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Bouillon de culture 29 : Religion et société

Publié le 21 février 2015 par Mari6s @mari6s

Sens : liberté fondamentale politique qui consiste en la libre communication des pensées et des opinions et qui fait partie des droits reconnus par la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Exemple : " Qu'est-ce que la liberté d'expression? Sans la liberté d'offenser elle cesse d'exister. " (Salman Rushdie)

Synonyme : libre communication des pensées et des opinions.

En anglais : freedom of speech, freedom of expression.

Sens : discours jugé irrévérencieux ou offensant à l'égard du religieux, de ce qui est vénéré ou considéré comme sacré par les religions. Sens figuré : irrévérence ou offense à l'égard de toute chose jugée sacrée, inviolable.

Exemple : " Le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée. " (Pierre Bayle, XII ème siècle)

À ne pas confondre avec : l'incitation à la haine raciale ou religieuse ou la diffamation qui, elles, peuvent être punies par la loi française, contrairement au blasphème qui n'est plus un délit depuis la Révolution.

Étymologie : du latin blasphemia (diffamation), du grec ἡ βλασφημία [blasphêmia], de βλάπτειν [bláptein] (injurier) et φήμη/φάμα [phếmê] ou [pháma] (parole, rumeur, réputation).

Dérivés : blasphémer, blasphémateur, blasphématoire.

Sur la même racine : de φήμη en passant par le latin fama : en anglais famous (célèbre), fame (renommée), en français fameux, diffamation, diffamatoire.

Sens : impartialité ou neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ; principe de séparation entre l'État ou la société civile et les institutions religieuses ; neutralité religieuse, indépendance face aux religions.

Exemple : " La laïcité n'est pas seulement une réaction anticléricale, c'est une philosophie, une philosophie positive qui repose sur le socle des droits fondamentaux. [...] Ils supposent un être de raison, capable de choix et d'engagements, [...] qui accepte de confronter ses convictions et ses idées à celles des autres. " (Jacqueline Costa-Lascoux)

À ne pas confondre avec : l'athéisme ou l'absence de religion.

Étymologie : de laïc, n., ou laïque, adj. fém. et masc., (séculier, non religieux), du latin laicus (commun, ordinaire), du grec ancien λαϊκός [laïkós] (populaire, démocratique, laïque), de λαός [laós] (peuple, foule).

En anglais : le concept le plus proche est celui de " secularism ", qui n'est pas tout à fait équivalent puisque la laïcité à la française nous est particulière.

Dérivés : laïque (adj. fém. et masc.) qui prend le nouveau sens de " conforme au principe de séparation de l'Église et de l'État ".

Sur la même racine : de λαός [laós] via λήιτον [lêiton] (maison du peuple) et λειτουργός [leitourgos] (ministre du culte, fonctionnaire) : liturgie.

Sens : Abandon volontaire et public d'une religion ; renonciation publique à une doctrine, à un parti.

Exemple : " Un Mauritanien a été condamné à mort pour apostasie après avoir écrit un article sur Mahomet et le système de castes, sujet sensible dans ce pays. " (à partir d'un article paru dans Le Monde en décembre 2014)

À ne pas confondre avec : blasphème.

Étymologie : du latin apostasia " action de se détourner de Dieu, de renier Dieu ", du grec ancien ἀπόστασις [apostasis] (action de s'éloigner, défection, abandon), de ἀπό- (loin de), et στάσις (action de se tenir).

Dérivés : apostasier, apostat.

Sur la même racine : de στάσις : statique. Le même radical indo-européen *steh (se tenir debout) donne notamment stand en anglais, ou en sanscrit स्था (sthā).

Sens : Écrit, propos, œuvre par lesquels on raille ou on critique vivement quelqu'un ou quelque chose, notamment les mœurs et les vices d'une société.

Exemple : " En droit français, le droit à la satire fait partie de la liberté d'expression, relevant du droit de la presse, et inclus le droit de caricaturer des personnes publiques, des dieux, quitte à être choquant ou blessant. "

Synonymes partiels : sarcasme, ironie, caricature.

À ne pas confondre avec : satyre (n.m.), dans la mythologie grecque demi-dieu mi-homme, mi-bouc, par extension exhibitionniste, pervers.

Étymologie : du latin satira ou satura, qui désignait au départ une poésie qui mélange plusieurs mètres, de satur, saturé.

Sur la même racine : saturé, saturation. Le radical indo-européen *sa (assez, satisfait) a aussi donné via le latin satis (assez) satisfait, satisfaction, satisfaisant et rassasier.

Wiktionnaire


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LES COMMENTAIRES (1)

Par Lili
posté le 28 février à 09:01
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