas à la case départ mais elles sont beaucoup plus inférieures. Donc, ce qui est demandé est d’aider la région pour rétablir la paix, combattre le terrorisme, promouvoir la laïcité et soutenir cette région au niveau économique et principalement aider à améliorer l’esprit et la société comme vous avez fait dans votre pays. C’est la mission supposée des États-Unis, de ne pas lancer des guerres, ces guerres qui ne font pas de vous une grande puissance », a conclu le président al-Assad.

R.B./Agence Sana


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