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Etre enceinte, c’est que du bonheur ?

Publié le 16 février 2015 par Tardisgirl

Après des semaines (des mois en fait) à garder le secret, il est temps de passer à la grande annonce : bientôt un bébé rejoindra mon Tardis. Une nouvelle aventure loin d’être de tout repos qui ne débutera réellement qu’en juin prochain. En attendant, on apprend à cohabiter et à s’apprivoiser.
Vache doudou

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu des enfants et aimé m’occuper de ceux des autres. Pourtant, cette grande aventure qu’est la grossesse est loin d’être le meilleur moment de ma vie, même s’il y a évidemment plein plein de belles choses aussi :)

Alors, c’est quoi le problème avec la grossesse ?

  • Ce n’est pas un secret, même si être enceinte n’est pas une maladie, grossesse rime souvent avec de nombreux désagréments. Et je pense n’avoir pas échappé à grand chose. Nausées (calmées depuis le 4e mois environ avec quelques rechutes), drôle de goût dans la bouche, douleurs à l’estomac, douleurs dans le ventre…. J’ai eu droit au packaging total. Mes astuces pour m’en sortir ? Manger des compotes en tube (parfait dans le métro), me trimballer avec un sac en plastique H24 et écouter ce que me dit mon corps. Aussi bizarre que cela puisse sembler, le corps envoie des sortes de pulsions qui font souvent la différence : envie d’eau pétillante, de fruits…
  • On devient un corps qui porte un bébé. Là encore, je savais bien que j’allais me faire tripoter dans tous les sens par de nombreux médecins, mais c’est un peu plus étrange que je le pensais. En fait, on devient presque un incubateur pour les médecins qui sont très attentifs (mais alors TRES) à la santé du bébé (ce qui est bien hein), mais s’intéressent finalement assez peu à mes maux qui sont classiques. Une question d’habitude, comme celle de se déshabiller pour un oui ou pour un non, parfois devant pas mal de monde.
  • Stressée de nature, je le suis encore plus maintenant qu’une autre vie dépend de moi. Je scrute les moindres symptômes, traîne un poil trop sur Internet avec des tas de questions (oui, c’est mal) et m’inquiète comme une folle quand mon petit squatteur ne se manifeste pas pendant quelques heures. Du coup, j’ai hâte que le bébé soit là, même si le stress sera sans doute tout aussi présent…
  • LA BOUFFE. Immunisée contre la toxoplasmose, j’étais sur un nuage ! Bêtement, je pensais que cela voulait dire que je pouvais manger ce que je voulais. Bah pas du tout, mais alors DU TOUT. En réalité, la toxo c’est un peu de la rigolade (même si c’est toujours ça de pris) et c’est la listériose le souci. Du coup, j’ai dit adieu au poisson cru, mais aussi au saumon fumé, à la charcuterie, aux fromages au lait cru et à beaucoup d’autres trucs. Et je peux vous le dire, les sushis / makis sans poisson, c’est nettement moins funky. Sans parler du repas de noel sans foie gras ou des carbonara dans oeuf cru… Le pire étant de trouver son bonheur au restaurant.
  • Les autres. Comme l’a dit quelqu’un de très sensé, « L’enfer c’est les autres ». Pas faux. Première chose quand on commence à avoir un petit ventre qui ne laisse plus de place au doute, on se sent un peu scrutée. Que ce soit au boulot, dans les transports ou un peu partout. Mais disons que ce n’est pas bien grave. Le pire étant les personnes qui font semblant de ne rien voir et te laisse debout dans les transports le plus naturellement du monde. Et comme je n’ose pas trop réclamer, je me suis faite à l’idée de rester debout parfois.

Histoire de ne pas faire croire que la grossesse est un cauchemar qui dure 9 mois, je vais quand même m’arrêter là même si je pourrais écrire des lignes et des lignes sur les tests dans les labos et plein d’autres choses très sympas. Mais ce que je peux assurer à toutes les futures mamans, c’est que tout cela est rapidement oublié quand on passe ses échographies, qu’on est rassurée sur le fait que tout va bien et qu’on sent l’envahisseur gigoter dans tous les sens et commencer à répondre à certains stimuli. Et puis finalement, ça passe plutôt vite 9 mois !


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