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Ta une petite mine…

Publié le 09 février 2015 par Kentin Spark @KentinSpark

Je viens me poser comme une couverture sur cette nature sauvage. Je ne parle pas de nature à proprement dite, mais de cette nature de bétonne humaine. Il est vrai que je suis glaciale, mais je suis un manteau, une couverture pour réchauffer les microbes. Ils tremblent quand j'arrive. Je suis vôtre survie, aussi...

Ta une petite mine…

Mais ces humains, ils m'éjectent avec leurs drôles de machines. Ils me chassent à coups de pelle, de balai. Pourtant, ils sont bien contents de me trouver, pour me masser avec ces trucs blizzards aux pieds. Ils veulent pas de moi alors qu'ils m'appellent pour permettre à un homme, habillé en rouge muni d'une barbe blanche comme moi, de surfer jusqu'à eux.

Ils me martyrisent en me jetant de l'eau, du sel. Si je veux me baigner, je sais où se trouve la mer. Tous, ils me piétinent. Il est vrai que j'ai un petit tempérament froid mais je ne suis pas une bête pour qu'on me rejette comme cela. Je suis comme du coton quand je viens du ciel. Je me tricote de moi-même quand j'arrive sur leur sol. Que puis-je dire de plus ? Ah oui ! Je ne suis pas une mise en scène, pas besoin de me donner trois coups pour que je me retire laissant place à votre théâtre.

Je suis en mode posé et j'y suis bien. Seul le soleil de ses sales pattes de rayons pourrait me faire déguerpir à force de me brûler. Je me morfonds d'une couleur neutre pour vous accompagner dans cette période hivernale. Les hommes me transforment en une sorte de gros bonhomme. Ils m'enfoncent un légume pour imiter leur nez. Je ne suis pas un parterre à cultiver. De plus ils m'emmitouflent d'une écharpe mais je n'ai pas froid. Ils ne pensent qu'à eux, peu importe les autres.

Ils sont ravis de me voir, une ou deux journées grand maximum. Après ils me critiquent car je suis froide. A cause de mon humour glissant, ils me tempêtent. Avec eux, on a plu le droit de vivre, de s'exprimer en se montrant. Suis-je une caricature aussi horrible pour qu'on me bannisse ainsi ? Dois-je déposer mon crayon pour m'effacer ? Pour qu'ils puissent chaleureusement profiter de leur Dieu Soleil , mon pire ennemi. Endoctrinés par ses chaleureuses caresses, ils se laissent entraîner. Aveuglés, ils se laissent passer au barbecue. Il est (Le) temps pour moi de me rhabiller pour l'hiver prochain. Désolé de m'être emporté, mais voilà je n'aime pas qu'on me marche dessus. Il n'y a pas qu'eux qui sont Charlie ! C'est la terre entière. Heu ! Non sauf les...

Ta une petite mine…

" Une photo, quelques mots "

Leiloona (Bric à Book)

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